Bon je suis dépressif chronique depuis une petite dizaine d’années et là je me tape un sacré EDM déclenché probablement par une rupture.

^(Je fais ça moi meme comme ça c’est fait : Numéros utiles : SOS amitié 09 72 39 40 50, Prévention suicide 3114. [Et quelques autres](https://www.la-depression.org/numeros-dappels-utiles/))
^([La dépression se prend bien en charge aujourd’hui](https://www.la-depression.org/les-traitements/), si vous êtes concernés, ou pensez l’être, vous n’êtes pas seul, parlez en à votre médecin traitant ou a un proche et n’hésitez pas à prendre rdv chez un psychologue ou un psychiatre. )
Vous en faites pas ça va le faire.

Donc entre autres joyeusetées, depression =>perte de plaisir de tout un tas de choses que j’aimais d’habitude.
Ça inclue, pour moi et entre autres, le bénévolat, les sorties avec mes potes, le bricolage/réparations, les chiens de ma meilleure pote.

Donc forcément perte de plaisir, baisse de l’envie de le faire et puis voilà, j’ai la flemme.
Je dis flemme mais c’est plus que ça évidemment : pas d’envie+fatigue+angoisse c’est un joli cocktail. Je me sens parfois carrément en détresse à l’idée de sortir faire un de ces trucs.
Après je m’isole pas non plus, je suis de retour à mon “noyau” : jouer avec mes potes en ligne. Les memes depuis pas loin de 8 ou 9ans, l’un d’entre eux est un pote du lycée, les autres jamais vu IRL mais tous les soirs on discute, on joue, on se marre, on se plaint. Donc voilà des potes solide et bénéfiques. Mais du coup le reste passe à la trape et je me demande si je devrais me forcer.

Pour ce qui est “important” genre les papiers, le ménage, le travail etc. Ben ça a jamais été un plaisir pour personne, ça sert à autre chose et c’est normal de se forcer. Juste que je dois plus me forcer qu’avant (spoiler j’y arrive pas, mais bon c’est en travail).

Mais pour les loisirs?
^(Appartée, oui le bénévolat est un “loisir”, ça doit être un plaisir et pas une corvée. Ça doit être bénéfique et pas source de stress, d’angoisse et de mal être.)
Est ce que je devrait me forcer et passer des sales moment à faire des truc que pourtant j’aime à d’autres moment (c’est pas spécialement pendant un EDM, l’année dernière quand j’étais mal c’était le bénévolat qui me restait et je prenait pas plaisir sur l’ordi). Ou juste continuer comme je fais et expliquer à mes potes “IRL” que je suis pas bien et que j’ai besoin de m’isoler, de rester chez moi et que quand le vent tournera je ressortira.
Je pense que la question se pose parce que les autres fois mon refuse c’était le bénévolat, le bricolage ou aider les autres (j’ai une pote borderline qui est parfois presque un travail à temps plein). Mais cette fois ci c’est, pour grossir le trait, “m’enfermer chez moi et jouer aux jeux videos”.

Pour l’instant j’arrive à me contenter de mon psychologue et je ne ressent pas le besoin d’avoir un traitement. C’est peut être même mieux d’éviter de me filer des produits potentiellement dangereux pour ma vie. Et le fait de “m’enfermer” me permet d’éviter les situations où je sens que je risque d’en avoir besoin. Donc ça paraît plutôt bénéfique. En revanche c’est peut être juste une illusion.

Donc est-ce que laisser de coter ce qui ne me plaît plus(pour l’instant) est bénéfique ou est-ce que ce serait mieux si je me fait violence et que, malgré l’angoisse, le stress et la fatigue je me force à faire des sorties ou des activités qui ne me donneront pas spécialement de plaisir mais qui m’en donnaient avant ?

by 42_Only_Truth

2 comments
  1. Pas un médecin ici.

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    Mais oui, il faut se forcer. Si tu acceptes de voir la depression comme un maladie (ce qui est le cas), “se forcer” fait parti du traitement, à plus forte raison si tu as envie de te passer de médicaments comme tu le dis.

    Je vais tenter une analogie. Essaie peut être de voir ça comme de la rééducation. Si tu te pètes les ligaments croisés et qu’on t’opère, il faudra après faire des exercices de rééducation, plutôt beaucoup, si tu veux retrouver ton entière mobilité. Et ton corps n’aura pas envie de les faire, c’est fatigants et douloureux. IL dira non et il faudra se forcer. Mais sur le long terme ça vaut le coups (et le coût!). Là c’est pareil. Ne rien faire parce que c’est ce qui t’attire pour le moment, c’est ouvrir la spirale où tu en fais de moins en moins, au risque d’ arriver à un point où exactement tout sera trop difficile, comme prendre une douche de temps en temps, lancer discord pour parler aux autres et tu risquerais de ne pas aimer où tu arrives.

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    Bien sûr je ne dis pas qu’il faut se faire excessivement violence. Parfois le corps et l’esprit ont besoin de pauses, de se retrouver, cela peut durer un certain temps, et c’est aussi le temps de la guérison. Personne ne te dirait d’aller courrir 10km par jour 1 semaine après ton opération du genou. Il faut cicatriser, mais il faut le faire en rééducant tranquillemnt plutôt qu’en forçant ou qu’en ne faisant rien en laissant nécroser. Esprit et genou, même combat.

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    Mon conseil: fixe toi des objectifs modestes à remplir chaque jour. Tu as déjà le travail et ton cercle social donc c’est bien, ça entretien une structure. Mais des objectifs modestes sur des choses que tu aimais avant (je ne sais pas : cuisiner 2 fois par semaine, lire un livre, faire une promenade de 20 minutes, un peu de bricolage) pour essayer de retrouver un gout aux choses, ou, à défaut de cette “rééducation”, pour empêcher ton esprit de esprit de sombrer dans une apathie il n’y aurait plus rien que le chemin : lit -> boulot -> maison -> ordi -> lit

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    Même si tu as besoin d’isolement et de guerrir/cicatriser, le vent ne tournera pas tout seul. Je te souhaite tout le courage, il en faut !

  2. Si tu veux pas finir isolé, il vaut mieux continuer à sortir ou faire des activités. Mais ça vaut pas que pour la dépression.

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