L’électricité en climat de canicule

by Zergamotte

2 comments
  1. > Les courbes de production du parc éolien, de plus de 21 300 MW installés, ont une nouvelle fois confirmé ses avantages et inconvénients.

    > La production de juillet est honorable sur la moyenne mensuelle, avec un facteur de charge approchant les 20%, mais marquée par une succession de pics élevés – jusqu’à 11 655 MW de puissance instantanée – et de creux si profonds – jusqu’à 617 MW seulement – que l’apport éolien au système électrique devient alors dérisoire. Ces évolutions brutales n’ont aucun rapport avec celles de la demande intérieure ou extérieure et obligent à des sollicitations des moyens pilotables – réacteurs nucléaires, hydraulique de lacs et de stations de pompage, centrales thermiques à gaz – pour les compenser.

    > **Quant à la production du mois d’août elle montre un facteur de charge de seulement 17,2% , malgré un pic impressionnant de 15 123 MW au début du mois. Il s’explique par une longue période, du 7 au 24 août durant laquelle la production oscille autour de 2 000 MW, à peine 10% de la capacité installée. Cette période recoupe en grande partie la vague de chaleur la plus longue de l’été, mettant en lumière la faible résilience de la production éolienne à un aléa climatique qui pourrait être plus fréquent et intense avec le réchauffement en cours. Ces plus de 15 jours de très faible production éolienne soulignent à nouveau la difficulté à faire fonctionner un réseau électrique avec cette source d’énergie tant que le back-up n’est pas assuré au niveau de tels épisodes. La bonne disponibilité des réacteurs nucléaires a apporté une part importante de ce back-up, tandis que les réserves d’eau étaient économisées au maximum en prévision des besoins futurs, à l’automne et en hiver.**

    Edit : bordel, mais pourquoi bas-voter ce genre de sujet ? Ça défrise qui ?

  2. Conclusion, l’éolien c’est de la merde. Il ne peut exister que par les autres systèmes de production électrique.

    >3- Un éolien toujours aussi erratique.Les courbes de production du parc éolien, de plus de 21 300 MW installés, ont une nouvelle fois confirmé ses avantages et inconvénients.La production de juillet est honorable sur la moyenne mensuelle, avec un facteur de charge approchant les 20%, mais marquée par une succession de pics élevés – jusqu’à 11 655 MW de puissance instantanée – **et de creux si profonds – jusqu’à 617 MW seulement – que l’apport éolien au système électrique devient alors dérisoire**. Ces évolutions brutales n’ont aucun rapport avec celles de la demande intérieure ou extérieure et obligent à des sollicitations des moyens pilotables – réacteurs nucléaires, hydraulique de lacs et de stations de pompage, centrales thermiques à gaz – pour les compenser.

    Pourquoi investir massivement dans une énergie qui est très chère, non pilotable, souffre de pic et de creux énormes (problèmes réseaux) et qui oblige à doubler les moyens de production avec souvent des centrales à énergies fossiles?

    L’argent de ces parcs éoliens serait bien mieux investit dans d’autres moyens de production. Avoir une politique énergétique c’est aussi et surtout faire des choix quand aux financements.

    Lorsque l’on parle d’éolien, on triche souvent avec la réalité de la puissance réelle du parc car il conviendrait de parler de puissance moyenne (20% de la puissance sur l’été).

    Une très bonne synthèse de notre Raïs Jancovici sur l’éolien.

    [https://jancovici.com/transition-energetique/renouvelables/pourrait-on-alimenter-la-france-en-electricite-uniquement-avec-de-leolien/](https://jancovici.com/transition-energetique/renouvelables/pourrait-on-alimenter-la-france-en-electricite-uniquement-avec-de-leolien/)

    conclusion de Janco :

    >L’engouement auquel nous assistons actuellement pour l’éolien n’est donc pas fondé par des ordres de grandeur en rapport avec le problème (économiser l’énergie de manière massive est bien plus urgent que de planter des éoliennes en faisant croire que ça sera un déterminant significatif de la solution). Il s’agit, comme souvent hélas, de la conséquence logique d’un débat médiatique qui a beaucoup de mal avec les ordres de grandeur.
    >
    >Si la première priorité pour l’avenir est de diminuer les émissions de gaz à effet de serre, il y a bien plus efficace à faire que de mettre des éoliennes partout.

    **Pour faire simple, les éoliennes c’est 1% de la production alors que pour le même coût on pourrait isoler les logements et gagner 10%.**

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