«Faire bondir le chômage» pour «écraser l’arrogance des employés» : le patron australien Tim Gurner contraint de s’excuser après un retour de bâton planétaire

by guilamu

5 comments
  1. Le texte de son post LinkedIn **en entier** :

    > At the AFR Property Summit this week I made some remarks about unemployment and productivity in Australia that I deeply regret and were wrong.

    > There are clearly important conversations to have in this environment of high inflation, pricing pressures on housing and rentals due to a lack of supply, and other cost of living issues. My comments were deeply insensitive to employees, tradies and families across Australia who are affected by these cost-of-living pressures and job losses.

    > I want to be clear: I do appreciate that when someone loses their job it has a profound impact on them and their families and I sincerely regret that my words did not convey empathy for those in that situation.

    Je crois que j’ai rarement vu pire non-excuse.

  2. > Allo, Mr Gurner, c’est les RH à l’appareil, bon je vais pas y aller par 4 chemins : plus personne veut bosser pour nous. Déjà le marché de l’emploi est tendu en notre défaveur mais vos déclarations n’ont pas arrangé les choses. Il va falloir monter fortement les salaires dans les offres […] Hein, quoi ? […] Bah oui, vous vous excusez publiquement, on peut toujours essayer.

  3. Les citations importantes de l’article:

    >Gurner avait alors déclaré que les salariés, rendus «arrogants» par l’inactivité lors de la pandémie de Covid, devaient être remis à leur place. «Le chômage doit bondir de 40-50 %, de mon point de vue. […] Nous devons rappeler aux gens qu’ils travaillent pour leur employeur, et non l’inverse», avait-il alors affirmé.

    ​

    >Andrew Michelmore, dirigeant du Minerals Council of Australia, association des principales entreprises minières du pays, a ainsi estimé que les salariés de certains secteurs profitaient d’un «mode de vie non soutenable», et profitaient du télétravail pour travailler moins, tout en demandant le même salaire.

    Quid des dirigeants qui s’augmentent, alors que les résultats de la boîte stagnent, voire plongent?

    Ensuite, le télétravail, c’est maximum un jour par semaine de mon côté et vu que les communications avec nos interlocuteurs se font beaucoup par mail, ça ne change pas grand chose en terme d’interactions, tant qu’on concentre les échanges face-à-face avec les collègues sur les autres jours. Accessoirement, WhatsApp, ça existe aussi.

    Bref, ça ressemble surtout à une crise d’autoritarisme d’un gars qui aime bien pouvoir regarder par dessus l’épaule des gens quand ils bossent et les mettre en concurrence pour sa faveur.

  4. “ah? L’équilibre de l’offre et de la demande vient de basculer en notre défaveur? Bah! De toutes façons il a toujours été naze ce système, il est grand temps d’en changer. Non, ce qu’il faudrait c’est que les gens ne puissent pas choisir où ils travaillent sous peine de se retrouver gueux, ça ça serait super, et que j’ai un titre en fonction de mes possessions aussi.”

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