Reportage Depuis une dizaine d’années, Equatoriens, Colombiens, Vénézuéliens sont les forçats des exploitations de fruits de Beaucaire, une ville du Gard dirigée par le Rassemblement national. Cette communauté grandissante reste en marge alors qu’elle contribue à faire vivre l’économie locale.
Ils sont des centaines, un samedi soir d’été. Nous sommes en Provence, le Rhône ne coule pas loin. Une sorte d’immense parking perdu tout au bout d’une piste cabossée, impossible à trouver si on ne connaît pas. Tout le monde parle espagnol, les corps dansent au son d’une musique latine balancée par des haut-parleurs.
Dans le ciel s’élèvent les fumées des stands de cuisine, où des femmes et des hommes font griller et cuire l’_hornado de chancho,_ cette recette traditionnelle équatorienne de porc rôti dans une marinade de bière, d’ail, de cumin et de graines de rocou, arbuste des régions d’Amérique tropicale.
La bière, blonde et légère, coule à flots, les gamins jouent, tout le monde parle fort. Sur quatre terrains improvisés, on joue au volley-ball, à trois contre trois, tel qu’il se pratique en Equateur. Plus loin, deux équipes de football s’affrontent, les jaunes finissent par l’emporter aux tirs au but et posent pour la photo accompagnés d’un énorme pitbull. Entre eux, ils nomment ce lieu la Cancha, le « terrain ». Il y a quatre ans encore, la fête hebdomadaire se déroulait sur le grand parking du champ de foire de la ville de Beaucaire (Gard).
TLDR le FN n’a aucun problème avec les ghettos d’immigrés tant qu’ils charbonnent comme des chiens et ferment leur gueule, et freine des quatre fers à chaque tentative d’intégration.
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Reportage Depuis une dizaine d’années, Equatoriens, Colombiens, Vénézuéliens sont les forçats des exploitations de fruits de Beaucaire, une ville du Gard dirigée par le Rassemblement national. Cette communauté grandissante reste en marge alors qu’elle contribue à faire vivre l’économie locale.
Ils sont des centaines, un samedi soir d’été. Nous sommes en Provence, le Rhône ne coule pas loin. Une sorte d’immense parking perdu tout au bout d’une piste cabossée, impossible à trouver si on ne connaît pas. Tout le monde parle espagnol, les corps dansent au son d’une musique latine balancée par des haut-parleurs.
Dans le ciel s’élèvent les fumées des stands de cuisine, où des femmes et des hommes font griller et cuire l’_hornado de chancho,_ cette recette traditionnelle équatorienne de porc rôti dans une marinade de bière, d’ail, de cumin et de graines de rocou, arbuste des régions d’Amérique tropicale.
La bière, blonde et légère, coule à flots, les gamins jouent, tout le monde parle fort. Sur quatre terrains improvisés, on joue au volley-ball, à trois contre trois, tel qu’il se pratique en Equateur. Plus loin, deux équipes de football s’affrontent, les jaunes finissent par l’emporter aux tirs au but et posent pour la photo accompagnés d’un énorme pitbull. Entre eux, ils nomment ce lieu la Cancha, le « terrain ». Il y a quatre ans encore, la fête hebdomadaire se déroulait sur le grand parking du champ de foire de la ville de Beaucaire (Gard).
TLDR le FN n’a aucun problème avec les ghettos d’immigrés tant qu’ils charbonnent comme des chiens et ferment leur gueule, et freine des quatre fers à chaque tentative d’intégration.