Affaire Hedi : les images de vidéosurveillance accablent les policiers

by ultrajambon

7 comments
  1. Nooooooooooon ?

    Trois policiers déjà mis en cause d’ailleurs, un dans l’affaire Maria (Angelina), un pour violences conjugales, et un autre pour des violences commises en mai.

    Que des bons flics.

  2. > Mediapart publie les enregistrements de vidéosurveillance montrant les violences commises par quatre policiers sur Hedi, dans la nuit du 1er au 2 juillet à Marseille. Des faits pour lesquels les fonctionnaires, dont certains les nient, ont été mis en examen.

    > « Avant un éventuel procès, un policier n’a pas sa place en prison. » Le 23 juillet, le directeur général de la police nationale (DGPN), Frédéric Veaux, avait apporté tout son soutien aux quatre policiers de la brigade anticriminalité (BAC) mis en examen pour avoir grièvement blessé Hedi à la tête dans la nuit du 1er au 2 juillet à Marseille, en marge des révoltes à la suite du décès de Nahel. L’un d’entre eux avait en effet été placé en détention – et depuis remis en liberté.

    >Or, les images des caméras de vidéosurveillance, que Mediapart publie ci-dessous, révèlent l’extrême violence des coups portés et leur gratuité.

    >Sur la base de ces vidéos jamais rendues publiques, quatre policiers ont été mis en examen, le 20 juillet, pour « violences volontaires aggravées » – notamment parce qu’elles ont été commises en réunion par des personnes dépositaires de l’autorité publique et avec armes. La suite des investigations doit notamment déterminer la légitimité du tir de LBD, et l’implication de la commandante Virginie G. qui dirigeait alors cette unité.

    >Depuis, comme nous l’avions révélé, le policier Christophe I., qui a reconnu être l’auteur du tir. Parmi les trois autres policiers mis en cause pour avoir tabassé le jeune homme, seul l’un d’entre eux, Gilles A., reconnaît avoir participé à ces violences, tout en les minimisant. Les deux autres fonctionnaires, Boris P. ainsi que David B., nient les faits alors même qu’ils sont clairement identifiables. Quant à la commandante, Virginie G., elle déclare n’avoir rien vu, rien entendu.

    >Contrairement aux déclarations du policier Christophe I. qui déclare avoir tiré à une distance de « 10-15 mètres, peut-être 15-20 mètres », selon nos calculs (basés sur le moment où le policier est en position de tir et le moment où Hedi s’écroule), le tir aurait eu lieu à une distance comprise entre 5 et 8,15 mètres.

    >Nous avons interrogé la Direction générale de la police nationale (DGPN) sur la distance minimale à respecter. Elle n’a pas été en mesure de nous répondre.

    >Les policiers viennent de récolter près de 6 000 euros à la suite d’une tombola et d’un concours de pétanque organisés en soutien par le syndicat Alliance, le 29 septembre à Plan-de-Cuques, près de Marseille. Le 25 septembre, Hedi, lui, a subi une nouvelle opération.

  3. Il me semble qu’outre la vidéo, la nouveauté c’est l’évaluation de la distance du tir (bien en dessous des déclarations du tireur évidemment). Le fait de voir les policiers ramener la victime dans un coin sombre pour le passer à tabac est assez effrayant également, même si on le savait déjà. Les images sont assez mauvaises (très sombres sur un plan et pas vraiment nettes sur un autre) mais il ne fait aucun doute que la défense du tireur (il avait levé le poing comme pour jeter quelque chose j’ai défendu mes collègues) ne tient pas une seconde, et que rien ne justifie les coups portés après le tir. Ah on apprend également que les policiers se sont justifiés en prétendant avoir reçu des projectiles plus tôt mais qu’on n’en voit aucun sur les images où ils apparaissent.

  4. >Les policiers viennent de récolter près de 6 000 euros à la suite d’une tombola et **d’un concours de pétanque** organisés en soutien par le syndicat Alliance, le 29 septembre à Plan-de-Cuques, près de Marseille. Le 25 septembre, Hedi, lui, a subi une nouvelle opération.

    Pas de doute, on est bien à Marseille.

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