>**La France n’est manifestement pas prête à faire face aux effets du changement climatique**. Le réchauffement en France pourrait atteindre +4°C d’ici la fin du siècle avec les politiques climatiques mises en œuvre actuellement dans le monde, sans compter que la variabilité naturelle du climat va entraîner des années encore plus chaudes.
[…]
>L’adaptation doit passer du mode réactif prévalent aujourd’hui, en réponse à **une situation d’urgence**, pour devenir préventive et transformatrice en anticipant bien en amont les changements futurs.
[…]
>Par conséquent, la baisse des émissions brutes en France doit presque doubler pour atteindre ces nouveaux objectifs, et les puits
de carbone doivent fortement augmenter, pour atteindre une baisse de 17 Mt éqCO 2/an jusqu’en 2030, alors que les émissions n’ont baissé que de 9,1 Mt éqCO2/an sur la période 2019-2022
[…]
>**Tous les secteurs doivent réhausser leurs efforts.** Les nouveaux objectifs 2030 reflètent l’urgence à agir, et impliquent une accélération des actions dans **tous les secteurs émetteurs** (transports, bâtiments, agriculture, industrie, énergie, déchets), tout en augmentant fortement le potentiel des puits de carbone
Si ça n’était pas encore clair et certain, il est urgent d’agir rapidement, partout et dans tous les secteurs, sans quoi la fin de votre existence et ceux de vos proche sera terrible, et celle de vos enfants, encore pire.
>**‘Discourses of climate delay’ pervade current debates on climate action. These discourses accept the existence of climate change, but justify inaction or inadequate efforts.** In contem-porary discussions on what actions should be taken, by whom and how fast, proponents of climate delay would argue for minimal action or action taken by others. They focus attentionon the negative social effects of climate policies and raise doubt that mitigation is possible. Here, we outline the common features of climate delay discourses and provide a guide to iden-tifying them.
[…]
>The discourses we identify here can be compelling. They build on legitimate concerns and fears as societies move closer to addressing climate change. **We argue that they become delay arguments when they misrepresent rather than clarify, raise adversity rather than consensus or imply that taking action is an impossible challenge**
Attention, les émissions de l’aérien ne représentent que les vols intérieurs, elles sont donc largement sous estimée dans ce rapport.
Elles ne sont généralement pas comptées pour faciliter les comparaisons internationales, même si je trouve ca un peu bizarre, il suffirait de prendre pays de départ et d’arrivée et de diviser les émissions du vol entre les deux, au lieu de les mettre dans un paquet à part. C’est plus compliqué pour les cargos.
Le rapport du Citepa Secten 2023 indique quand même que la France est à la baisse en terme démission de GES depuis les années 1990. 550Mt de CO2 en 1991 aujourd’hui on est à environ 400Mt de CO2 / an. La population a pris 8 millions d’habitants en 30 ans. Après les objectifs du 0 carbone on sait pertinemment que c’est totalement inatteignable sauf au détriment de notre économie. Et si la France redevient un pays du tiers-monde à un moment donné il faudra bien reproduire en masse et donc émettre encore plus de CO2. C’est mon point de vue.
​
Edit : Il faut aussi se féliciter de notre réussite.
Moins de bagnoles, moins de vaches. Désolé Laurent Wauquiez et François Roussel. T_T
Je comprends pas pourquoi la production d’énergie n’est pas répartie dans les autres catégories.
Pour info remplacer le parc automobile actuel par des VE (en prenant la moyenne de l’ADEME), ça fait un dépense CO2 d’environ 400 Mt éqCO2. Ceci sans évoquer l’empreinte matière et l’irréversible artificialisation des sols associés à l’extraction et à l’usage des véhicules.
Bravo la France pour tout le travail accompli
Oubliez pas de baisser le chauffage surtout !
Mélanger “gaz à effet de serre” et CO₂ spécifiquement est trompeur et très problématique. Le problème, c’est le CO₂. Le méthane, mis en cause dans l’agriculture notamment, n’est pas le même problème. Certes c’est un gaz à effet de serre, et à masse équivalente, bien plus puissant que le CO₂, mais le méthane s’oxyde (en CO₂) sur quelques années.
**Sa quantité totale dans l’atmosphère, à production agricole constante, est donc constante dans le temps.**
Qui plus est, il provient de la photosynthèse, et donc ne contribue à l’augmentation à la quantité de carbone libre (par opposition au carbone séquestré, que l’exploitation pétrolière / charbonnière / gazière libère) qui est le moteur du changement climatique.
Cette confusion est particulièrement dommageable, parce qu’elle incite à de mauvais arbitrages, et à rendre l’approche du problème encore plus compliqué que nécessaire. (Par exemple, si on suivait la logique foireuse, on pourrait en arriver à inciter à remplacer des bêtes de trait par des tracteurs, parce que les chevaux ça pète et le méthane c’est 1000 fois pire que le CO₂.)
11 comments
L’objectif 0 émission c’était pour quand déjà ?
Source : https://www.hautconseilclimat.fr/wp-content/uploads/2023/10/HCC_Rapport_GP_2023_VF.pdf
>**La France n’est manifestement pas prête à faire face aux effets du changement climatique**. Le réchauffement en France pourrait atteindre +4°C d’ici la fin du siècle avec les politiques climatiques mises en œuvre actuellement dans le monde, sans compter que la variabilité naturelle du climat va entraîner des années encore plus chaudes.
[…]
>L’adaptation doit passer du mode réactif prévalent aujourd’hui, en réponse à **une situation d’urgence**, pour devenir préventive et transformatrice en anticipant bien en amont les changements futurs.
[…]
>Par conséquent, la baisse des émissions brutes en France doit presque doubler pour atteindre ces nouveaux objectifs, et les puits
de carbone doivent fortement augmenter, pour atteindre une baisse de 17 Mt éqCO 2/an jusqu’en 2030, alors que les émissions n’ont baissé que de 9,1 Mt éqCO2/an sur la période 2019-2022
[…]
>**Tous les secteurs doivent réhausser leurs efforts.** Les nouveaux objectifs 2030 reflètent l’urgence à agir, et impliquent une accélération des actions dans **tous les secteurs émetteurs** (transports, bâtiments, agriculture, industrie, énergie, déchets), tout en augmentant fortement le potentiel des puits de carbone
Si ça n’était pas encore clair et certain, il est urgent d’agir rapidement, partout et dans tous les secteurs, sans quoi la fin de votre existence et ceux de vos proche sera terrible, et celle de vos enfants, encore pire.
Rappelons aussi la litanie des discours retardant l’action climatique, qui reviennent à chaque discussion sur le sujet :
##[**Les 12 discours retardant l’action climatique**](https://koena.net/app/uploads/2023/05/image-15.webp)
Source : https://www.cambridge.org/core/services/aop-cambridge-core/content/view/7B11B722E3E3454BB6212378E32985A7/S2059479820000137a.pdf/discourses_of_climate_delay.pdf
>**‘Discourses of climate delay’ pervade current debates on climate action. These discourses accept the existence of climate change, but justify inaction or inadequate efforts.** In contem-porary discussions on what actions should be taken, by whom and how fast, proponents of climate delay would argue for minimal action or action taken by others. They focus attentionon the negative social effects of climate policies and raise doubt that mitigation is possible. Here, we outline the common features of climate delay discourses and provide a guide to iden-tifying them.
[…]
>The discourses we identify here can be compelling. They build on legitimate concerns and fears as societies move closer to addressing climate change. **We argue that they become delay arguments when they misrepresent rather than clarify, raise adversity rather than consensus or imply that taking action is an impossible challenge**
Attention, les émissions de l’aérien ne représentent que les vols intérieurs, elles sont donc largement sous estimée dans ce rapport.
Elles ne sont généralement pas comptées pour faciliter les comparaisons internationales, même si je trouve ca un peu bizarre, il suffirait de prendre pays de départ et d’arrivée et de diviser les émissions du vol entre les deux, au lieu de les mettre dans un paquet à part. C’est plus compliqué pour les cargos.
Le rapport du Citepa Secten 2023 indique quand même que la France est à la baisse en terme démission de GES depuis les années 1990. 550Mt de CO2 en 1991 aujourd’hui on est à environ 400Mt de CO2 / an. La population a pris 8 millions d’habitants en 30 ans. Après les objectifs du 0 carbone on sait pertinemment que c’est totalement inatteignable sauf au détriment de notre économie. Et si la France redevient un pays du tiers-monde à un moment donné il faudra bien reproduire en masse et donc émettre encore plus de CO2. C’est mon point de vue.
​
Edit : Il faut aussi se féliciter de notre réussite.
Moins de bagnoles, moins de vaches. Désolé Laurent Wauquiez et François Roussel. T_T
Je comprends pas pourquoi la production d’énergie n’est pas répartie dans les autres catégories.
Pour info remplacer le parc automobile actuel par des VE (en prenant la moyenne de l’ADEME), ça fait un dépense CO2 d’environ 400 Mt éqCO2. Ceci sans évoquer l’empreinte matière et l’irréversible artificialisation des sols associés à l’extraction et à l’usage des véhicules.
Bravo la France pour tout le travail accompli
Oubliez pas de baisser le chauffage surtout !
Mélanger “gaz à effet de serre” et CO₂ spécifiquement est trompeur et très problématique. Le problème, c’est le CO₂. Le méthane, mis en cause dans l’agriculture notamment, n’est pas le même problème. Certes c’est un gaz à effet de serre, et à masse équivalente, bien plus puissant que le CO₂, mais le méthane s’oxyde (en CO₂) sur quelques années.
**Sa quantité totale dans l’atmosphère, à production agricole constante, est donc constante dans le temps.**
Qui plus est, il provient de la photosynthèse, et donc ne contribue à l’augmentation à la quantité de carbone libre (par opposition au carbone séquestré, que l’exploitation pétrolière / charbonnière / gazière libère) qui est le moteur du changement climatique.
Cette confusion est particulièrement dommageable, parce qu’elle incite à de mauvais arbitrages, et à rendre l’approche du problème encore plus compliqué que nécessaire. (Par exemple, si on suivait la logique foireuse, on pourrait en arriver à inciter à remplacer des bêtes de trait par des tracteurs, parce que les chevaux ça pète et le méthane c’est 1000 fois pire que le CO₂.)
r/fuckcars