# Cette étude de l’Insee définit six profils de ménages pauvres en France, les voici
En France, plus de neuf millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté, soit avec moins de 1 120 euros par mois pour une personne seule.Par Le HuffPost avec AFPDans une étude de l’Insee publiée mardi 3 octobre, six profils de ménages pauvres émergent.
En tête : les personnes retraitées, à 27 %.Thanasis Zovoilis / Getty ImagesDans une étude de l’Insee publiée mardi 3 octobre, six profils de ménages pauvres émergent. En tête : les personnes retraitées, à 27 %.PAUVRETÉ – Absence de revenus, petite retraite, charges familiales élevées : la pauvreté est liée à diverses situations professionnelles et personnelles. Dans une étude de l’Insee publiée ce mardi 3 octobre, six profils de ménages pauvres émergent.Ils se différencient selon leur situation vis-à-vis de l’emploi, leur âge et leur statut d’occupation d’un logement. Ils résident aux trois quarts dans l’urbain, avec des répartitions géographiques différentes sur le territoire. Au total, plus de neuf millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté en France, soit avec moins de 1 120 euros par mois pour une personne seule, selon les données 2020 de l’Institut national de la statistique.
Ce seuil s’établit en 2020 à 1 120 euros par mois et par unité de consommation, soit un revenu disponible de 1 120 euros pour une personne vivant seule, 1 680 euros pour un couple sans enfant, et 2 350 euros pour un couple avec deux enfants de moins de 14 ans.
# Retraités, familles, étudiants
Premier groupe de ménages pauvres : les personnes retraitées, qui représentent 27 % d’entre eux, ce « qui s’explique en partie par le poids des retraités dans l’ensemble de la population », souligne l’étude. En proportion des personnes pauvres, le poids de ce profil est bien moins élevé (18 %). 64 % des ménages retraités pauvres sont constitués de personnes vivant seules, essentiellement des femmes de plus de 75 ans, et plus souvent en milieu rural.
Deuxième groupe : les ménages insérés dans l’emploi mais percevant de faibles revenus (18 % des ménages pauvres) sont majoritairement des familles avec enfants, souvent situées dans le nord-ouest de la France et dans les anciennes régions Rhône-Alpes et Franche-Comté. Ils vivent en général en périphérie des villes.
Troisième groupe : les personnes non insérées dans l’emploi. Parmi elles, les moins de 30 ans (11 % des ménages pauvres) résident essentiellement seuls, au sein de grandes villes.Il s’agit d’étudiants, de jeunes en phase d’insertion professionnelle ou sans emploi.
Parmi les personnes pauvres sans emploi de plus de 30 ans, on retrouve des personnes propriétaires de leur logement bénéficiant d’indemnités de chômage (10 %, quatrième groupe) et des locataires dont les revenus proviennent de prestations sociales.
« Ceux du parc privé (17 %, cinquième groupe) sont surreprésentés autour de l’arc méditerranéen », tandis que ceux du parc social (17%, sixième groupe) « résident à 90 % dans l’urbain et sont relativement plus présents dans la moitié nord » de la France, détaille l’Insee.
Il serait bon d’arrêter de définir le seuil de pauvreté à partir d’une notion issue des statistiques. Bref il serait bon d’arrêter de nous prendre pour des cons.
Cela ne veut rien dire. pourquoi prendre 60% du revenu médian et non 50, 40 et pourquoi pas 80% ? C’est totalement pifométrique. Pour comprendre l’arnaque il faut juste se dire que si l’ensemble des Français avait des revenus multipliés par 2 et bien il y aurait toujours autant de pauvre. Pire si l’ensemble des Français avait un revenu divisé par 2, et bien avec leur méthode de calcul il n’y auait pas plus de pauvre.
CE seuil de pauvreté statisticien est une arnaque. Ce n’est qu’un ratio d’un type d’inagalité et non une mesure de pauvreté.
Un autre exemple : un vieux retraité, touchant 1 000 euros par mois, proprio de son logement, n’ayant plus de frais de loisirs, d’éducations, pour travailler, de voyage et de famille aura au final un meilleur pouvoir d’achat qu’une personne touchant 2 000 € ayant un loyer à payer à Paris, désireuse de vie sociale et ayant un enfant à charge.
Il vaut mieux parler de précarité financière que de pauvreté à mon sens. Car on peut être pauvre d’argent mais être propriétaire (70% des creusois le sont par exemple) et bien manger (si on a un potager par exemple ou accès à des cultures partages).
De même, être pauvre induit parfois le fait qu’on est stupide ou inculte. La où la précarité financière se concentre uniquement sur l’aspect argent.
Bref c’est une question de sementique qui n’engage que moi mais je trouve que la précarité véhicule plus de notions que juste “pauvre”
mouais alors le souci c’est que pour les retraites va y avoir une part bcp plus importante de proprietaires sans emprunt. 1600 balles pour un couple sans enfants qui paye un loyer en grande ville c’est tres peu. 1600 balles pour un couple sans enfant qui a une maison remboursee c’est pas la meme chose
et pour les etudiants c’est pas tres utile non-plus – oui, ils sont etudiants donc ne bossent pas a plein temps. mais qu’ont ils comme depenses? quelles sont leurs perspectives?
derriere ca se cachent les vraies questions des menages a faible revenus, et des locataires vivant de prestations sociales – c’est eux qu’il faut identifier et sortir de la en priorite (enfin ca c’est mon opinion)
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^(03/10/2023 16:05 Actualisé le 03/10/2023 16:14)
# Cette étude de l’Insee définit six profils de ménages pauvres en France, les voici
En France, plus de neuf millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté, soit avec moins de 1 120 euros par mois pour une personne seule.Par Le HuffPost avec AFPDans une étude de l’Insee publiée mardi 3 octobre, six profils de ménages pauvres émergent.
En tête : les personnes retraitées, à 27 %.Thanasis Zovoilis / Getty ImagesDans une étude de l’Insee publiée mardi 3 octobre, six profils de ménages pauvres émergent. En tête : les personnes retraitées, à 27 %.PAUVRETÉ – Absence de revenus, petite retraite, charges familiales élevées : la pauvreté est liée à diverses situations professionnelles et personnelles. Dans une étude de l’Insee publiée ce mardi 3 octobre, six profils de ménages pauvres émergent.Ils se différencient selon leur situation vis-à-vis de l’emploi, leur âge et leur statut d’occupation d’un logement. Ils résident aux trois quarts dans l’urbain, avec des répartitions géographiques différentes sur le territoire. Au total, plus de neuf millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté en France, soit avec moins de 1 120 euros par mois pour une personne seule, selon les données 2020 de l’Institut national de la statistique.
Ce seuil s’établit en 2020 à 1 120 euros par mois et par unité de consommation, soit un revenu disponible de 1 120 euros pour une personne vivant seule, 1 680 euros pour un couple sans enfant, et 2 350 euros pour un couple avec deux enfants de moins de 14 ans.
# Retraités, familles, étudiants
Premier groupe de ménages pauvres : les personnes retraitées, qui représentent 27 % d’entre eux, ce « qui s’explique en partie par le poids des retraités dans l’ensemble de la population », souligne l’étude. En proportion des personnes pauvres, le poids de ce profil est bien moins élevé (18 %). 64 % des ménages retraités pauvres sont constitués de personnes vivant seules, essentiellement des femmes de plus de 75 ans, et plus souvent en milieu rural.
Deuxième groupe : les ménages insérés dans l’emploi mais percevant de faibles revenus (18 % des ménages pauvres) sont majoritairement des familles avec enfants, souvent situées dans le nord-ouest de la France et dans les anciennes régions Rhône-Alpes et Franche-Comté. Ils vivent en général en périphérie des villes.
[Infographie INSEE](https://huffpost-focus.sirius.press/2023/10/03/0/0/900/2300/0/0/60/0/aaaba00_1696339024834-la-pauvrete-monetaire-en-six-profils-sociodemographiques-une-repartition-inegale-sur-le-territoire.png)
Troisième groupe : les personnes non insérées dans l’emploi. Parmi elles, les moins de 30 ans (11 % des ménages pauvres) résident essentiellement seuls, au sein de grandes villes.Il s’agit d’étudiants, de jeunes en phase d’insertion professionnelle ou sans emploi.
Parmi les personnes pauvres sans emploi de plus de 30 ans, on retrouve des personnes propriétaires de leur logement bénéficiant d’indemnités de chômage (10 %, quatrième groupe) et des locataires dont les revenus proviennent de prestations sociales.
« Ceux du parc privé (17 %, cinquième groupe) sont surreprésentés autour de l’arc méditerranéen », tandis que ceux du parc social (17%, sixième groupe) « résident à 90 % dans l’urbain et sont relativement plus présents dans la moitié nord » de la France, détaille l’Insee.
Il serait bon d’arrêter de définir le seuil de pauvreté à partir d’une notion issue des statistiques. Bref il serait bon d’arrêter de nous prendre pour des cons.
Cela ne veut rien dire. pourquoi prendre 60% du revenu médian et non 50, 40 et pourquoi pas 80% ? C’est totalement pifométrique. Pour comprendre l’arnaque il faut juste se dire que si l’ensemble des Français avait des revenus multipliés par 2 et bien il y aurait toujours autant de pauvre. Pire si l’ensemble des Français avait un revenu divisé par 2, et bien avec leur méthode de calcul il n’y auait pas plus de pauvre.
CE seuil de pauvreté statisticien est une arnaque. Ce n’est qu’un ratio d’un type d’inagalité et non une mesure de pauvreté.
Un autre exemple : un vieux retraité, touchant 1 000 euros par mois, proprio de son logement, n’ayant plus de frais de loisirs, d’éducations, pour travailler, de voyage et de famille aura au final un meilleur pouvoir d’achat qu’une personne touchant 2 000 € ayant un loyer à payer à Paris, désireuse de vie sociale et ayant un enfant à charge.
Il vaut mieux parler de précarité financière que de pauvreté à mon sens. Car on peut être pauvre d’argent mais être propriétaire (70% des creusois le sont par exemple) et bien manger (si on a un potager par exemple ou accès à des cultures partages).
De même, être pauvre induit parfois le fait qu’on est stupide ou inculte. La où la précarité financière se concentre uniquement sur l’aspect argent.
Bref c’est une question de sementique qui n’engage que moi mais je trouve que la précarité véhicule plus de notions que juste “pauvre”
mouais alors le souci c’est que pour les retraites va y avoir une part bcp plus importante de proprietaires sans emprunt. 1600 balles pour un couple sans enfants qui paye un loyer en grande ville c’est tres peu. 1600 balles pour un couple sans enfant qui a une maison remboursee c’est pas la meme chose
et pour les etudiants c’est pas tres utile non-plus – oui, ils sont etudiants donc ne bossent pas a plein temps. mais qu’ont ils comme depenses? quelles sont leurs perspectives?
derriere ca se cachent les vraies questions des menages a faible revenus, et des locataires vivant de prestations sociales – c’est eux qu’il faut identifier et sortir de la en priorite (enfin ca c’est mon opinion)
Sur les 7 combien ont voté pour leurs intérêts ?