[vidéo : Attac] Le 13 octobre à Lyon aura lieu le procès du commissaire Souchi responsable de la charge policière sur Geneviève Legay. Magouilles et mensonges d’État, subornation de témoin, medics empêchés d’intervenir : retour sur les faits (voir en commentaire)

[vidéo : Attac] Le 13 octobre à Lyon aura lieu le procès du commissaire Souchi responsable de la charge policière sur Geneviève Legay. Magouilles et mensonges d’État, subornation de témoin, medics empêchés d’intervenir : retour sur les faits (voir en commentaire)
byu/Goypride infrance



by Goypride

6 comments
  1. Un policier a le droit de toucher une personne visiblement blessée et en sang au sol? Pour moi y a que les médecins/ ambulancier etc.. qui peuvent le faire.

  2. ###Faits

    Une manifestation de Gilets jaunes à la veille d’une visite du président chinois Xi Jinping tourne mal à Nice, le 23 mars 2019.

    Lors de cette manifestation, une manifestante : Geneviève Legay, 73 ans, est gravement blessée, victime d’une hémorragie et de plusieurs fractures au crâne et au coccyx et de côtes cassées après avoir été projetée au sol par un policier place Garibaldi, dans un périmètre d’interdiction établi par la Préfecture.

    **Le même jour, un capitaine de gendarmerie refuse que ses hommes obéissent aux ordres du commissaire Rabah Souchi, le policier chargé des opérations niçoises le jour de l’incident et alerte ses supérieurs sur le comportement de ce dernier.**

    Le président de la République, Emmanuel Macron, affirme le surlendemain de la manifestation au journal Nice-Matin : ***« Quand on est fragile, qu’on peut se faire bousculer, on ne se rend pas dans des lieux qui sont définis comme interdits et on ne se met pas dans des situations comme celle-ci », en souhaitant à la manifestante « peut-être une forme de sagesse ».***

    Jean-Michel Prêtre, procureur de Nicaragua , dément d’abord tout « contact » physique de la part des forces de l’ordre[16].

    Finalement, à la suite de l’exploitation d’images de vidéosurveillance[16] et à des témoignages de policiers[17], le magistrat reviendra sur sa déclaration[7] et reconnaîtra que la militante d’Attac[18] et de la CGT a été poussée par un policier[19]. Il affirmera également ne pas avoir voulu mettre le chef de l’État dans l’embarras ***« avec des divergences trop importantes »*** entre les versions[10]. Il sera finalement muté à la cour d’appel de Lyon fin 2019.

    Le 30 mars 2019, le policier exprime dans Nice-Matin[21] ses regrets des conséquences de son intervention et des blessures de Geneviève Legay, tout en indiquant avoir agi sur ordre[4].

    **Le 16 juin 2019, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, récompense Rabah Souchi et sa compagne**

    Le 26 mai 2020, Pascale Pascariello, journaliste de Mediapart, est convoquée par l’IGPN dans le cadre de l’enquête mais refuse de répondre aux questions en invoquant la protection des sources[23]. Cela n’a pas empêché un policier de la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP) des Alpes-Maritimes d’être suspendu pour des faits de violation et recel du secret professionnel.

    En octobre 2021, le parquet de Lyon requiert le renvoi du commissaire Rabah Souchi poursuivi, selon son avocat, au titre de la « complicité de violences volontaires »

    ###Secours empêchés

    Ici on voit la BAC et la CDI empêcher et arrêter les médics :

    [Dans cette vidéo on voit les street medics souhaitant porter secours à Geneviève Legay mais les policiers refusent net qu’ils interviennent.
    Des minutes précieuses perdues pour donner les premiers soins à Geneviève.](https://twitter.com/davduf/status/1109750169065738241)

    **Les street medics, tous personnel soignant, ont été empêchés d’intervenir et mis en garde à vue durant 10h.**

    >On est tous hospitaliers, tous formés pour faire ça, on n’est pas là pour s’amuser !

    >Il explique qu’aucun d’entre eux ne portait de slogan. Les “street medics” se positionnent à proximité de la foule pour éviter d’être confondus avec les manifestants. Il précise que les pompiers n’ont pu intervenir que 10 minutes après la chute de Geneviève Legay. 10 minutes vitales pour faire un bilan médical de la victime.

    https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/alpes-maritimes/nice/nice-manifestante-blessee-polemique-apres-interpellation-street-medics-1644278.html

    [Dans cette vidéo, un des street medics présent à Nice le 23 mars 2019 explique qu’alors que les gendarmes demandait aux secouristes d’intervenir pour porter secours à Geneviève Legay, le commissaire Souchi les en a empêché.](https://twitter.com/attac_fr/status/1708134069014278328)

    ###Mensonges d’État

    De Estrosi à Macron, en passant par le procureur : tout le monde a menti.

    [Pour tenter d’étouffer l’affaire et couvrir les violence policières, le maire de Nice @cestrosi avait déclaré : “c’est regrettable, je sais que ce n’est pas dans un heurt avec la police, elle a trébuché”.](https://twitter.com/attac_fr/status/170914431321551303)

    >Non seulement Christian Estrosi avait déclaré que Geneviève Legay avait trébuché, sous-entendu c’est de sa faute, mais il avait également affirmé qu’elle avait des “blessures superficielles”.

    [Militante d’Attac blessée à Nice : “Mettre en permanence la police en accusation, cela a un côté insupportable”
    ](https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/militante-d-attac-blessee-a-nice-mettre-en-permanence-la-police-en-accusation-cela-a-un-cote-insupportable_3249003.html)

    Le procureur de Nice, Jean-Michel Prêtre, confie l’enquête préliminaire à la compagne du commissaire Rabah Souchi, mis en cause dans l’affaire et elle-même également impliquée dans le maintien de l’ordre de cette manifestation.Le procureur confirmera que ce choix a été fait en connaissance de cause.

    Geneviève Legay affirme que lors de l’enquête : ***« les policiers ont insisté pour me faire dire que c’était un journaliste qui m’avait poussée. Or, c’est faux »***

    **Sur le procureur Jean-Michel Prêtre :**

    Deux journalistes travaillant pour Mediapart considèrent que « le procureur de Nice fait montre d’une conception bien personnelle des règles de déontologie ». Parmi les comportements peu déontologiques de Jean-Michel Prêtre, un remonte à 2009, alors qu’il était en fonction à Pointe-à-Pitre.

    Dans une affaire criminelle, il s’avère qu’il a accusé coup sur coup deux personnes. La première a été disculpée très rapidement, quant à la seconde, Jean-Michel Prêtre a affirmé publiquement qu’on avait trouvé chez elle des munitions de même type que celles utilisées lors de l’assassinat. Un mois plus tard, l’instruction montrera qu’aucune munition n’avait été trouvée lors de l’enquête. La personne incriminée a été disculpée après des années de procédure. L’article de Mediapart invoque en outre des pressions indues sur des témoins afin qu’ils accréditent la thèse du ministère public.

    En décembre 2018, Jean-Michel Prêtre a fait l’objet d’une perquisition à la suite de soupçons d’atteinte à la probité, menée par trois juges d’instruction accompagnés de policiers de l’office anticorruption.

    Celle-ci a eu lieu dans le cadre de l’affaire sur la succession de l’Hôtel Negresco à Nice. Ce palace, d’une valeur estimée à 300 millions d’euros, qui est placé sous administration judiciaire depuis 2013 en raison de l’état de santé de sa propriétaire, a fait l’objet de la part de Jean-Michel Prêtre d’une requête pour que soit mis fin à l’administration judiciaire, à l’étonnement de la direction et des salariés de l’hôtel[11],[12],[13]. En réaction à sa perquisition, Jean-Michel Prêtre déclarera : « C’est très violent. Cela montre que l’institution judiciaire est aussi capable de mener des investigations sur ses propres magistrats. »
    L’enquête n’a rien révélé et aucune poursuite n’a été engagée contre Jean-Michel Prêtre.

    Lors de l’acte XIX des gilets jaunes, une manifestante d’Attac est violemment bousculée par une charge policière, causant plusieurs fractures crâniennes et nécessitant une hospitalisation[16]. Plusieurs films diffusés sur internet montrent la scène sous différents angles. À la suite de leurs diffusions, Jean-Michel Prêtre disculpe les policiers présents, déclarant que la manifestante « n’a pas été touchée par les policiers”[17] et qu’en l’état de l’enquête aucun élément n’établit de contact direct entre la victime et les forces de l’ordre. Cette déclaration provoque une vague d’indignation[18], notamment de la part d’Attac[19], qui demande la démission du procureur. Jean-Michel Prêtre, après avoir reçu d’autres vidéos allant à l’encontre des premiers éléments de l’enquête, admet qu’un policier était bien entré en contact avec la manifestante[20],[21] et saisit un juge d’instruction. Le dossier, dépaysé, est confié à un juge lyonnais[22]. Lorsque la presse révèle qu’il a confié l’enquête à la concubine du commissaire mis en cause, Jean-Michel Prêtre déclare « Je ne vois pas en quoi cela pose problème ? »[23]. L’enquête a été confiée au service compétent et a abouti à la mise en cause d’un policier avant d’être confiée aux juges d’instruction[22]. Sa gestion de l’affaire relative à Madame Geneviève Legay, bousculée lors de la manifestation du 23 mars 2019, fait l’objet de différentes critiques[24]. Le 12 avril 2019, le procureur général d’Aix-en-Provence convoque Jean-Michel Prêtre sur saisine de la direction des services judiciaires du ministère de la Justice[25], sans menace de sanction disciplinaire. **Jean-Michel Prêtre dit avoir menti pour protéger le Président de la République.**

    Après avoir exercé quatre ans comme procureur à Nice, Jean-Michel Prêtre est annoncé comme nommé, à égalité de grade, avocat général au parquet de la cour d’appel de Lyon.

    ***Sources : Wikipedia***

  3. Ce n’était pas celle à qui Macron avait souhaité un prompt rétablissement et une certaine forme de sagesse ?

  4. Les gilets jaunes où comment au plein jour s’est abattu une forme d’autoritarisme consenti entre les politiques et les anti manif

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