A noter que l’article de France Info diffère de l’interview qu’ils ont diffusée à la radio aujourd’hui.

Dans l’article il est écrit qu’en cas de violences conjugales, le médecin prend attache avec le commissariat qui s’organise ensuite avec la victime, alors que dans l’interview d’un médecin concerné diffusé sur France Info, la méthode est différente.

Il explique que dans son service, quand il gère une personne victime de violence conjugale il lui fait remplir un document sur sa situation qui est ensuite directement transmis au procureur de la republique. Ce dernier décide alors des suites à donner.

Ce système là a l’avantage d’être autant efficace et de ne pas être dépendant de la présence d’effectifs de police à affecter dans les hôpitaux qu’il faudrait prélever dans d’autres services d’investigation/de terrain.

by PurpleSteam

8 comments
  1. Excellente idée ! Premier degré. Après, il faut que cela s’accompagne de personnels et de moyens.

  2. Par contre l’Ile de France. En province, faudra toujours se farcir les gendarmes/flics libidineux, misogynes et culpabilisants.

  3. Ouais alors à voir.

    Je ne demande pas à un officier de police d’être médecin. Donc je ne demanderai pas à un médecin de faire office d’OPJ.

    Je sais que ça part d’un bon sentiment, mais sans formation, sans capacité matérielle, sans vrai professionnalisme, ça va être une catastrophe.

    Y’a un cas similaire en ce moment, où on réfléchit à demander aux passagers et aux conducteurs de train de prendre en charge des gens en détresse médicale. On fait quoi si ça aggrave le problème ?

    Dans le cas évoqué à l’hôpital, on fait quoi si l’infirmière aspirante OPJ fait nawak en recueillant la plainte, comme par exemple en influençant ou en aiguillant des témoignages ou des diagnostics ?

    Les solutions de facilité, ça amène rarement de bonnes choses.

  4. Franchement le concept est top. Manque plus qu’on puisse faire la même en cas d’accident lors de garde à vue !

  5. Super initiative, en espérant que ça améliore la prise en charge des victimes.

  6. La vraie mesure ça serait surtout d’arrêter de considérer la mise en danger personnelle comme une liberté individuelle. Violences conjugales constatées ? Un appel aux flics, et lancement du processus avec constitution de partie civile, quelle que soit l’opinion de la victime.

  7. Je suis surprise car en tout cas à Nantes absolument rien n’est fait pour les victimes de violences conjugales. J’ai été deux fois à l’hôpital pour des violences, la 1ère fois avec une légère concussion (je n’avais plus de souvenirs de la journée et j’étais désorientée), la 2ème fois après un empoisonnement au CO2 car mon ex avait essayé de brûler l’appartement.

    Les deux fois, malgré que quelqu’un m’est accompagné et expliqué le problème, ils m’ont laissé sortir rapidement seule, sans prévenir les personnes de confiance, en me mettant dehors complètement déboussolée et malade.

  8. En résumé :

    >Si le ou la patiente souhaite déposer plainte, le médecin prend contact avec la police au moyen d’une ligne téléphonique dédiée et convient avec son interlocuteur des modalités du dépôt de plainte. L’audition a lieu au sein du service d’accueil des urgences, dans un local mis à disposition par l’hôpital et garantissant la confidentialité des échanges
    >
    >L’AP-HP, la préfecture de police de Paris, les parquets de Paris, Nanterre, Bobigny et Créteil poursuivent leur engagement dans l’amélioration du parcours et de la prise en charge des femmes victimes de violences

    Très bonne initiative.

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