
Hi reddit! Recently I’ve been given a letter by an elderly neighbour which was dated around June 1918. The letter was written during the German occupation of France in WW1, and is written entirely in cursive french. I’m half Seychellois and am quite good with french, but not fluent, so I am asking vous all for assistance with translating. The letter is very very old and has some tears, so for letters which are unintelligible I have written a _ sign to show this. I apologise for any typos made, as the cursive font the letter is written in is very hard for me to read, but I appreciate any help given:
Le 26 Juin, 1918.
__on chez monsieur Perlie.
Q__ant été voir Madame Poulain a Flers, c’est has fou intermediaire que fai votre adresse et je me fais un sensible filausin de vous ecur ces quelques mots. Qui dites vous de notre chez Poeou, jamais je n’aurai heuse de le quitter un four, et nous voila a nouveau réfugiés, heureux quand même d’eu être sortis lain et leuf. Madame vous a fait doute dit, ce que j’étais fassé a Pocou, Jamais je n’ai vu chose filies terrible. et c’est avec l’aide de dieu que vous donnes sortis de cet enfer, enfin nous sommes hunure quand même d’avoir encore la vie. Comment va votre sante, j’espere que vous êtes en bonne voie de retablessement. De mon côte ma petite yfamille je horte toujours dieu, surtout mon petit garcon que vous n’avez hareu l’_ouneur de conanaitre il a un et c’est deja un fou petit _eigand. Je suis attache au bureau des Ponts et Chaussees, Poccte militaires a peznes eu C___as et j’habite Bailleul les Pennez ou je suis tres bien, mais ca ne vaut pas. Pocou, mui__es que ce n’etait pas mon village. Quand doue verras tout la fin de cette maudite guerre qui’a fait touffin tand de monde. Ce qui m’inquiéte beacoup en ce moment, c’est que je n’ai filus de nouvelles de mon filus feucie frere depuis filus d’un mois, c’est a due depuis la bataille de le Guine. Serait il finisnonccei, c’est le fressentiment que j’ai, car beacoup de camarade, de fou regiment le sout.
Marie je point a moi et nous vous finious vivement le boufous, et nous vous finesentous notre meilleur jouvenire.
Co_d_ale hoignce de main. En espérant de nous revoir endes temps meilleiurs.
Imgur link: https://imgur.com/a/bwD3jgR
5 comments
I think a photograph of the letter would be easier. A lot of letters seems to be wrong.
Here’s a correct transcript :
Le 26 Juin 1918
Mon cher monsieur Leslié
Ayant été voir Madame Lallain à Flers c’est par son intermédiaire que j’ai eu votre adresse et je me fais un sensible plaisir de vous ecrire ces quelques mots. Que dites vous de notre Cher Locou, jamais je n’aurai pensé de le quitter un jour, et nous voila à nouveau réfugiés, heureux quand même d’en être sortis sains et sauf. Madame Lallain vous a sans doute dit ce qui s’était passé à Locou, jamais je n’ai vu chose plus terrible. Et c’est avec l’aide de Dieu que nous sommes sorti de cette enfer enfin nous somme heureux d’avoir encore la vie. Comment va votre santé , j’espere que vous êtes en bonne voie de rétablissement. De mon coté ma petite famille se porte toujours bien, surtout mon petit garçon, que vous n’avez pas eu l’honneur de connaitre, il a un an et c’est déja un bon petit brigand. Je suis attaché au bureau des Ponts et Chaussées, *outes Militaires à Perneseu*** et j’habite Bailleul les Pernes ou je suis très bien mais ça ne vaut pas Locou *****(muignes?) que ce n’était pas mon village. Quand donc veras-ton la fin de cette maudite guerre qui a fait souffrir tant de monde. Ce qui m’inquiète beaucoup en ce moment , c’est que je n’ai plus de nouvelle de mon plus jeune frère depuis plus d’un mois , c’est à dire depuis la bataille de L’aisne. Serait-il prisonnier, c’est le pressentiment que j’ai car beaucoup de camarades de son régiment le son.
Marie se joint à moi et nous vous prions vivement le bonjour, et nous vous presentons notre meilleur souvenir
Cordiale poigne de main
En espérant de nous revoir en de temps meilleurs
Devant Bartier employé au bureau *********************************
Ayant été voir Madame Lalllaire a Flers, c’est par son intermédiaire que j’ai eu votre adresse et je me fais un sensible plaisir de vous écrire ces quelques mots. Qui dites vous de notre cher ?Laceu?, jamais je n’aurai pensé de le quitter un jour, et nous voila à nouveau réfugiés, heureux quand même d’en être sortis sain et sauf.
Madame Lallaire vous a sans doute dit, ce qui (sic) s’était passé a ?Laceu?, Jamais je n’ai vu chose plus terrible et c’est avec l’aide de dieu que nous sommes sortis de cet enfer, enfin nous sommes heureux quand même d’avoir encore la vie. Comment va votre santé, j’espère que vous êtes en bonne voie de rétablissement. De mon côte ma petite famille se porte toujours bien, surtout mon petit garçon que vous n’avez pas eu l’honneur de connaitre, il a un an et c’est déjà un bon petit brigand. Je suis attaché au bureau des Ponts et Chaussées, ?Postes? militaires à Pernes en Artois et j’habite Bailleul lès Pernes où je suis très bien, mais ça ne vaut pas ?Laceu?, malgré que ce n’était pas mon village.
Quand donc verras (sic) ton (sic) la fin de cette maudite guerre qui a fait souffrir tant de monde. Ce qui m’inquiète beaucoup en ce moment, c’est que je n’ai plus de nouvelles de mon plus jeune frère depuis plus d’un mois, c’est à dire depuis la bataille de ?Guise?. Serait-il prisonnier, c’est le pressentiment que j’ai, car beaucoup de camarades de son régiment le sont.
Marie se joint à moi et nous vous prions vivement le ?bonjour?, et nous vous présentons notre meilleur souvenir.
Cordiale poignée de main.
En espérant de nous revoir en des temps meilleurs.
You’re a true life Amélie !
The village name is Locon, where fights occurred between Britons and German during battle of the Lys in 1918. This is probably what the author refers to when he writes the terrible thing that happened there.