
“Mes clients sont tombés de leur chaise” : un couple de retraités découvre que le masque fang acheté 150 euros par un brocanteur, a été revendu 4 millions aux enchères
by whysocomplacent

“Mes clients sont tombés de leur chaise” : un couple de retraités découvre que le masque fang acheté 150 euros par un brocanteur, a été revendu 4 millions aux enchères
by whysocomplacent
8 comments
>les retraités retrouvent alors un vieux masque africain hérité d’un ancêtre, gouverneur au Gabon.
>”Ce masque n’était pas à vendre, il a été volé à l’époque de la colonisation.”
>Mais pour l’avocat du collectionneur, désormais propriétaire du masque, parler de vol est totalement abusif.
Ah les colons et leur mentalité prête à justifier toutes les horreurs possibles
Dis moi que tu veux une médaille du British museum sans me dire que tu en veux une.
Comme d’habitude ça n’intéresse personne jusqu’à qu’on découvre de ça vaut x millions d’euros. Quelle bande d’hypocrites…
>Le brocanteur connaissait-il dès le départ la valeur réelle du masque ? Ce sera tout l’objet de l’audience qui se tient ce matin, puisqu’après avoir tenté de négocier, en vain, une compensation financière avec le brocanteur, le couple a décidé de déposer plainte contre lui. À défaut de pouvoir récupérer le masque, désormais entre les mains d’un riche collectionneur étranger, les retraités espèrent récolter les millions issus de la vente.
Je comprends avoir les boules, mais en quoi le brocanteur a obligation d’informer les vieux de la valeur du masque ? C’était à eux de trouver un expert pour en déterminer le prix. Ils ont pas eu de problème à vendre ça 150 balles en premier lieu, ils pensent qu’il va se passer quoi maintenant ?
Perso je vois pas comment les juges pourraient faire autrement que donner raison aux vendeurs. Le brocanteur n’a pas respecté son obligation d’information donc le consentement des vendeurs est vicié et le contrat doit être annulé.
L’article 1112-1 du Code civil prévoit « celle des parties qui connaît une information dont l’importance est déterminante pour le consentement de l’autre qui se doit d’informer dès lors que, légitimement, cette dernière ignore cette information ou fait confiance à son cocontractant. » Ainsi le débiteur de l’obligation de l’information au sens de l’article L1112-1 du Code civil se doit d’informer son cocontractant de toute information dont l’importance est « déterminante » pour le consentement du cocontractant.
https://www.murielle-cahen.com/publications/devoir-conseil.asp
Le dindon de la farce c’est le mec qui a claqué 4 millions pour acheter cette merde.
Ça me parait difficilement gagnable cette affaire, c’est tout le principe d’une brocante de se débarrasser d’un objet à moindre valeur et d’en acquérir pour faire un profit.
Pas de sanction de la lésion (c’est a dire du déséquilibre entre les prestations) en droit français. L’obligation d’information (art. 1112-1) et la réticence dolosive (art. 1137) excluent la valeur de la prestation.
Le seul terrain qui reste est l’erreur ou le dol sur l’authenticité de masque. Mais agir sur le terrain de la valeur ne fonctionnera pas. Dans l’article du monde sur le sujet, le terrain où se plaçait l’avocat semblait bien être celui de l’erreur sur la substance et non sur la valeur (écartée par 1136)