> «Plusieurs enseignants ont fait remonter au rectorat des interrogations quant à l’opportunité de diffuser cette année ce film d’animation qui a pour cadre le conflit israélo-palestinien», étaye le courrier, estimant que «les circonstances dramatiques que connaît actuellement le Proche-Orient, la diffusion et l’exploitation pédagogique de Wardi pourrait se révéler très délicate».
C’est des collégiens, ils ont peur de quoi? Que des 10-13 ans fassent des regroupements de néonazis sous le préau? Au contraire ça me paraît essentiel d’aborder la situation et la réalité que vivent les deux camps. Mais bon dans un pays qui est à deux doigts de criminaliser l’opposition à Israël c’est pas surprenant j’imagine…
tl;dr : *«Et si on invisibilisait un peuple qui souffre en plein génocide ?»*
> Une décision du recteur de l’académie de Paris
Rappel :
> Le recteur est nommé en Conseil des ministres, par décret du Président de la République.
Il est plutôt sage de calmer le jeu. Les gens sont assez cons (même à harvard…), alors dans les collèges Français. Ça serait envoyer les petits collégiens de confessions juives au casse pipe.
Je me souviens très bien de la séance de “nuit et brouillard” au lycée par contre.
Parce que valider le sentiment du deux poids deux mesures dans les souffrances de peuples, c’est une idée fantastique dans un contexte tendu à ce sujet. Effet Streisand garanti.
On note d’ailleurs le “courage” du rectorat qui se retranche héroïquement derrière les “interrogations” de “professeurs”. Ca manquait de profs assassinés ces derniers temps.
Les rectorats n’ont décidément pas changé depuis le temps où j’étais obligé de correspondre avec eux.
/edit histoire d’être une “force de proposition” : soit le rectorat revendique la déprogrammation en son propre nom, soit s’il “entend les interrogations” au lieu de déprogrammer il fait son job et monte une fiche de contextualisation à destination des enseignants qui rappelle l’ensemble des données. Un film comme ça est justement le BON moment pour rappeler que tuer des juifs ça conduit à des tragédies sans nom ET ça peut dériver vers tuer des bougnoules et des hérétiques (salut les croisés) , et que à l’inverse la colonisation par des cinglés religieux de terres reconnues comme palestiniennes l’histoire a montré que ça finissait mal.
Y a les bons et les mauvais opprimés. Les bons opprimés ils sont blancs, européens, chrétiens et parlent ukrainiens. Les mauvais opprimés sont arabes, c’est tout.
Les professeurs de lycée ne sont pas là pour commenter l’actualité. Il y a un programme scolaire, je ne crois pas que le conflit Israélo-palestinien y figure, heureusement.
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> «Plusieurs enseignants ont fait remonter au rectorat des interrogations quant à l’opportunité de diffuser cette année ce film d’animation qui a pour cadre le conflit israélo-palestinien», étaye le courrier, estimant que «les circonstances dramatiques que connaît actuellement le Proche-Orient, la diffusion et l’exploitation pédagogique de Wardi pourrait se révéler très délicate».
C’est des collégiens, ils ont peur de quoi? Que des 10-13 ans fassent des regroupements de néonazis sous le préau? Au contraire ça me paraît essentiel d’aborder la situation et la réalité que vivent les deux camps. Mais bon dans un pays qui est à deux doigts de criminaliser l’opposition à Israël c’est pas surprenant j’imagine…
tl;dr : *«Et si on invisibilisait un peuple qui souffre en plein génocide ?»*
> Une décision du recteur de l’académie de Paris
Rappel :
> Le recteur est nommé en Conseil des ministres, par décret du Président de la République.
Il est plutôt sage de calmer le jeu. Les gens sont assez cons (même à harvard…), alors dans les collèges Français. Ça serait envoyer les petits collégiens de confessions juives au casse pipe.
Je me souviens très bien de la séance de “nuit et brouillard” au lycée par contre.
Parce que valider le sentiment du deux poids deux mesures dans les souffrances de peuples, c’est une idée fantastique dans un contexte tendu à ce sujet. Effet Streisand garanti.
On note d’ailleurs le “courage” du rectorat qui se retranche héroïquement derrière les “interrogations” de “professeurs”. Ca manquait de profs assassinés ces derniers temps.
Les rectorats n’ont décidément pas changé depuis le temps où j’étais obligé de correspondre avec eux.
/edit histoire d’être une “force de proposition” : soit le rectorat revendique la déprogrammation en son propre nom, soit s’il “entend les interrogations” au lieu de déprogrammer il fait son job et monte une fiche de contextualisation à destination des enseignants qui rappelle l’ensemble des données. Un film comme ça est justement le BON moment pour rappeler que tuer des juifs ça conduit à des tragédies sans nom ET ça peut dériver vers tuer des bougnoules et des hérétiques (salut les croisés) , et que à l’inverse la colonisation par des cinglés religieux de terres reconnues comme palestiniennes l’histoire a montré que ça finissait mal.
Y a les bons et les mauvais opprimés. Les bons opprimés ils sont blancs, européens, chrétiens et parlent ukrainiens. Les mauvais opprimés sont arabes, c’est tout.
Les professeurs de lycée ne sont pas là pour commenter l’actualité. Il y a un programme scolaire, je ne crois pas que le conflit Israélo-palestinien y figure, heureusement.