En Italie, Giorgia Meloni veut changer de régime politique

by AutoRobotto

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  1. […]

    Après la Première République, fondée sur l’opposition entre la Démocratie chrétienne et le Parti communiste, et la Seconde République, qui a vu s’affronter les partisans et adversaires de Silvio Berlusconi, la coalition au pouvoir propose une Troisième République dont le point d’équilibre serait le président du Conseil. Un équilibre d’autant plus stable qu’il serait élu au suffrage universel direct en un seul tour, pour une durée de cinq ans.

    S’il devait perdre la confiance de sa majorité, le président de la République pourrait substituer le président du Conseil par un autre élu. Mais pour garantir « le respect du vote populaire et la continuité du mandat électoral conféré par les électeurs », il est prévu que le remplaçant soit un parlementaire « issu de la majorité qui mettrait en oeuvre le même programme gouvernemental ». Pour renforcer la stabilité de l’exécutif, la réforme prévoit une prime de majorité attribuée sur une base nationale, garantissant 55 % des sièges du Parlement au parti ou à la coalition soutenant le président du Conseil.

    […]

    « Le vrai risque n’est pas la démocrature d’Europe de l’Est , mais **l’impasse mexicaine**, estime le constitutionnaliste Francesco Clementi. **La réforme défendue par Meloni est brouillonne**. Elle veut garantir la stabilité de nos institutions, mais les rend plus rigides. **Le futur président du Conseil ne pourra toujours pas nommer ses ministres ni les révoquer pas plus qu’il ne pourra dissoudre les chambres**. Ces prérogatives restent celles du chef de l’Etat qui, en revanche, perd son rôle déterminant d’arbitre qui a permis au pays d’affronter des crises dramatiques. »

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