>La députée de Seine-Saint-Denis ne pourra plus être l’oratrice du groupe à l’Assemblée nationale pendant ce laps de temps. Le bureau des insoumis lui a reproché lundi 6 novembre au soir «une accumulation d’agissements et de propos répétés qui nuisent au bon fonctionnement collectif du groupe parlementaire».
​
>La sanction s’est fait attendre, la voilà. La députée Raquel Garrido ne pourra plus représenter le groupe insoumis dans les travaux parlementaires pendant quatre mois. Dans un communiqué envoyé dans la nuit du lundi 6 au mardi 7 novembre, le bureau du groupe LFI explique qu’«à la suite [d’une] audition, [il] a décidé que Raquel Garrido ne pourrait plus être oratrice au nom du groupe dans les travaux parlementaires pour une durée de quatre mois».
>
>Concrètement, l’élue de Seine-Saint-Denis ne peut plus poser de question au gouvernement, défendre quelconques motions ou porter la voix du mouvement mélenchoniste lors des discussions générales ou des explications de vote des textes débattus à l’Assemblée nationale.
>
>Raquel Garrido n’est pas sanctionnée «parce qu’elle a défendu ses idées», se défend-on côté insoumis, mais parce que la députée se serait laissée aller à «une accumulation d’agissements et de propos répétés qui nuisent au bon fonctionnement collectif du groupe parlementaire». Le bureau du groupe reproche notamment à l’ancienne avocate d’avoir diffusé des «fausses informations dans la presse à propos du groupe ou de ses membres», d’avoir «mis en cause et dénigré [de façon] ad hominem» plusieurs de ses collègues et d’avoir «pris à partie des salariés du groupe parlementaire».
​
>Depuis plusieurs mois, la prise de distance de la députée de Seine-Saint-Denis vis-à-vis de la ligne portée par le noyau dur mélenchoniste fait grincer le premier cercle du triple candidat à la présidentielle. Garrido était par exemple monté au créneau durant la séquence de la réforme des retraites pour dénoncer la stratégie d’obstruction de son groupe au Palais-Bourbon, ou pour déplorer la gestion de l’affaire Quatennens et la campagne de communication orchestrée par Sophia Chikirou dans les médias. Ces derniers temps, l’ancienne chroniqueuse chez Cyril Hanouna n’avait pas non plus hésité à s’en prendre à l’insoumis en chef, en affirmant que Jean-Luc Mélenchon «n’a fait que nuire depuis dix mois». Autant de paroles perçues comme crimes de lèse-majesté dans un mouvement insoumis si peu enclin à l’insoumission interne.
​
>Quelques instants après l’annonce de sa sanction, Raquel Garrido a publié lundi soir un long message sur X (anciennement Twitter), déplorant «sa mise au ban» du groupe. «Je suis humiliée, je suis en colère, j’ai honte de voir cette évolution du projet politique auquel j’ai consacré trente ans de ma vie», regrette-t-elle. La députée estime n’avoir rien fait pour mériter une quelconque punition. «J’ai juste tenu bon sur le principe de non-cumul des mandats [contrairement à Paul Vannier et Sophia Chikirou qui sont restés conseillers régionaux d’Ile-de-France malgré leurs élections comme députés, ndlr], […] j’ai défendu l’unité de la Nupes, du mouvement syndical, et de LFI pendant le grand mouvement des retraites alors que la direction LFI ne faisait que cliver, cliver et cliver encore», développe la députée.
>
>Dans son texte, Garrido souligne également que la durée de sa sanction est la même que celle d’Adrien Quatennens, condamné pour «violence conjugale» en décembre dernier. Lui avait été toutefois totalement suspendu du groupe.
>
>Au-delà de la nature de sa punition, Raquel Garrido dénonce la procédure qui a mené le bureau du groupe LFI à prendre une telle décision. «Je me suis rendue ce soir à la ‘‘convocation’’. De bonne foi, j’ai défendu mes positions. J’ai réfuté pied à pied les accusations infondées et mensongères. J’ai indiqué que le bureau du groupe n’avait pas le droit de prendre de telles sanctions», explique-t-elle. «Même Adrien Quatennens, auteur de violences conjugales, a eu le droit à de longues délibérations au sein du groupe», note-t-elle. L’ancienne avocate regrette que «le bureau [se soit] autoproclamé instance de discipline pour tenter de régler des désaccords politiques». Et de ponctuer : «Quelle immaturité.»
4 mois pour avoir critiqué la ligne du parti.
Il avait pris combien déjà Quatenens pour avoir frappé sa femme?
J’ai mal à ma gauche putain.
Critiquer Méluche = Taper sa compagne donc. C’est toujours intéressant d’avoir un aperçu des vraies valeurs de nos personnes politiques.
Lfi ne vaut pas mieux que l’extrême droite. On préfère les hommes violents.
Je suis tellement content de ne jamais avoir voté pour eux.
LFI est vraiment le parti du patriarcat et de la misogynie.
Débarrassez nous de Mélenchon svp, j’en peux plus, ça réglera pas tout mais ce sera un bon début.
Autant que Quatennens… les priorités de LFi.
Eh bah elle est belle la démocratie interne. Et ça revendique la 6e république.
Vivement que Jonluk prenne sa retraite et laisse LFI vivre
10 comments
>La députée de Seine-Saint-Denis ne pourra plus être l’oratrice du groupe à l’Assemblée nationale pendant ce laps de temps. Le bureau des insoumis lui a reproché lundi 6 novembre au soir «une accumulation d’agissements et de propos répétés qui nuisent au bon fonctionnement collectif du groupe parlementaire».
​
>La sanction s’est fait attendre, la voilà. La députée Raquel Garrido ne pourra plus représenter le groupe insoumis dans les travaux parlementaires pendant quatre mois. Dans un communiqué envoyé dans la nuit du lundi 6 au mardi 7 novembre, le bureau du groupe LFI explique qu’«à la suite [d’une] audition, [il] a décidé que Raquel Garrido ne pourrait plus être oratrice au nom du groupe dans les travaux parlementaires pour une durée de quatre mois».
>
>Concrètement, l’élue de Seine-Saint-Denis ne peut plus poser de question au gouvernement, défendre quelconques motions ou porter la voix du mouvement mélenchoniste lors des discussions générales ou des explications de vote des textes débattus à l’Assemblée nationale.
>
>Raquel Garrido n’est pas sanctionnée «parce qu’elle a défendu ses idées», se défend-on côté insoumis, mais parce que la députée se serait laissée aller à «une accumulation d’agissements et de propos répétés qui nuisent au bon fonctionnement collectif du groupe parlementaire». Le bureau du groupe reproche notamment à l’ancienne avocate d’avoir diffusé des «fausses informations dans la presse à propos du groupe ou de ses membres», d’avoir «mis en cause et dénigré [de façon] ad hominem» plusieurs de ses collègues et d’avoir «pris à partie des salariés du groupe parlementaire».
​
>Depuis plusieurs mois, la prise de distance de la députée de Seine-Saint-Denis vis-à-vis de la ligne portée par le noyau dur mélenchoniste fait grincer le premier cercle du triple candidat à la présidentielle. Garrido était par exemple monté au créneau durant la séquence de la réforme des retraites pour dénoncer la stratégie d’obstruction de son groupe au Palais-Bourbon, ou pour déplorer la gestion de l’affaire Quatennens et la campagne de communication orchestrée par Sophia Chikirou dans les médias. Ces derniers temps, l’ancienne chroniqueuse chez Cyril Hanouna n’avait pas non plus hésité à s’en prendre à l’insoumis en chef, en affirmant que Jean-Luc Mélenchon «n’a fait que nuire depuis dix mois». Autant de paroles perçues comme crimes de lèse-majesté dans un mouvement insoumis si peu enclin à l’insoumission interne.
​
>Quelques instants après l’annonce de sa sanction, Raquel Garrido a publié lundi soir un long message sur X (anciennement Twitter), déplorant «sa mise au ban» du groupe. «Je suis humiliée, je suis en colère, j’ai honte de voir cette évolution du projet politique auquel j’ai consacré trente ans de ma vie», regrette-t-elle. La députée estime n’avoir rien fait pour mériter une quelconque punition. «J’ai juste tenu bon sur le principe de non-cumul des mandats [contrairement à Paul Vannier et Sophia Chikirou qui sont restés conseillers régionaux d’Ile-de-France malgré leurs élections comme députés, ndlr], […] j’ai défendu l’unité de la Nupes, du mouvement syndical, et de LFI pendant le grand mouvement des retraites alors que la direction LFI ne faisait que cliver, cliver et cliver encore», développe la députée.
>
>Dans son texte, Garrido souligne également que la durée de sa sanction est la même que celle d’Adrien Quatennens, condamné pour «violence conjugale» en décembre dernier. Lui avait été toutefois totalement suspendu du groupe.
>
>Au-delà de la nature de sa punition, Raquel Garrido dénonce la procédure qui a mené le bureau du groupe LFI à prendre une telle décision. «Je me suis rendue ce soir à la ‘‘convocation’’. De bonne foi, j’ai défendu mes positions. J’ai réfuté pied à pied les accusations infondées et mensongères. J’ai indiqué que le bureau du groupe n’avait pas le droit de prendre de telles sanctions», explique-t-elle. «Même Adrien Quatennens, auteur de violences conjugales, a eu le droit à de longues délibérations au sein du groupe», note-t-elle. L’ancienne avocate regrette que «le bureau [se soit] autoproclamé instance de discipline pour tenter de régler des désaccords politiques». Et de ponctuer : «Quelle immaturité.»
4 mois pour avoir critiqué la ligne du parti.
Il avait pris combien déjà Quatenens pour avoir frappé sa femme?
J’ai mal à ma gauche putain.
Critiquer Méluche = Taper sa compagne donc. C’est toujours intéressant d’avoir un aperçu des vraies valeurs de nos personnes politiques.
Lfi ne vaut pas mieux que l’extrême droite. On préfère les hommes violents.
Je suis tellement content de ne jamais avoir voté pour eux.
LFI est vraiment le parti du patriarcat et de la misogynie.
Débarrassez nous de Mélenchon svp, j’en peux plus, ça réglera pas tout mais ce sera un bon début.
Autant que Quatennens… les priorités de LFi.
Eh bah elle est belle la démocratie interne. Et ça revendique la 6e république.
Vivement que Jonluk prenne sa retraite et laisse LFI vivre
La honte sur LFI et melenchon