> A l’époque, en 2012, le gouvernement du conservateur Mariano Rajoy avait justifié la mesure par l’idée qu’elle permettrait l’économie de “plus de 500 millions d’euros” et qu’elle éviterait le “tourisme sanitaire”. Or c’est l’effet l’inverse qui s’est produit, engendrant des conséquences dramatiques.
> Une étude menée par l’Institut d’économie de Barcelone et l’université Pompeu Fabra, publiée en 2018 et intitulée “Les effets mortels de la perte de l’assurance-maladie”, a montré une augmentation de la mortalité des sans-papiers en Espagne de 15 % en moyenne entre 2012 et 2015, soit au cours des trois premières années de la mesure. L’étude soulignait aussi que ces restrictions “avaient pu provoquer une augmentation des passages aux urgences, puisque c’était devenu la seule forme d’accès aux soins pour beaucoup”.
> En outre, la presse espagnole a largement souligné que la mesure du gouvernement Rajoy n’avait pas permis de réaliser les économies souhaitées. Le site d’actualités ElDiario soulignait ainsi que les économies faites via la suppression de l’AME étaient finalement annulées par des prises en charge trop tardives de pathologies, notamment aux urgences, et donc beaucoup plus coûteuses. Tandis que le journal El País démontrait les effets d’une “réforme exclusive et finalement très coûteuse”.
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> A l’époque, en 2012, le gouvernement du conservateur Mariano Rajoy avait justifié la mesure par l’idée qu’elle permettrait l’économie de “plus de 500 millions d’euros” et qu’elle éviterait le “tourisme sanitaire”. Or c’est l’effet l’inverse qui s’est produit, engendrant des conséquences dramatiques.
> Une étude menée par l’Institut d’économie de Barcelone et l’université Pompeu Fabra, publiée en 2018 et intitulée “Les effets mortels de la perte de l’assurance-maladie”, a montré une augmentation de la mortalité des sans-papiers en Espagne de 15 % en moyenne entre 2012 et 2015, soit au cours des trois premières années de la mesure. L’étude soulignait aussi que ces restrictions “avaient pu provoquer une augmentation des passages aux urgences, puisque c’était devenu la seule forme d’accès aux soins pour beaucoup”.
> En outre, la presse espagnole a largement souligné que la mesure du gouvernement Rajoy n’avait pas permis de réaliser les économies souhaitées. Le site d’actualités ElDiario soulignait ainsi que les économies faites via la suppression de l’AME étaient finalement annulées par des prises en charge trop tardives de pathologies, notamment aux urgences, et donc beaucoup plus coûteuses. Tandis que le journal El País démontrait les effets d’une “réforme exclusive et finalement très coûteuse”.
Et 10 ans après on refait les mêmes conneries malgré [un argument sur “l’appel d’air](https://www.20minutes.fr/societe/4028331-20230318-aide-medicale-etat-cree-appel-air-migratoire-idee-fausse-selon-defenseur-droits) qui reste à démontrer et une alerte de [soignants](https://www.lemonde.fr/idees/article/2023/11/02/l-appel-de-3-000-soignants-nous-demandons-le-maintien-de-l-aide-medicale-d-etat-pour-la-prise-en-charge-des-soins-des-personnes-etrangeres_6197818_3232.html) sur les effets dévastateurs que ça pourrait engendrer.
Ça fait des années que cet argument est asséné par Lepen comme moyen de financer ses mesures, argument repris par Zemmour.
Cette idée ayant fait son chemin dans l’opinion des français, le gouvernement l’a repris,pour le meilleur et pour le pire.
Donc, si je récapitule bien : un pays a tenté cette expérience et au bout de 6 ans, il s’est rétracté car ça n’a pas eu l’effet espéré ?
J’ai une question : comment allons-nous faire mieux ?