**Le chef de l’Etat multiplie les déclarations par à-coups sur la guerre entre Israël et Gaza, au risque de brouiller sa ligne, et peine à trouver la bonne distance vis-à-vis des Français, déconcertant jusqu’au sein de sa majorité.**
François Mitterrand s’est glissé dans le cortège. Ce 14 mai 1990, le président de la République rejoint la manifestation contre le racisme et l’antisémitisme organisée après la profanation du cimetière juif de Carpentras (Vaucluse) par des néonazis. Quelque 200 000 personnes défilent à Paris contre le « retour du refoulé », écrit Le Monde du 16 mai 1990. Le président socialiste piétine l’asphalte au milieu d’anonymes et pose pour l’histoire, sans douter de la place qui est la sienne : « Ma présence suffit ».
Trente ans ont passé. Emmanuel Macron a laissé s’écouler plusieurs jours avant de choisir finalement de ne pas participer à la marche civique contre l’antisémitisme, dimanche 12 novembre. Le mardi précédent, lors d’un dîner à l’Elysée, autour de la première ministre, Elisabeth Borne, de la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun Pivet, et de ministres de poids, tel Bruno Le Maire à l’économie, la plupart des convives avaient suggéré au chef de l’Etat de ne pas se mêler à la foule. Emmanuel Macron avait écouté, sans mot dire.
En prenant la parole à maintes reprises ces derniers jours pour justifier cette décision tardive, le locataire de l’Elysée revendique la posture d’un homme qui « agit » au lieu de manifester. « Qui définit la juste cause pour laquelle le président doit marcher ? », interroge un conseiller du chef de l’Etat, irrité par la polémique née de cette absence. Emmanuel Macron rejette toute « contrainte ou injonction à se mobiliser à l’avenir », poursuit le même conseiller, décrivant un homme avant tout soucieux de conserver sa position de surplomb.
**« Exercice compliqué d’équilibriste »**
Depuis l’attaque terroriste du Hamas contre Israël, le 7 octobre, Emmanuel Macron, à la recherche d’une ligne d’équilibre susceptible de ne froisser ni les Français juifs, ni les Français musulmans, ajuste sa position au jour le jour, au risque de la confusion. « Il y a une forme de courage de la nuance et de la modération. Même si c’est au prix d’accusations un peu faciles d’absence de clarté », défend l’ancienne plume du chef de l’Etat, Jonathan Guémas, chargé de la riposte au sein de Renaissance.
Sur les boucles Telegram des députés de la majorité, les interrogations fusent depuis dimanche. Quelle est, au fond, la position d’Emmanuel Macron dans ce conflit ? Lors de sa rencontre avec le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, le 24 octobre, le chef de l’Etat avait accordé à l’Etat hébreu le droit de mener une lutte « sans merci mais pas sans règles » contre le Hamas, s’inscrivant en rupture avec la ligne mitterrando-gaullienne d’une France en défense de la cause palestinienne.
Voilà qu’il fait volte-face, après avoir été sensible aux mots des intervenants de la conférence humanitaire sur Gaza, qui s’est tenue le 9 novembre à Paris, et entendu les vives critiques de diplomates inquiets d’un virage pro-israélien de la France. Déroutant son propre camp, Emmanuel Macron prône un cessez-le-feu et somme l’Etat hébreu, dans un entretien à la BBC diffusé vendredi 10 novembre, d’arrêter de « tuer des femmes et des bébés », estimant qu’il « n’y a aucune justification à attaquer des civils ».
« La vraie question, c’est quel est le schéma de sortie envisagé par Tsahal ? Quels sont les buts de guerre poursuivis par Israël ? Quel est le chemin ? La France est fondée à le demander à Nétanyahou », recadre Jean-Louis Bourlanges, président (MoDem) de la commission des affaires étrangères à l’Assemblée nationale. Comme un contre-miroir aux positions fébriles d’Emmanuel Macron, Edouard Philippe, patron du parti allié Horizons, prône une forme de clarté en défendant sans ambiguïté Israël, le 12 novembre. « Quand on fait la guerre, on fait des morts. La guerre n’est pas un truc chirurgical où on ne tue que des soldats », résumait crûment l’ancien premier ministre, dimanche sur BFM-TV. « Il n’y a pas de contretemps ou de zigzag chez Emmanuel Macron, mais un exercice compliqué d’équilibriste », tente de défendre Loïc Signor, porte-parole du parti présidentiel Renaissance.
**« Ses initiatives font pschitt »**
Espérant que la France joue un rôle singulier dans le jeu diplomatique, en dépit de sa visite tardive à Tel-Aviv, au dix-huitième jour de la guerre entre Israël et le Hamas, Emmanuel Macron prône, après avoir posé le pied dans l’Etat hébreu, la mise en place d’une « coalition régionale et internationale » pour lutter contre le mouvement islamiste palestinien, sur le modèle de celle utilisée en Irak et en Syrie pour combattre l’organisation Etat islamique.
L’initiative française, totalement improvisée, qui aurait germé dans l’esprit de Xavier Chatel, conseiller aux affaires stratégiques de l’Elysée, suscite des réserves aussi bien à Tel-Aviv et côté américain que dans les capitales arabes. Un flop diplomatique qui oblige le chef de l’Etat à rétropédaler : le 27 octobre, à Bruxelles, il parle d’une « coalition humanitaire maritime » pour aider la population de Gaza. « Emmanuel Macron tape à côté. Ses initiatives font pschitt », observe Gaspard Gantzer, ancien conseiller en communication de François Hollande.
En peine, depuis son échec à obtenir une majorité absolue aux élections législatives de 2022, de donner l’impulsion de son second quinquennat, Emmanuel Macron semble en quête d’une solution introuvable. Son aura internationale s’étiole quand son influence, en France, s’effiloche au fur et à mesure qu’approche l’échéance de 2027. Une élection présidentielle à laquelle il lui est interdit, par la Constitution, de se présenter une troisième fois d’affilée.
De Bercy à l’Assemblée nationale, les conseillers parlent de « remettre du charbon dans la machine » ou de « donner un coup de talon dans le fond de la piscine ». Mais l’élan manque. Après l’échec du Conseil national de la refondation, qui devait permettre de « rénover la démocratie », les rencontres de Saint-Denis, « grande initiative d’ampleur » annoncée à l’été pour tenter de débloquer une situation politique enkystée, ont offert un répit. La première édition de ce huis clos réunissant, le 30 août, dans l’ancienne abbaye royale, les chefs de parti et le président de la République, sans collaborateurs ni téléphones, était apparue comme un succès. On promettait de se revoir.
Mais après une nouvelle rencontre consacrée, le 12 octobre, à la situation tragique entre Israël et le Hamas, la lassitude gagne les participants, avant le troisième rendez-vous, prévu le 17 novembre. Emmanuel Macron ne prend plus la peine de convier lui-même ses hôtes, comme il l’avait fait en août, chargeant sa conseillère parlementaire, Charlotte Dewitte, de la besogne.
La France insoumise se braque dans son rôle d’opposant. Et le premier secrétaire du parti socialiste, Olivier Faure, refuse de participer à ce qu’il qualifie de « mise en scène » d’une concertation. A quoi bon, soupire-t-il, faire entendre ses vues puisque Emmanuel Macron semble n’écouter que la droite. Mardi matin, le président de LR, Eric Ciotti, a fait savoir qu’il déclinait à son tour l’invitation du chef de l’Etat : « Je ne souhaite pas être l’alibi d’une énième démarche de communication », déclare le député des Alpes-Maritimes dans Le Figaro. « Ça ne veut pas dire que le président ne peut plus rassembler. Mais les esprits sont trop chagrins. La situation n’est pas assez dramatique pour que Macron rassemble », veut croire le sénateur Renaissance François Patriat.
C’est quand même sympa que la presse commence à relever le girouettisme de notre président. On a eu droit à 1 bon mois où on basculait de soutien inconditionnel, droit à se défendre à “arrêtez tout, ces pauvres enfants !!!” d’un jour à l’autre suivant les interlocuteurs sans aucune conséquence apparente.
Le mec est juste dépassé.
>En prenant la parole à maintes reprises ces derniers jours pour justifier cette décision tardive, le locataire de l’Elysée revendique la posture d’un homme qui « agit » au lieu de manifester.
Tiens, j’ai pas eu l’occasion d’en parler ici, mais ça ne choque personne cette petite phrase? La manière dont il oppose “manifester” et “agir”? Ca colle parfaitement à l’image qu’on a de lui, surtout après l’épisode de la réforme des retraites, pour lui, manifester, aller marcher dans la rue, ça ne sert à rien, ce n’est pas “agir”.
> En réunion de groupe, le 6 novembre, les députés du camp présidentiel font part de leur incompréhension : quelle est la cohérence de cette démarche ? Emmanuel Macron tente-t-il de court-circuiter le Parlement ?
Marrant ça les choquait pas les 17 49.3 ?
C’est étrange, un certain nombre de macronistes soutenaient ici qu’il est un génie de la politique étrangère, et que c’est absolument pas de sa faute si on se casse la gueule en Afrique par exemple.
Qui a raison? Mystère mystère.
Marrant tout de même que le président qu’on nous a vendu comme le plus pro à l’international pendant la présidentielle 2022, le seul capable pendant le conflit russo-ukrainien soit en fait un incapable.
Après une déroute en Afrique, des moqueries en Ukraine et maintenant des revirements incessant en Israël c’est beau. Mais bon quand on supprime tout les diplomates français aussi il faut pas s’attendre à ce que la France brille par la suite à l’internationale.
mais il a fait quoi de bien en fait ce type depuis qu’il est président ?
il a insulté la moitié des français, il ridiculise le pays sur la scène internationnale, le plus gros déficit depuis qu’on élit des présidents, tous les corps de metiers ont fait grève et se sont fait taper (avocats, infirmières, GJaunes, retraites ..) …
C’est pas du tâtonnement, c’est une obsession bizarre d’être aussi lisse que possible, de plaire à tous et de n’offusquer personne.
Si Macron était un jeu vidéo, il serait Resident Evil 6. Un mix immonde qui veut plaire à tout le monde, y compris avec des contradictions complètes, et qui fini par écœurer tout le monde.
Quand je pense que les défenseurs macronistes de 2022 justifiaient leur vote par sa compétence en politique étrangère…
Un petit coup à droite, un petit coup à gauche, deux petits coups à droite, un petit coup à gauche, trois petits coups à droite, un petit coup à gauche,
quatre petits coups à droite, etc, etc…
Ni vu ni connu téma je suis centriste ma gueule.
Le truc avec Macron, c’est qu’il applique la même méthode à l’international qu’en France.
Dire à la personne en face de lui ce qu’elle veut entendre.
Donc, autant en France, dire un jour à des écologistes qu’on est le champion de la Terre, et le lendemain à des patrons qu’on va virer toutes les règles environnementales, cela passe sans trop de casse (et puis, nous on s’habitue à force).
Par contre, dire un jour à Israël ‘ défendez-vous à l’attaque ‘ et le lendemain à un pays arabe ‘il faut stopper Israël’, cela commence à passer moyen.
Donc ce que je comprends c’est que Macron n’a aucune conviction personelle par rapport au conflit en cours, et il tente le meme “I’m playing both sides so that I can always come out on top”. Il essaie, on bon petit “centriste” qu’il est, de trouver un juste milieu. Mais selon moi, humblement, il n’y a pas de juste milieu. Il faut s’engager d’un côté ou de l’autre.
En 1939 on pouvait pas dire “ok on va essayer de satisfaire les Juifs ET les Nazis” c’est juste pas possible
En même temps… À force de dire tout et son contraire…
Unpopular (très, même ) opinion: la position du Président français sur cette question est plutôt cohérente avec un soutien à Israël ET une préoccupation croissante sur la situation des civils à Gaza. Je ne comprend pas la confusion ni le psychodrame sur des supposés “tâtonnements”.
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**Le chef de l’Etat multiplie les déclarations par à-coups sur la guerre entre Israël et Gaza, au risque de brouiller sa ligne, et peine à trouver la bonne distance vis-à-vis des Français, déconcertant jusqu’au sein de sa majorité.**
François Mitterrand s’est glissé dans le cortège. Ce 14 mai 1990, le président de la République rejoint la manifestation contre le racisme et l’antisémitisme organisée après la profanation du cimetière juif de Carpentras (Vaucluse) par des néonazis. Quelque 200 000 personnes défilent à Paris contre le « retour du refoulé », écrit Le Monde du 16 mai 1990. Le président socialiste piétine l’asphalte au milieu d’anonymes et pose pour l’histoire, sans douter de la place qui est la sienne : « Ma présence suffit ».
Trente ans ont passé. Emmanuel Macron a laissé s’écouler plusieurs jours avant de choisir finalement de ne pas participer à la marche civique contre l’antisémitisme, dimanche 12 novembre. Le mardi précédent, lors d’un dîner à l’Elysée, autour de la première ministre, Elisabeth Borne, de la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun Pivet, et de ministres de poids, tel Bruno Le Maire à l’économie, la plupart des convives avaient suggéré au chef de l’Etat de ne pas se mêler à la foule. Emmanuel Macron avait écouté, sans mot dire.
En prenant la parole à maintes reprises ces derniers jours pour justifier cette décision tardive, le locataire de l’Elysée revendique la posture d’un homme qui « agit » au lieu de manifester. « Qui définit la juste cause pour laquelle le président doit marcher ? », interroge un conseiller du chef de l’Etat, irrité par la polémique née de cette absence. Emmanuel Macron rejette toute « contrainte ou injonction à se mobiliser à l’avenir », poursuit le même conseiller, décrivant un homme avant tout soucieux de conserver sa position de surplomb.
**« Exercice compliqué d’équilibriste »**
Depuis l’attaque terroriste du Hamas contre Israël, le 7 octobre, Emmanuel Macron, à la recherche d’une ligne d’équilibre susceptible de ne froisser ni les Français juifs, ni les Français musulmans, ajuste sa position au jour le jour, au risque de la confusion. « Il y a une forme de courage de la nuance et de la modération. Même si c’est au prix d’accusations un peu faciles d’absence de clarté », défend l’ancienne plume du chef de l’Etat, Jonathan Guémas, chargé de la riposte au sein de Renaissance.
Sur les boucles Telegram des députés de la majorité, les interrogations fusent depuis dimanche. Quelle est, au fond, la position d’Emmanuel Macron dans ce conflit ? Lors de sa rencontre avec le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, le 24 octobre, le chef de l’Etat avait accordé à l’Etat hébreu le droit de mener une lutte « sans merci mais pas sans règles » contre le Hamas, s’inscrivant en rupture avec la ligne mitterrando-gaullienne d’une France en défense de la cause palestinienne.
Voilà qu’il fait volte-face, après avoir été sensible aux mots des intervenants de la conférence humanitaire sur Gaza, qui s’est tenue le 9 novembre à Paris, et entendu les vives critiques de diplomates inquiets d’un virage pro-israélien de la France. Déroutant son propre camp, Emmanuel Macron prône un cessez-le-feu et somme l’Etat hébreu, dans un entretien à la BBC diffusé vendredi 10 novembre, d’arrêter de « tuer des femmes et des bébés », estimant qu’il « n’y a aucune justification à attaquer des civils ».
« La vraie question, c’est quel est le schéma de sortie envisagé par Tsahal ? Quels sont les buts de guerre poursuivis par Israël ? Quel est le chemin ? La France est fondée à le demander à Nétanyahou », recadre Jean-Louis Bourlanges, président (MoDem) de la commission des affaires étrangères à l’Assemblée nationale. Comme un contre-miroir aux positions fébriles d’Emmanuel Macron, Edouard Philippe, patron du parti allié Horizons, prône une forme de clarté en défendant sans ambiguïté Israël, le 12 novembre. « Quand on fait la guerre, on fait des morts. La guerre n’est pas un truc chirurgical où on ne tue que des soldats », résumait crûment l’ancien premier ministre, dimanche sur BFM-TV. « Il n’y a pas de contretemps ou de zigzag chez Emmanuel Macron, mais un exercice compliqué d’équilibriste », tente de défendre Loïc Signor, porte-parole du parti présidentiel Renaissance.
**« Ses initiatives font pschitt »**
Espérant que la France joue un rôle singulier dans le jeu diplomatique, en dépit de sa visite tardive à Tel-Aviv, au dix-huitième jour de la guerre entre Israël et le Hamas, Emmanuel Macron prône, après avoir posé le pied dans l’Etat hébreu, la mise en place d’une « coalition régionale et internationale » pour lutter contre le mouvement islamiste palestinien, sur le modèle de celle utilisée en Irak et en Syrie pour combattre l’organisation Etat islamique.
L’initiative française, totalement improvisée, qui aurait germé dans l’esprit de Xavier Chatel, conseiller aux affaires stratégiques de l’Elysée, suscite des réserves aussi bien à Tel-Aviv et côté américain que dans les capitales arabes. Un flop diplomatique qui oblige le chef de l’Etat à rétropédaler : le 27 octobre, à Bruxelles, il parle d’une « coalition humanitaire maritime » pour aider la population de Gaza. « Emmanuel Macron tape à côté. Ses initiatives font pschitt », observe Gaspard Gantzer, ancien conseiller en communication de François Hollande.
En peine, depuis son échec à obtenir une majorité absolue aux élections législatives de 2022, de donner l’impulsion de son second quinquennat, Emmanuel Macron semble en quête d’une solution introuvable. Son aura internationale s’étiole quand son influence, en France, s’effiloche au fur et à mesure qu’approche l’échéance de 2027. Une élection présidentielle à laquelle il lui est interdit, par la Constitution, de se présenter une troisième fois d’affilée.
De Bercy à l’Assemblée nationale, les conseillers parlent de « remettre du charbon dans la machine » ou de « donner un coup de talon dans le fond de la piscine ». Mais l’élan manque. Après l’échec du Conseil national de la refondation, qui devait permettre de « rénover la démocratie », les rencontres de Saint-Denis, « grande initiative d’ampleur » annoncée à l’été pour tenter de débloquer une situation politique enkystée, ont offert un répit. La première édition de ce huis clos réunissant, le 30 août, dans l’ancienne abbaye royale, les chefs de parti et le président de la République, sans collaborateurs ni téléphones, était apparue comme un succès. On promettait de se revoir.
Mais après une nouvelle rencontre consacrée, le 12 octobre, à la situation tragique entre Israël et le Hamas, la lassitude gagne les participants, avant le troisième rendez-vous, prévu le 17 novembre. Emmanuel Macron ne prend plus la peine de convier lui-même ses hôtes, comme il l’avait fait en août, chargeant sa conseillère parlementaire, Charlotte Dewitte, de la besogne.
La France insoumise se braque dans son rôle d’opposant. Et le premier secrétaire du parti socialiste, Olivier Faure, refuse de participer à ce qu’il qualifie de « mise en scène » d’une concertation. A quoi bon, soupire-t-il, faire entendre ses vues puisque Emmanuel Macron semble n’écouter que la droite. Mardi matin, le président de LR, Eric Ciotti, a fait savoir qu’il déclinait à son tour l’invitation du chef de l’Etat : « Je ne souhaite pas être l’alibi d’une énième démarche de communication », déclare le député des Alpes-Maritimes dans Le Figaro. « Ça ne veut pas dire que le président ne peut plus rassembler. Mais les esprits sont trop chagrins. La situation n’est pas assez dramatique pour que Macron rassemble », veut croire le sénateur Renaissance François Patriat.
C’est quand même sympa que la presse commence à relever le girouettisme de notre président. On a eu droit à 1 bon mois où on basculait de soutien inconditionnel, droit à se défendre à “arrêtez tout, ces pauvres enfants !!!” d’un jour à l’autre suivant les interlocuteurs sans aucune conséquence apparente.
Le mec est juste dépassé.
>En prenant la parole à maintes reprises ces derniers jours pour justifier cette décision tardive, le locataire de l’Elysée revendique la posture d’un homme qui « agit » au lieu de manifester.
Tiens, j’ai pas eu l’occasion d’en parler ici, mais ça ne choque personne cette petite phrase? La manière dont il oppose “manifester” et “agir”? Ca colle parfaitement à l’image qu’on a de lui, surtout après l’épisode de la réforme des retraites, pour lui, manifester, aller marcher dans la rue, ça ne sert à rien, ce n’est pas “agir”.
> En réunion de groupe, le 6 novembre, les députés du camp présidentiel font part de leur incompréhension : quelle est la cohérence de cette démarche ? Emmanuel Macron tente-t-il de court-circuiter le Parlement ?
Marrant ça les choquait pas les 17 49.3 ?
C’est étrange, un certain nombre de macronistes soutenaient ici qu’il est un génie de la politique étrangère, et que c’est absolument pas de sa faute si on se casse la gueule en Afrique par exemple.
Qui a raison? Mystère mystère.
Marrant tout de même que le président qu’on nous a vendu comme le plus pro à l’international pendant la présidentielle 2022, le seul capable pendant le conflit russo-ukrainien soit en fait un incapable.
Après une déroute en Afrique, des moqueries en Ukraine et maintenant des revirements incessant en Israël c’est beau. Mais bon quand on supprime tout les diplomates français aussi il faut pas s’attendre à ce que la France brille par la suite à l’internationale.
mais il a fait quoi de bien en fait ce type depuis qu’il est président ?
il a insulté la moitié des français, il ridiculise le pays sur la scène internationnale, le plus gros déficit depuis qu’on élit des présidents, tous les corps de metiers ont fait grève et se sont fait taper (avocats, infirmières, GJaunes, retraites ..) …
C’est pas du tâtonnement, c’est une obsession bizarre d’être aussi lisse que possible, de plaire à tous et de n’offusquer personne.
Si Macron était un jeu vidéo, il serait Resident Evil 6. Un mix immonde qui veut plaire à tout le monde, y compris avec des contradictions complètes, et qui fini par écœurer tout le monde.
Quand je pense que les défenseurs macronistes de 2022 justifiaient leur vote par sa compétence en politique étrangère…
Un petit coup à droite, un petit coup à gauche, deux petits coups à droite, un petit coup à gauche, trois petits coups à droite, un petit coup à gauche,
quatre petits coups à droite, etc, etc…
Ni vu ni connu téma je suis centriste ma gueule.
Le truc avec Macron, c’est qu’il applique la même méthode à l’international qu’en France.
Dire à la personne en face de lui ce qu’elle veut entendre.
Donc, autant en France, dire un jour à des écologistes qu’on est le champion de la Terre, et le lendemain à des patrons qu’on va virer toutes les règles environnementales, cela passe sans trop de casse (et puis, nous on s’habitue à force).
Par contre, dire un jour à Israël ‘ défendez-vous à l’attaque ‘ et le lendemain à un pays arabe ‘il faut stopper Israël’, cela commence à passer moyen.
Donc ce que je comprends c’est que Macron n’a aucune conviction personelle par rapport au conflit en cours, et il tente le meme “I’m playing both sides so that I can always come out on top”. Il essaie, on bon petit “centriste” qu’il est, de trouver un juste milieu. Mais selon moi, humblement, il n’y a pas de juste milieu. Il faut s’engager d’un côté ou de l’autre.
En 1939 on pouvait pas dire “ok on va essayer de satisfaire les Juifs ET les Nazis” c’est juste pas possible
En même temps… À force de dire tout et son contraire…
Unpopular (très, même ) opinion: la position du Président français sur cette question est plutôt cohérente avec un soutien à Israël ET une préoccupation croissante sur la situation des civils à Gaza. Je ne comprend pas la confusion ni le psychodrame sur des supposés “tâtonnements”.