Page extraite des carnets de Joann Sfar, 2003

by BocchiTheBock

7 comments
  1. (Le Riad en question dans le texte étant Riad Sattouf)

  2. En plus, le privé, ça ne promet absolument rien du tout.

  3. J’ai grandi en banlieue parisienne dans les années 90 et c’était déjà le cas.

    La majorité des gamins juifs étaient mis soit dans l’école juive de la ville soit catholique.

    Aujourd’hui j’habite toujours dans ce secteur est ça n’a pas changé ils ne vont pas au collège du coin

  4. J’ai grandit à Saint-Denis. Il y a une synagogue et un centre culturel juif, mais aucun juif dans le collège à côté, celui où j’ai été scolarisé 4 ans. Enfin, il y en a eu un pendant quelques années, c’était le principal.

    Pour rentrer chez moi le soir, je passai devant le centre culturel juif, un soir il devait y avoir une fête juive, je vois une famille de juifs (avec le chapeau et tout) qui en sortent, une voiture de police les accompagne en roulant à contre-sens (c’est une petite rue très peu fréquentée), ils arrivent ensuite chez eux une centaine de mètres plus loin. Ils peuvent pas faire une centaine de mètres hors de chez eux sans escorte policière si ils sont identifiables. Ça m’a terrifié.

  5. J’habite dans le 19e, ambiance assez multi culturelle, et maghrebine. La dernière fois je me baladais a place des fêtes un soir des semaines, il y avait beaucoup de bruits donc je suis allé voir. Un attroupement d’une 50-70aine de personnes avec des juifs, kippa et habit traditionnel (le costume avec le chapeau, sorry je ne connais pas le nom) en train de danser avec de la musique à fond. C’était très chouette

    Tout ça pour dire que je comprends le message de certains juifs disant qu’ils ne se sentent pas en sécurité mais que je trouve ça assez décalé de ce que je constate… Surtout qu’il me semble que Joan sfarr est plutôt supportif des mesures coloniales israéliennes

    EDIT: j’ai dit n’importe quoi sur la dernière phrases, mes excuses j’ai tapé trop vite

  6. J’ai grandi avec comme voisins de palier une famille de juifs marocains. On passait tout notre temps libre à jouer avec leurs enfants qui avaient le même age que nous.

    Le choc que ça a été quand au collège j’ai découvert que “*juif*” était une insulte pour beaucoup de monde : “*sale juif, fais pas ton juif, ste gros juif, etc.*”.

  7. C’est quand même fou que les chefs d’établissement ne prennent pas plus de mesure contre le harcèlement que les élèves subissent, comment ça se fait que les rectorats soient si passifs ?

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