Les difficultés continuent pour Alstom qui a annoncé, ce mercredi 15 novembre, un **plan de réduction de coûts entraînant la suppression de 1.500 emplois dans le monde**, soit 10% des fonctions commerciales et administratives. Plombé par des **difficultés commerciales et financières**, le groupe ferroviaire se donne pour **objectif une réduction de sa dette de 2 milliards d’euros d’ici mars 2025**. Une mesure qui n’a pas encore convaincu les investisseurs. À la clôture, ce mercredi, à 18h00, le cours de l’action d’Alstom **plongeait de 15% à la Bourse de Paris… et même de 43%** depuis l’annonce d’un « profit warning », **le 5 octobre**, ne laissant maintenant au groupe qu’une capitalisation boursière de 4,6 milliards euros.
[…]
Pour réduire sa dette, le groupe envisage aussi des **cessions d’actifs et éventuellement une augmentation de capital**, selon le communiqué du groupe. Henri Poupart-Lafarge a détaillé à ce sujet : « On a déjà lancé une revue d’actifs pouvant être potentiellement cédés. Mais on ne donne pas de détails pour le moment, car le processus n’est pas fini. Je peux juste vous dire que ce sera des actifs très différents les uns des autres ».
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Pour le premier semestre de son exercice décalé 2023/2024, Alstom a présenté un chiffre d’affaires en légère hausse de 4,9% à 8,4 milliards d’euros, et un résultat net part du groupe tout juste dans le vert à 1 million d’euros (contre une perte nette de 21 millions d’euros un an plus tôt).
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**La difficile digestion du géant Bombardier**
Plus de deux ans après **le rachat à 5,5 milliards d’euros du Canadien Bombardier Transport, Alstom s’échine toujours à digérer le groupe canadien**. Début octobre, le groupe avait notamment fait état d’un flux de trésorerie disponible négatif de 1,15 milliard d’euros au premier semestre de son exercice décalé 2023/2024, et d’une prévision annuelle de 500 et 750 millions d’euros sur la totalité de l’exercice. Et ce, alors que le flux de trésorerie était auparavant annoncé comme « significativement positif » sur l’exercice, selon les analystes de Stifel. Une annonce qui avait fait s’écouler l’action de plus de 37%, soit près de 3 milliards d’euros évaporés pour les actionnaires.
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Les difficultés continuent pour Alstom qui a annoncé, ce mercredi 15 novembre, un **plan de réduction de coûts entraînant la suppression de 1.500 emplois dans le monde**, soit 10% des fonctions commerciales et administratives. Plombé par des **difficultés commerciales et financières**, le groupe ferroviaire se donne pour **objectif une réduction de sa dette de 2 milliards d’euros d’ici mars 2025**. Une mesure qui n’a pas encore convaincu les investisseurs. À la clôture, ce mercredi, à 18h00, le cours de l’action d’Alstom **plongeait de 15% à la Bourse de Paris… et même de 43%** depuis l’annonce d’un « profit warning », **le 5 octobre**, ne laissant maintenant au groupe qu’une capitalisation boursière de 4,6 milliards euros.
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Pour réduire sa dette, le groupe envisage aussi des **cessions d’actifs et éventuellement une augmentation de capital**, selon le communiqué du groupe. Henri Poupart-Lafarge a détaillé à ce sujet : « On a déjà lancé une revue d’actifs pouvant être potentiellement cédés. Mais on ne donne pas de détails pour le moment, car le processus n’est pas fini. Je peux juste vous dire que ce sera des actifs très différents les uns des autres ».
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Pour le premier semestre de son exercice décalé 2023/2024, Alstom a présenté un chiffre d’affaires en légère hausse de 4,9% à 8,4 milliards d’euros, et un résultat net part du groupe tout juste dans le vert à 1 million d’euros (contre une perte nette de 21 millions d’euros un an plus tôt).
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**La difficile digestion du géant Bombardier**
Plus de deux ans après **le rachat à 5,5 milliards d’euros du Canadien Bombardier Transport, Alstom s’échine toujours à digérer le groupe canadien**. Début octobre, le groupe avait notamment fait état d’un flux de trésorerie disponible négatif de 1,15 milliard d’euros au premier semestre de son exercice décalé 2023/2024, et d’une prévision annuelle de 500 et 750 millions d’euros sur la totalité de l’exercice. Et ce, alors que le flux de trésorerie était auparavant annoncé comme « significativement positif » sur l’exercice, selon les analystes de Stifel. Une annonce qui avait fait s’écouler l’action de plus de 37%, soit près de 3 milliards d’euros évaporés pour les actionnaires.
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