« **L’extrême droite a gagné en Argentine** […]. C’est triste pour l’Amérique du Sud », s’est désolé Gustavo Petro, le **président de gauche de la Colombie**, à l’annonce de la victoire du populiste Javier Milei. Plus sobre, **Lula a souhaité « bonne chance et succès »** au nouveau gouvernement argentin, sans même mentionner le nom de Milei, qui avait qualifié le dirigeant brésilien de « communiste corrompu ». Loin de l’enthousiasme exprimé par les anciens présidents brésilien et américain, Jair Bolsonaro et Donald Trump, sur les réseaux sociaux.
[…]
Côté brésilien, « Lula **a fait preuve de beaucoup de retenue**, dans l’esprit de ce qu’on a pu appeler par le passé la ‘patience stratégique’ du Brésil à l’égard de l’Argentine. Le premier doit conserver le second dans le Mercosur pour préserver son statut de primus inter pares dans la région et, par conséquent, **la diplomatie doit prévaloir** », poursuit le chercheur. L’union douanière du Mercosur regroupe le **Brésil, l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay**.
**Retour du néolibéralisme**
Pour les dirigeants conservateurs du Paraguay, de l’Uruguay et de l’Equateur, l’élection de Milei a en revanche été plutôt bien reçue, « parce que c’est **un retour du néolibéralisme** », explique Maria Elisa Alonso, politologue et enseignante à l’Université de Lorraine. « Mais c’est surtout auprès des partis d’extrême droite d’opposition dans la région que cette victoire a été saluée. »
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« **L’extrême droite a gagné en Argentine** […]. C’est triste pour l’Amérique du Sud », s’est désolé Gustavo Petro, le **président de gauche de la Colombie**, à l’annonce de la victoire du populiste Javier Milei. Plus sobre, **Lula a souhaité « bonne chance et succès »** au nouveau gouvernement argentin, sans même mentionner le nom de Milei, qui avait qualifié le dirigeant brésilien de « communiste corrompu ». Loin de l’enthousiasme exprimé par les anciens présidents brésilien et américain, Jair Bolsonaro et Donald Trump, sur les réseaux sociaux.
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Côté brésilien, « Lula **a fait preuve de beaucoup de retenue**, dans l’esprit de ce qu’on a pu appeler par le passé la ‘patience stratégique’ du Brésil à l’égard de l’Argentine. Le premier doit conserver le second dans le Mercosur pour préserver son statut de primus inter pares dans la région et, par conséquent, **la diplomatie doit prévaloir** », poursuit le chercheur. L’union douanière du Mercosur regroupe le **Brésil, l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay**.
**Retour du néolibéralisme**
Pour les dirigeants conservateurs du Paraguay, de l’Uruguay et de l’Equateur, l’élection de Milei a en revanche été plutôt bien reçue, « parce que c’est **un retour du néolibéralisme** », explique Maria Elisa Alonso, politologue et enseignante à l’Université de Lorraine. « Mais c’est surtout auprès des partis d’extrême droite d’opposition dans la région que cette victoire a été saluée. »
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