
« Ils ont éliminé tout le monde, y compris les otages » : des civils israéliens ont-ils été tués par leur armée ? – L’Humanité
by AutoRobotto

« Ils ont éliminé tout le monde, y compris les otages » : des civils israéliens ont-ils été tués par leur armée ? – L’Humanité
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Il y a une semaine, un ancien haut responsable du Shin Bet affirmait au New York Times que le siège du Hamas **était composé de plusieurs étages** abritant des salles de réunion, des logements et des espaces de stockage, et que **plusieurs centaines de personnes pouvaient se rassembler dans ces espaces aménagés sous l’hôpital**.
**Accréditer l’idée que le Hamas est semblable à Daesh**
**Même l’équipe de la BBC**, la télévision britannique, l’une des plus professionnelles au monde, pourtant embarquée avec l’armée israélienne, **s’est trouvée dans l’incapacité de montrer autre chose que quelques kalachnikovs, des gilets pare-balles et des kits de première urgence** emballés dans des sacs en plastique. Si, comme partout dans la ville, il existe bien des passages souterrains, **aucune salle opérationnelle n’a été trouvée**. Ce qui peut **faire douter du narratif israélien**.
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**Les civils israéliens ont été « sans aucun doute » tués par leurs propres forces de sécurité**
Le site The Grayzone a ainsi **compilé des témoignages d’Israéliens pris au piège ou qui ont pu s’enfuir, ainsi que des sources israéliennes**. Le 20 octobre, un journaliste du quotidien israélien Haaretz s’est rendu au kibboutz Be’eri, l’un de ceux attaqués par le Hamas. Il y a rencontré Tuval Escapa. Celui-ci avait mis en place une ligne d’assistance téléphonique pour maintenir une liaison entre les résidents et l’armée, en cas d’attaque… Comme le rapporte le quotidien, « **le désespoir s’est installé lorsque les commandants sur le terrain ont pris des décisions difficiles – y compris le bombardement de maisons sur leurs occupants afin d’éliminer les terroristes, ainsi que les otages** ».
Ce que confirme d’ailleurs Yasmin Porat, qui a survécu alors qu’elle avait été capturée avec d’autres Israéliens dans une maison où elle avait trouvé refuge. **Les civils israéliens ont été « sans aucun doute » tués par leurs propres forces de sécurité, a-t-elle affirmé**. « **Ils ont éliminé tout le monde, y compris les otages**. Il y a eu des tirs croisés très, très violents » et même depuis les chars.
Cela s’est produit lorsque **les forces israéliennes, alertées**, se sont engagées dans de féroces batailles avec les combattants palestiniens au kibboutz Be’eri et **ont tiré sans discrimination sur les combattants et leurs prisonniers israéliens**. Un journaliste de I24 News, qu’on ne peut pas taxer de tropisme anti-israélien, a fait état, lors d’une visite dans ce même kibboutz de Be’eri, quelques jours après, « **de petites maisons pittoresques (qui) ont été bombardées ou détruites** » et « des pelouses bien entretenues (qui) ont été arrachées par **les traces d’un véhicule blindé, peut-être d’un char** ».
**« Extrêmement difficile de distinguer un terroriste d’un soldat ou d’un civil »**
Haaretz a également publié des informations selon lesquelles l’armée israélienne avait été « **contrainte de demander une frappe aérienne** » contre le terminal d’Erez (le point de passage entre Israël et Gaza) « **afin de repousser les terroristes** » qui en avaient pris le contrôle. C**ette base était remplie d’officiers et de soldats de l’administration civile israélienne à ce moment-là**.
Le 15 octobre, le plus grand quotidien israélien, **Yedioth Aharanoth**, affirmait que les pilotes d’hélicoptères Apache qui étaient intervenus, « **s’étaient rendu compte qu’il était extrêmement difficile de distinguer, dans les avant-postes et les colonies occupés, qui était un terroriste et qui était un soldat ou un civil… La cadence de tir contre les milliers de terroristes était énorme au début** et, **seulement à un certain moment, les pilotes ont commencé à ralentir** les attaques **et à sélectionner soigneusement les cibles** ». Mais, pour Yedioth, la faute en incombe aux Palestiniens, qui auraient reçu l’ordre de se fondre dans la foule des jeunes participants à la rave party fuyant l’horreur.
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