
En difficulté financière, Les Restos du coeur contraints de refuser du monde pour leur 39e campagne d’hiver
by AutoRobotto

En difficulté financière, Les Restos du coeur contraints de refuser du monde pour leur 39e campagne d’hiver
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Pour la première fois de son histoire, l’association a resserré les conditions d’octroi de son aide alimentaire. Une mesure face à l’impossibilité d’accueillir toujours plus de personnes dans le besoin.
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« Entre 5 et 10 % des personnes accueillies l’hiver dernier se voient refuser l’aide alimentaire cette année » et « nous observons un nombre important de nouvelles personnes admissibles », explique Patrice Douret.
**« Beaucoup de résignation »**
Chez les recalés, « il y a beaucoup de résignation, les gens savent qu’on n’est pas en capacité d’accueillir tout le monde », observe le président de l’association créée par Coluche en 1985. Ces personnes peuvent toutefois bénéficier des autres services de l’association, comme le don de vêtement ou l’accompagnement à la recherche d’emploi.
« **La faim progresse, de plus en plus de personnes sont en difficulté en raison de l’inflation** », se désole Patrice Douret. Mères célibataires, retraités, salariés aux emplois peu rémunérateurs, étudiants… cette hausse des demandes concerne tous les profils, dans tous les départements. Les ménages accueillis vivent avec moins de 550 euros par mois pour 60 % d’entre eux.
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**Des dons plus que nécessaires**
L’association avait lancé un appel en septembre : il lui manquait 35 millions d’euros pour terminer l’exercice à l’équilibre. « Notre appel a été entendu, il y a eu un élan de générosité exceptionnel », souligne son président.
La survie de cette association emblématique est-elle à présent assurée ? « Je ne sais pas », répond prudemment Patrice Douret. « Nous avons vraiment besoin de continuer à être soutenus. »
Pour passer ce cap difficile, Les Restos du coeur demande au gouvernement de mettre en place un « plan d’urgence alimentaire ». Notamment « en portant le budget dédié aux associations d’aide alimentaire à 200 millions d’euros, contre autour de 150 aujourd’hui ».