Le désarroi de maires ruraux du Lot-et-Garonne, confrontés à une population de plus en plus agressive

12 comments
  1. Depuis quelques semaines, Michel Pérat, 72 ans, a cependant d’autres histoires à raconter, plus douloureuses, vécues comme un déshonneur pour sa cité médiévale. Depuis plus d’un an, « quatre ou cinq » ados « emmerdent » et « pourrissent » le quotidien de Clairac et d’une partie de ses 2 800 habitants. « La rumeur publique » – selon l’expression du maire – reproche à cette petite bande de tourner en rond comme des derviches au cœur du village, plus exactement place Vicoze, d’où partent les bus scolaires. D’effrayer les parents, les obligeant à attendre le départ des cars. De tenter de fourguer « du shit » et autres substances aux plus jeunes. Et d’être les auteurs d’une série d’actes de vandalisme : portes du stade Vivens fracturées, carreaux de fenêtres brisés, poubelles incendiées, murs tagués… « A cause de toutes ces incivilités, on en a pour 10 000 euros de dommages, rien que pour cette année », tonne Michel Pérat.

    Alors, le 10 septembre, vers 7 h 15, le maire a décidé de se rendre sur cette place pour sermonner l’un des ados, 15 ans et demi, celui qui a la plus mauvaise réputation. Ce matin-là, Michel Pérat – selon son récit – le croise et lui demande illico de partir. Le garnement fait mine de s’en aller, puis le frappe des deux poings au thorax, tente de lui donner un coup de tête, jette des pierres sur sa voiture avant de lui lâcher : « On va te faire ton compte. » Résultat : trois jours d’interruption temporaire de travail, une douleur à la nuque et des nuits blanches qui perdurent. Dans la foulée, Michel Pérat porte plainte.

    La mère de l’adolescent, interrogée par Le Monde, dément la version du maire, assurant que c’est lui qui a insulté son fils. L’affaire a été jugée lundi 18 octobre au tribunal pour enfants d’Agen et le jeune garçon a été reconnu coupable de « violence sur personne dépositaire de l’autorité publique ». **Les sanctions ? Une mesure de réparation qui sera mise en place plus tard et 500 euros de dommages et intérêts à verser au maire.**

    Depuis cet évènement, relaté dans la presse locale, l’élu confie avoir reçu près de 300 témoignages de soutien, du préfet du Lot-et-Garonne, de l’académie de Bordeaux, des sénateurs du coin, de simples anonymes. Il raconte aussi avoir été insulté et menacé – « On va s’occuper de toi », « On peut faire aussi des menaces à ta fille » – par un autre adolescent, qui lui a crié en sus « 10 000 euros ! 10 000 euros ! », référence au montant des dommages causés par les dégradations sur le mobilier urbain. « J’ai porté plainte deux fois contre cet individu, qui n’est même pas de Clairac, mais du village d’à côté », souligne l’élu, excédé.

  2. Paywall.

    Mais la partie gratos se suffit à elle-meme, tellement elle est à pleurer de rire. “Quatre ou cinq ados” qui pourrissent la vie du village. erf erf

    Va falloir qu’il s’entraine sur Days Gone ce maire, pour apprendre à affronter cette horde.

  3. >« J’ai porté plainte deux fois contre cet individu, qui n’est même pas de Clairac, mais du village d’à côté », souligne l’élu, excédé

    Il faut lui arracher tous ses boutons et lui couper ses lacets. Ça lui apprendra à aller dans le mauvais village.

  4. Une grosse partie de l’argent pour lutter contre la délinquances, ou refaçonner les quartiers qui eux sont plus visible et plus politisé, partent dans les grandes villes.

    La campagne souffre énormément de cet “abandon” par l’état.

  5. Quelques ados qui pourrissent la vie du village HAHAHAHA ça sent le maire qui veut jouer le défenseur du village alors qu’il n’y a aucun problème.

  6. Depuis l’année dernière, l’état a lancé le programme petit ville de demain pour redynamiser les petites villes. Ils pensent enfin au désert que son nos campagnes et l’absence totale de soutien de la part de l’état..

  7. Un fait divers dans ce bled et c’est l’entièreté du département qui est violent, ne visitez pas le LG les gens c’est littérallement une no go zone, pire que Paris, même que cette population de délinquants dit **chocolatine** 😱😰😨😳

  8. En tant qu’aiguillonais (10 km de Clairac) je propose le lancement du mot-dièse #pasmon47

    Une mesure résolument disruptive pour lutter contre la désertification rurale, la paupérisation extra-métropolitaine et la délinquance juvénile en 8 caractères (et sans bouleverser le budget de l’état).

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