Les désillusions de certains élèves ingénieurs : « Les gens pensent qu’à l’X on est une élite, mais c’est le Club Med »

by O-Malley

9 comments
  1. j’ai même pas besoin de cliquer pour deviner que c’est encore un article du monde.

    Dès que c’est un truc négatif envers les études prépa/grande école c’est exclusivement eux

  2. >Les gens pensent qu’à l’X on est une élite, mais c’est le Club Med

    Ça semble parfaitement normal de leur donner un aperçu de ce qu’est la vie réelle de l’élite.

  3. Je n’étais pas polytechnicien, mais j’ai suivi des cours de l’X pendant mon master de maths et clairement c’était les cours les plus durs de notre menu de cours (cours communs X-ENS de Paris-Saclay-fac d’Orsay en M1) et probablement les cours les plus durs de mes études, de la prépa au M2 inclus (et pour les connaisseurs, j’ai subi Navier-Stokes en M2 avec Lemarié-Rieusset).

    Bon, je ne doute pas qu’il y ait aussi des cours pipeau, mais en général ceux qui veulent apprendre des trucs trouvent des cours satisfaisants.

    Pareil à l’ENS d’ailleurs : tu pouvais suivre “modélisation des phénomènes de la nature”, 3h de cours par semaine et 10 si tu te contentais de venir en cours (littéralement, il y avait une note de présence) ou alors pour le même nombre de crédit, 8h de cours par semaines en géométrie différentielle ou 4h de groupes de Lie à l’X…

  4. Je ne suis pas super fan du système grande école , mais l’alternative en université n’est pas nécessairement mieux, jusqu’à preuve du contraire… En tous cas les grandes écoles doivent assumer leur statut d’élite sinon elles n’ont aucun sens.

    Les prépas sont des moments d’une intensité rare, tant du point de vue intellectuel et émotionnel que de la charge de travail. Un seul objectif: s’en sortir, par le haut grâce au concours.

    Pour être passé par là, réussir le concours et arriver en école c’est vivre la maxime : ‘l’objectif est raté, parce qu’il est atteint’. Ça provoque souvent une énorme décompression chez les jeunes intégrés, que les écoles ne semblaient pas savoir gérer.

    Paradoxalement le niveau des cours, des intervenants et professeurs et leur intérêt étaient hyper décevants, en particulier en première année, et le fossé culturel, la routine de l’école par rapport aux enjeux et émotions de la prépa lui donnaient un aspect souvent dérisoire.

    C’est aussi une passerelle vers l’âge adulte et le monde du travail et le moment où l’on découvre qu’il faut avaler beaucoup de médiocrité, passer par un réseautage auquel les études n’ont pas du tout préparé. Pas évident de rester motivé, (personnellement j’ai beaucoup séché et gambergé)

    Si j’étais responsable d’une de ces écoles, j’apprendrais d’un côté les bases aux étudiants en privilégiant l’alternance en entreprise ou équivalent, et je focaliserais leur apprentissage sur comment adopter l’innovation et toujours rester sur la crête, et surtout, cultiver l’ambition. Il n’y a pas de honte à être une élite mais il faut apprendre les enjeux de leadership que cela implique: Le monde change à une vitesse vertigineuse et les élites ont une responsabilité à l’orienter de façon positive.

    La difficulté étant d’avoir des formations qui suivent le progrès sans être complètement absconses : mon intégration s’était faite autour d’un logiciel statistique incompréhensible et sans application vraiment pratique, sous la houlette d’un gourou qui imposait train train et médiocrité…

  5. C’est pas spécialement faux de manière générale dans les écoles d’ingénieurs. Le décalage avec la CPGE est flagrant, encore que y’a quelques cours qui tapent (j’ai d’ailleurs trouver les élèves de master qui venaient de l’université parfois plus doué que ceux qui avaient fait CPGE+grandes écoles). Mais le niveau des gens à l’X est vraiment monstrueux, ça y’a pas photo.

  6. Cest relatif comme notion.

    La prépa et la préparation aux concours notamment de l’X et de l’ENS est extrêmement intense. Quand j’étais en prépa, je devais faire des semaines de 50 à 60h entre les cours, les DS, les DM, les colles et les révisions. Et tous ceux qui cherchaient sérieusement à intégrer une bonne école faisaient pareil.

    Une fois que t’as intégré, tu te retrouves avec des semaines de ~30h si tu voulais passer convenablement des examens qui restent d’un niveau élevé.

    Forcément ça paraît plus reposant quand t’as le temps de faire beaucoup plus d’activités extra scolaires.

    (J’ai pas fait l’X mais une bonne école du top 5).

  7. Bah après deux ans (trois pour les chanceux) de megapression en prépa, une fois en école c’est effectivement les vacances, en tout cas la première année.

    En général les gens se bougent le cul à partir de la troisième, quand il s’agirait de devenir sérieux pour chopper un stage / taf.

    Ça renvoie au débat éternel : est-ce que c’est la qualité des cours qui compte ou la sélectivité du concours d’admission (spoiler: élèves et profs ne sont pas du même avis)

  8. Pour avoir fait CentraleSupélec et plusieurs facs, c’est loin d’être le club med. Plusieurs redoublants, voire des étudiants redirigés vers des écoles moins bien classés (avec des accords entre écoles). Le cours de thermique qui fait que certains reviennent plusieurs années pour le repasser (certains embauchés comme ingénieurs mais sans le diplôme). C’est moins dur que la prépa mais c’est pas le club med.

    Et même niveau pédagogique, centrale faisait un vrai travail. Il y avait des moyens et de la volonté. Même les cours “pipo” m’ont beucoup aidé dans ma vie pro, ceux qui s’en plaignent sont souvent de mauvaise foi.

  9. Je suis passé en prépa (2003 à 2005), je me reconnais assez bien dans le début de l’article et dans les autres commentaire. La prépa c’est intense. L’arrivé à l’école ça fait un gros changement de rythme. Et il y a un truc nouveau : la vie étudiante.

    J’ai fait les arts ensuite, il y avait de l’absentéisme mais sans doute pas autant que ce qui est décrit ici. Mais j’en ai vu des gars de ma promo ne venir que pour les DS en bossant rapidos sur la base des copies de cours qui circulent. Car les profs ne modifient pas tous les ans leurs supports.

    Et une fois le diplôme en poche, c’est pas forcément les mieux classé qui ont décroché le boulot qui paye le plus. Par contre les branleurs qui savaient causer ou avait déjà les relations eux, ils palpent.

Leave a Reply