VIDÉO. Cyclistes percutés par des camions : voilà pourquoi il y aura d’autres décès

8 comments
  1. D’accord avec l’article sur le fait que les camions peuvent avoir des dispositifs complémentaires pour mieux voir les cyclistes par contre ces derniers doivent aussi adoptés des comportement de sécurité. On sait que les camions ont des angles morts, il faut s’adapter.

    Combien de fois, je vois un poids lourd faire une manœuvre et un cycliste qui s’engouffre dans un micro-passage qui s’ouvre devant parce qu’il veut pas attendre 1mn que le camion finisse sa manœuvre.

  2. Quitte à dire des platitudes, je voudrais rappeler deux choses

    – Tout d’abord la route se partage et chacun doit faire attention à l’autre et chacun devrait avoir conscience de certaines contraintes de l’autre (ex. les angles morts et les porte-à-faux).

    – Ensuite chacun a des droits et en principe il n’y a personne qui est censé en avoir plus les autres.

    – Enfin, il a un code de la route à respecter par TOUS les usagers de la route.

    – Et pour finir, voir c’est bien, être visible par les autres est encore mieux pour la sécurité (éclairage, etc.)

  3. Quand je suis à vélo je vois certains cyclistes vraiment imprudents par rapport à ces engins de morts. Personnellement je m’en méfie beaucoup, je tiens à rester vivant.

    Mais quand même, le problème initial c’est l’existence des ces engins énormes qui roulent partiellement aveugles !

    On trouve ça normal ? Il serait peut-être temps de les équiper de caméras et, capteurs et peut-être aussi limiter leur taille, au moins dans nos centres ville.

  4. 3615MAVIE
    Petit florilège de mes accidents a vélo :

    – Verglas sur un passage piéton après un virage. 2 secondes plus tard, j’aurai fini sous une ambulance (veridique)

    – guidon tapé par un rétroviseur de bagole qui venait derrière moi. A ralenti puis est parti en trombe quand je me relevais. Gros manteau en cuir a morflé, sinon ça aurai été moche pour mon bras qui a bien râpé le sol.

    – portière ouverte sur la piste cyclable par une voiture garée. Ça m’a projeté sur la route. Rien de grave, mais je dit merci a la limite de 30km/h en ville pour le coup.

    – portière ouverte a la volée sur la piste cyclable par le passager d’une voiture sur la route a un carrefour. Belle engueulade ce jour là.

    – freins lâchent avec le velo d’un pote, sur une pente a la campagne, je saute dans le caniveau pour m’arrêter avant le carrefour en T en bas. Ma faute pour le coup. Verifier le matos qu’on vous prête.

    Quasi situations a risque létal sans bobos:

    – autre pente, freins trop usés, je me retrouve entre deux voitures qui m’ont vu freiner avec mes pieds sur le goudron.

    – autre portière qui s’ouvre, mais j’avais vu les gens dans la bagnole et avait ralenti.

    – je ne sais pas combien de fois les voitures et autres vehicules au carrefour/rond point qui tournent a droite en serrant sans clignotant en ignorant la piste cyclable.

    – le gars passe a XX0km/h en centre ville, de nuit, a moins de 15cm de ma main, pile au feu rouge, et m’engueule d’exister et de lui avoir fait peur (avec mon gilet/feux).

    – con de cycliste qui ecoute son rap autotune a fond, devie d’un coup sur la piste cyclable quand j’allais le doubler en sonnant, je dois l’esquiver et aller sur la route qui est évidement en contre sens parce que oui on a des génies pour mettre des pistes cyclables n’importe comment.

    Dans 25% des cas, c’est l’infrastructure qui est a chier. Dans 50% des cas, les gens ne respectent pas le code de la route. 15% des cas les gens sont cons et/ou ne regardent pas. Le reste c’est des pepins techniques comme les freins, le revêtement avec des cailloux, etc.

    PS: passez aux freins a disque. Ça sauve des vies, plutot que ces freins moisis a la gomme moisie qui ne marchent plus quand il pleut, qui s’usent tellement vite en ville.

  5. Enjoyer donc vos planificateurs de l’infrastructure routière en stage aux Pays-Bas. Nos cyclistes sont souvent affligés d’une débilité aiguës, nos camionneurs sont pressés et stressés, mais les deux sont rarement au même endroit au même instant…

  6. Ok je sens que je vais passer pour un connard prétentieux.

    Toutes les vidéos que je vois dans l’article, j’en vois pas une où je me dis pas “putain, mais qu’ils sont nuls…”

    Je me déplace à Paris avec des camions, des voitures, des motos, des vélos, des trottinettes, ou à pieds depuis plus de 25 ans.
    Mon risque d’accident, même si il n’est pas de zéro (c’est pas possible), s’en approche.

    Depuis toujours, et surtout depuis que j’ai commencé la moto à 15 ans, mon père m’a matraqué une philosophie de vie pour circuler (même à pied):
    “Fais en sorte de ne gêner personne”

    En voiture, mon père a toujours fait très attention à ne jamais s’arrêter au milieu d’un croisement, à ne pas provoquer de ralentissement inutile derrière lui…
    Il faisait un effort pro-actif pour ne pas être une gêne à la circulation.
    Je me rappelle, quand on était petit, au ski, et que y avait la queue aux télésièges.
    Mon père me faisait remarquer que moins de 1 télésiège sur 5 partait avec le nombre maximum de personnes.
    Les gens pestent contre la fil d’attente quand ils sont dedans, mais quand c’est leur tour de partir, ils préfèrent attendre 5 seconde de plus et laisser filer 1 télésiège à moitié plein pour qu’ils soient tous ensemble dans le même.
    Et arrivé à la fin de la queue, mon père m’a toujours poussé moi et mon frère à partir seul pour remplir un télésiège pas plein.

    Il appelait ça l’arithmétique du bonheur.
    Est-ce que le bonheur relatif d’être ensemble en famille dans le télésiège (pour toute façon ne pas se parler et garder sa tête dans sa cagoule à grelotter de froid), vaut le malheur qu’on ajoute aux autres en ralentissant la file?

    Quand je roule, ou quand je marche, je ne fais pas attention aux autres pour savoir si ils représentent un danger potentiel pour moi.
    Je surveille si ma présence risque d’être une gêne pour eux.

    C’est tout con en fait. Quand je marche sur le trottoir et que je suis pas pressé, j’ai tendance à regarder derrière moi pour voir si quelqu’un n’arrive pas en marchant plus vite, et j’ai tendance de toute façon à serrer ma droite. Je suis pas au milieu du trottoir comme un pachyderme à attendre que quelqu’un me dise “excusez moi”.
    Quand je traverse, même si mon feu piéton est vert, je remarque les voitures qui tournent et je presse le pas pour pas qu’elle n’ai à s’arrêter ou même freiner. J’me dis pas “c’est vert,c’est mon tour et mon droit de traverser aussi lentement que je veux”.
    Si je roule à vélo et que je vois une voiture arrêtée qui potentiellement va se garer, je trouve la trajectoire qui va la gener le moins possible.

    Quand je suis en camion/voiture sur le périph bouché où ça avance en accordéon, je m’amuse parfois à un petit jeu: en anticipant à mort l’accordéon devant moi, j’essaye de garder la vitesse la plus stable possible pour que les voitures derrière moi roulent toute à ma vitesse sans jamais s’arrêter. Si les voitures devant accélèrent comme des débiles et que je vois que 50m plus loin c’est arrêté, je laisse l’écart se creuser et essaye de ne pas arriver avant la dernière voiture devant moi ne redémarre. C’est vain et ça change pas grand-chose mais j’ai un satisfaction étrange à faire ça: je gêne pas les gens derrière moi.

    Tout part en fait de cette mantra: ma présence gêne, je fais tout pour la limiter.

    Alors en voiture/camion, je me laisse pas faire non plus. Si y a un bouchon à une entrée de périph, on fait la tirette (une voiture sur deux), et si un fils de pute colle son parechoc pour essayer de passer devant, je vais le gêner (et même faire exprès de le faire chier, cet enculé).

    Mais moto/vélo/trotinettes/trucs-dangereux, je deviens un extrémiste. Surtout que c’est super facile de pas gêner avec ce genre d’engin. On peut se faufiler partout. Du coup il suffit de se faufiler là où on gêne pas.

    Voilà. Et je peux pas avoir d’accident comme ça. Si je gêne personne, personne peut me rouler dessus.

    Alors je vois bien qu’on est pas beaucoup à faire ça, la plupart des usagers n’en ont tellement rien à branler de l’impact de leur présence sur des autres… Après moi le déluge…

    Mais je trouve qu’à un certain niveau, c’est comme ramasser ses ordures. On essaye de pas laisser de traces.

    IRL, quand je parle de ça, j’ai des réactions mixtes. Y a ceux qui assument qu’ils en ont rien à battre des autres car les autres en ont rien à battre non plus, et que leur façon de faire permet d’aller plus vite sur le périph. Super.
    Et ceux qui pensent que c’est un effort sur-humain de faire attention à ce point.
    Moi je trouve pas que ce soit surhumain. Peut être parce que je fais ça depuis tout petit.

    Mais bon je compte bien inculquer ça à ma descendance. Non seulement c’est une bonne attitude de citoyens, mais en plus ça te rend quasiment invulnérable aux accidents de la route.

    Bref, désolé pour le pavé prétentieux.

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