Un prof peut m’expliquer si le truc des groupes de niveaux et cette prépa lycée sont des bonnes ou mauvaises pistes ?
J’ai le sentiment que c’est des bonnes propositions pour sortir du schéma de l’élève qui accumule les difficultés au fil des années pour un jour être éjecté du système scolaire. En gros, tant que l’instruction est obligatoire on le garde.
>Lesquelles demandent qu’un enfant sache lire en décodant un texte sans vérifier s’il en comprend le sens.
Qu’est ce qu’ils entendent par “savoir lire en décodant un texte” ? Savoir placer le sujet le verbe le complément et tout le toutim ?
>Les chercheurs qui ont travaillé sur la question considèrent là aussi que cette idée est inefficace, voire contre-productive. Elle revient, selon eux, à créer des classes de niveaux, même si les élèves retrouvent celle de référence dans les autres disciplines. Le théorème de Duru, du nom de la sociologue Marie Duru-Bellat, résume le problème : les classes de niveau représentent, selon cette théorie, la pédagogie la plus efficace pour la moitié des élèves, les meilleurs. Mais elle est à l’inverse la pire des réponses pour les élèves les plus en difficulté.
Les chercheurs c’est qui, les deux chercheurs qu’ils ont cités ? Le théorème de qui (oui bon, une sociologue, ils l’ont dit c’est vrai) ? En recherchant un peu sur internet (et en anglais) les travaux académiques qui ont été réalisés à ce sujet, la question a l’air loin d’être aussi tranchée que ça. En fait, les études que j’ai pu trouver vont plutôt dans l’autre sens (sans pour autant permettre de conclure sur la question). à en croire ce que j’ai pu lire, ça n’a pas l’air d’être une question sur laquelle on a beaucoup de connaissances. Pourtant étrangement, ici, on parle déjà de théorème apparemment.
Libé me semble faire une affirmation énorme sur un grand nombre de personnes en donnant peu de raisons de les croire.
>«Si on les rassemble dans un groupe fragile, ils vont principalement retenir qu’ils sont nuls, donc ça détruit le peu de confiance en eux qu’ils avaient. Or, si on perd toute confiance en soi, la solution la plus simple c’est la stratégie d’évitement : on se convainc qu’on ne peut pas y arriver donc on n’essaie même pas», explique Sylvain Connac, enseignant-chercheur en sciences de l’éducation.
ça m’a l’air difficile de monter un protocole pour vérifier ça, pourtant il a l’air sûr de lui.
Je dis pas que je suis plus compétent qu’eux, je ne le suis évidemment pas, mais je suis pas sûr que Libé soit vraiment allé chercher l’avis “des chercheurs qui ont travaillé sur la question”.
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Un prof peut m’expliquer si le truc des groupes de niveaux et cette prépa lycée sont des bonnes ou mauvaises pistes ?
J’ai le sentiment que c’est des bonnes propositions pour sortir du schéma de l’élève qui accumule les difficultés au fil des années pour un jour être éjecté du système scolaire. En gros, tant que l’instruction est obligatoire on le garde.
>Lesquelles demandent qu’un enfant sache lire en décodant un texte sans vérifier s’il en comprend le sens.
Qu’est ce qu’ils entendent par “savoir lire en décodant un texte” ? Savoir placer le sujet le verbe le complément et tout le toutim ?
>Les chercheurs qui ont travaillé sur la question considèrent là aussi que cette idée est inefficace, voire contre-productive. Elle revient, selon eux, à créer des classes de niveaux, même si les élèves retrouvent celle de référence dans les autres disciplines. Le théorème de Duru, du nom de la sociologue Marie Duru-Bellat, résume le problème : les classes de niveau représentent, selon cette théorie, la pédagogie la plus efficace pour la moitié des élèves, les meilleurs. Mais elle est à l’inverse la pire des réponses pour les élèves les plus en difficulté.
Les chercheurs c’est qui, les deux chercheurs qu’ils ont cités ? Le théorème de qui (oui bon, une sociologue, ils l’ont dit c’est vrai) ? En recherchant un peu sur internet (et en anglais) les travaux académiques qui ont été réalisés à ce sujet, la question a l’air loin d’être aussi tranchée que ça. En fait, les études que j’ai pu trouver vont plutôt dans l’autre sens (sans pour autant permettre de conclure sur la question). à en croire ce que j’ai pu lire, ça n’a pas l’air d’être une question sur laquelle on a beaucoup de connaissances. Pourtant étrangement, ici, on parle déjà de théorème apparemment.
Libé me semble faire une affirmation énorme sur un grand nombre de personnes en donnant peu de raisons de les croire.
>«Si on les rassemble dans un groupe fragile, ils vont principalement retenir qu’ils sont nuls, donc ça détruit le peu de confiance en eux qu’ils avaient. Or, si on perd toute confiance en soi, la solution la plus simple c’est la stratégie d’évitement : on se convainc qu’on ne peut pas y arriver donc on n’essaie même pas», explique Sylvain Connac, enseignant-chercheur en sciences de l’éducation.
ça m’a l’air difficile de monter un protocole pour vérifier ça, pourtant il a l’air sûr de lui.
Je dis pas que je suis plus compétent qu’eux, je ne le suis évidemment pas, mais je suis pas sûr que Libé soit vraiment allé chercher l’avis “des chercheurs qui ont travaillé sur la question”.