Le village de bamboula: l’indécence pavée de bonnes intentions

14 comments
  1. Article très bien écrit, c’est bien des articles de ce style. Documentés avec des gens qui ont participé etc…

    Merci pour le partage.

  2. Vous allez voir que les Wokes vont arriver à faire fermer Kouisine-land aussi !! (/s haïssez moi)

  3. Je suis sur le cul ! Ça me rappelle les zoos humains au jardin d’acclimatation… Et en 1994, “Bamboula” c’était un mot qui passait ? Qui a eu cette idée ?

    Sinon :

    > les Ivoiriens seront payés au SMIC, mais une fois prélevés les frais d’hébergement et de nourriture, et que le chef du Djolem a prélevé la part qu’il se réservait, il ne reste plus grand-chose. L’argent n’est d’ailleurs pas versé à chacun d’entre eux mais mis dans un pot commun dont ils ne verront presque rien à la fin.

    > Les enfants bénéficient de la présence d’une enseignante. Les passeports ont été rendus, mais c’est le chef de troupe qui les garde désormais, dans sa chambre qui ferme à clé où ne peuvent rentrer que les jeunes femmes qu’il a choisies pour passer la nuit.

    Parfois l’Afrique me manque. Et puis je lis des trucs comme ça et je me rappelle ce que l’Afrique c’est aussi ça.

  4. “la Direction du Parc a donné toutes les garanties [pour prevenir l’immigration illegale]: elle conserve les passeports des Ivoiriens dans un coffre. Ils ne peuvent sortir du Parc animalier”.

  5. Le titre et le début de l’article noient vraiment le poisson.

    Les bonnes intentions qui tournent mal, OK pour le nom du truc, il semble effectivement y avoir une possibilité. Mais quand tu fais venir des gens pour les enfermer et les sous-payer et non pas montrer leur authenticité mais que tu leur demande de jouer, tu peux pas prétendre aux bonnes intentions, t’es juste revenu en 1930

  6. “Pavée de bonnes intentions”

    Oui en 1994 sous payer des Ivoiriens que tu fais venir pour mettre dans un zoo humain appelé Bamboula, c’était vraiment d’excellentes intentions.

  7. >Cette histoire-là démarre en 1985 : sur un segment très concurrentiel ou règnent Prince, Pépito ou Granola, la biscuiterie Saint-Michel lance son propre biscuit: il s’appellera Bamboula. Peut-on ignorer à l’époque déjà le caractère péjoratif du mot ? Les études marketing qui précèdent le lancement n’en disent rien, et la commercialisation est un succès.La marque est perçue comme sympathique, une mascotte est créée : un petit bonhomme noir sympathique, vêtu d’une peau de bête façon Tarzan et coiffé d’un béret basque au motif Léopard.Les produits dérivés pullulent : aventures en BD, autocollants, figurines, création d’un 3615 Bamboula. Nul doute, nous sommes dans la France des années 80, celle des débuts de “Touche pas à mon pote” en même temps que celle d’Intervilles qui présente à la télévision un jeu où des mascottes géantes de Bamboula se font courser par des vachettes.

    3615 Bamboula, j’avoue j’ai pouffé

  8. Je mangeais des bamboulas quand j’étais petit. Mais malgré ça je ne vote pas Zemmour.

    Ma mère aurait du me donner du Banania.

  9. Voilà à quoi ça mène la diktature de la bienpensance woke du camp du bien, on ferme des villages d’artisans et d’artistes et ensuite on se plaint qu’en France on ne sait plus innover.

    > Face à la mobilisation, la Direction du Parc joue le pourrissement tout en faisant quelques concessions : les Ivoiriens seront payés au SMIC, mais une fois prélevés les frais d’hébergement et de nourriture, et que le chef du Djolem a prélevé la part qu’il se réservait, il ne reste plus grand-chose. L’argent n’est d’ailleurs pas versé à chacun d’entre eux mais mis dans un pot commun dont ils ne verront presque rien à la fin.

    > Le collectif décide donc de porter l’affaire devant le tribunal. La justice nomme un expert qui devra avoir accès à tous les documents liés au séjour des Ivoiriens. L’histoire s’accélère : le 14 septembre 2014, les Ivoiriens quittent précipitamment les lieux. Quand l’inspecteur du travail arrivera deux jours plus tard, il ne trouvera qu’un village vide, et personne à qui poser des questions.

    Aujourd’hui on appellerait cette start-up “Bambouléo” ou “My Petite Côte d’Ivoire”, quelle avance sur leur temps ils avaient.

  10. Le pire c’est que je connais bien ce parc animalier, je le visitais souvent debut des années 2010. Quand j’ai appris cette histoire délirante, j’étais vraiment choqué pour le coup

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