> En tant que pharmacienne, elle est soupçonnée d’avoir reçu de 2015 à 2020 pour 20 000 euros de bouteilles de champagne, montres de luxe, etc.
…
>Inscrit dans la loi, le dispositif « anti-cadeaux » des professionnel·les de santé interdit pourtant très clairement aux pharmacien·nes de recevoir des avantages de la part des industriels de la santé. Sollicitée par Mediapart, Agnès Firmin Le Bodo a affirmé, par le biais de sa conseillère presse, qu’elle « répondra uniquement aux autorités compétentes », au cours d’une audition qui doit se dérouler « en janvier ». Les laboratoires Urgo n’ont pas répondu à notre sollicitation.
…
> Elle n’informe pas l’Assemblée nationale des cadeaux qu’elle aurait reçu, d’après les éléments de l’enquête. Le code de déontologie oblige les député·es à déclarer « les dons d’une valeur qu’ils estiment supérieure à 150 euros » dans le cas où il les aurait reçus « à raison de leur mandat ». Mais, Agnès Firmin Le Bodo intervenant sur le sujet à la santé lors des débats au Parlement, n’aurait-il pas été utile de se prémunir de tout risque de conflit d’intérêts ? Sollicitée sur ce point, la ministre n’a pas répondu.
>
> La liste des cadeaux de l’entreprise s’allonge encore de 2018 à 2020 : 36 bouteilles de Bordeaux (1 041,60 euros), six bouteilles Taittinger Brut (1 53,94 euros), une enceinte Devialet (1 374,52 euros), un blender Smeg (138,44 euros).
…
> L’échange de « bons procédés » entre laboratoire et pharmacien·nes d’officine a longtemps été banalisé : pour s’imposer dans les étals des pharmacies, et gagner des parts de marché, les laboratoires rivalisaient de cadeaux à destination des pharmacien·nes, en échange de commandes.
…
>La députée Agnès Firmin Le Bodo a d’ailleurs participé à ces débats en tant que membre de la commission des affaires sociales lorsque l’ancienne ministre de la santé Agnès Buzyn est venue demander, en mars 2019, à l’Assemblée nationale de ratifier l’ordonnance de 2017. À l’époque, Agnès Firmin Le Bodo a même défendu un amendement – finalement rejeté – visant à garantir la présence d’un représentant du conseil de l’ordre lorsqu’une perquisition est effectuée au sein d’une officine.
…
>Ce « dispositif anti-cadeaux » prévoit des dérogations, justifiées par d’éventuels progrès thérapeutiques qui peuvent découler de liens d’intérêt entre industriels et professionnel·es de santé : la prise en charge des déplacements à des congrès médicaux et scientifiques, « d’un niveau raisonnable », des rémunérations pour des activités de recherche, encadrées par des conventions, l’organisation de formations par les laboratoires, etc.
>
>Tous ces avantages et rémunérations doivent être déclarés aux ordres professionnels, et sont rendus public sur la base Transparence santé gérée par le ministère de la santé. Sur cette base, Agnès Firmin Le Bodo est bien présente. Sous le nom Agnès Firmin sont mentionnés des liens d’intérêt, entre 2012 et 2022, avec divers laboratoires pharmaceutiques : des avantages de 31 à 58 euros et des conventions d’hospitalité ou pour des interventions à des manifestations, aux montants non précisés. Sous la mention « Pharmacie Jenner » au Havre, est déclarée une convention en 2018, au montant non précisé, avec l’entreprise B3TSI, spécialisée dans le recueil et l’exploitation de données de santé, ainsi qu’une rémunération de 10 euros en 2019 par la même entreprise.
>
>Il n’y a aucune mention de liens d’intérêt avec les laboratoires Urgo, et pour cause : si les montres, bouteilles de Champagne et de Bordeaux, cocotte Le Creuset et blender Smeg ont bien été offerts à la pharmacienne devenue ministre de la santé, c’est en toute opacité.
Ha bah voilà. Bien connaître l’industrie est un crime, maintenant.
Le peuple veut savoir de quelle montre il s’agit !
Je comprend même pourquoi c’est autorisé de recevoir des cadeaux d’entreprise quand on est fonctionnaire d’état.
Seuls solution -> le goulag pour tous ceux qui en acceptent
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> En tant que pharmacienne, elle est soupçonnée d’avoir reçu de 2015 à 2020 pour 20 000 euros de bouteilles de champagne, montres de luxe, etc.
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>Inscrit dans la loi, le dispositif « anti-cadeaux » des professionnel·les de santé interdit pourtant très clairement aux pharmacien·nes de recevoir des avantages de la part des industriels de la santé. Sollicitée par Mediapart, Agnès Firmin Le Bodo a affirmé, par le biais de sa conseillère presse, qu’elle « répondra uniquement aux autorités compétentes », au cours d’une audition qui doit se dérouler « en janvier ». Les laboratoires Urgo n’ont pas répondu à notre sollicitation.
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> Elle n’informe pas l’Assemblée nationale des cadeaux qu’elle aurait reçu, d’après les éléments de l’enquête. Le code de déontologie oblige les député·es à déclarer « les dons d’une valeur qu’ils estiment supérieure à 150 euros » dans le cas où il les aurait reçus « à raison de leur mandat ». Mais, Agnès Firmin Le Bodo intervenant sur le sujet à la santé lors des débats au Parlement, n’aurait-il pas été utile de se prémunir de tout risque de conflit d’intérêts ? Sollicitée sur ce point, la ministre n’a pas répondu.
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> La liste des cadeaux de l’entreprise s’allonge encore de 2018 à 2020 : 36 bouteilles de Bordeaux (1 041,60 euros), six bouteilles Taittinger Brut (1 53,94 euros), une enceinte Devialet (1 374,52 euros), un blender Smeg (138,44 euros).
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> L’échange de « bons procédés » entre laboratoire et pharmacien·nes d’officine a longtemps été banalisé : pour s’imposer dans les étals des pharmacies, et gagner des parts de marché, les laboratoires rivalisaient de cadeaux à destination des pharmacien·nes, en échange de commandes.
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>La députée Agnès Firmin Le Bodo a d’ailleurs participé à ces débats en tant que membre de la commission des affaires sociales lorsque l’ancienne ministre de la santé Agnès Buzyn est venue demander, en mars 2019, à l’Assemblée nationale de ratifier l’ordonnance de 2017. À l’époque, Agnès Firmin Le Bodo a même défendu un amendement – finalement rejeté – visant à garantir la présence d’un représentant du conseil de l’ordre lorsqu’une perquisition est effectuée au sein d’une officine.
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>Ce « dispositif anti-cadeaux » prévoit des dérogations, justifiées par d’éventuels progrès thérapeutiques qui peuvent découler de liens d’intérêt entre industriels et professionnel·es de santé : la prise en charge des déplacements à des congrès médicaux et scientifiques, « d’un niveau raisonnable », des rémunérations pour des activités de recherche, encadrées par des conventions, l’organisation de formations par les laboratoires, etc.
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>Tous ces avantages et rémunérations doivent être déclarés aux ordres professionnels, et sont rendus public sur la base Transparence santé gérée par le ministère de la santé. Sur cette base, Agnès Firmin Le Bodo est bien présente. Sous le nom Agnès Firmin sont mentionnés des liens d’intérêt, entre 2012 et 2022, avec divers laboratoires pharmaceutiques : des avantages de 31 à 58 euros et des conventions d’hospitalité ou pour des interventions à des manifestations, aux montants non précisés. Sous la mention « Pharmacie Jenner » au Havre, est déclarée une convention en 2018, au montant non précisé, avec l’entreprise B3TSI, spécialisée dans le recueil et l’exploitation de données de santé, ainsi qu’une rémunération de 10 euros en 2019 par la même entreprise.
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>Il n’y a aucune mention de liens d’intérêt avec les laboratoires Urgo, et pour cause : si les montres, bouteilles de Champagne et de Bordeaux, cocotte Le Creuset et blender Smeg ont bien été offerts à la pharmacienne devenue ministre de la santé, c’est en toute opacité.
Ha bah voilà. Bien connaître l’industrie est un crime, maintenant.
Le peuple veut savoir de quelle montre il s’agit !
Je comprend même pourquoi c’est autorisé de recevoir des cadeaux d’entreprise quand on est fonctionnaire d’état.
Seuls solution -> le goulag pour tous ceux qui en acceptent
On est une république bananière sans les bananes