Ma’ale Levona (Cisjordanie occupée).–
« Imaginez-vous passer du bon temps avec votre famille et profiter d’un paysage vierge spectaculaire. » La phrase est accrocheuse.
Chaque mot a été soigneusement choisi pour vendre un futur projet immobilier à Ma’ale Levona. Une colonie de Cisjordanie occupée située à une vingtaine de kilomètres de Ramallah. Près de 900 personnes, en majorité des familles, vivent dans ce qui ressemble de loin à un village dortoir perché au-dessus de champs d’oliviers. Cette colonie, illégale au regard du droit international, a été construite en 1983. Depuis, elle ne cesse de s’agrandir sur les terres palestiniennes des localités de Sinjil, Al-Lubban ash-Sharqiya et Abwein.
Shlomi vient d’arriver à Ma’ale Levona. Il y a six mois, à la tête d’une société de BTP, ce père de famille a acheté une maison pour sa femme et leurs quatre enfants. « Je suis monté en Israël, il y a plusieurs années maintenant », explique fièrement le Français originaire de Marseille en faisant la visite de ce qu’il présente comme son « petit paradis ». À l’arrière de son pantalon, coincé dans sa ceinture, on devine facilement un pistolet.
« Je ne le laisse jamais, ma femme aussi porte une arme. C’est de l’autodéfense comme aux États-Unis. C’est la même logique pour nous, se vante presque Shlomi. Depuis le 7 octobre, le portail à l’entrée est toujours fermé et gardé par des militaires. Le risque zéro n’existe pas mais je me sens en sécurité ici. Tsahal a renforcé sa présence autour du village. »
Y sont doués chez Mediapart pour trouver des sacs a merde chez les colons israeliens.
A moins que les colons israeliens ne soient doués dans le role de sac a merde.
>« Je n’ai plus d’ouvriers pour mes chantiers de construction en Israël. Tout est à l’arrêt ! », regrette le Français qui développe ensuite l’argumentaire parfaitement rodé des colons israéliens : « À l’heure actuelle, les Palestiniens ne sont pas capables d’être autonomes économiquement. Gaza, ils auraient pu en faire un Singapour du Moyen-Orient. Ils ont fait un autre choix politique. »
Je suis fan de ce paragraphe qui explique que les Palestiniens ne sont pas capable de vivre sans eux, alors qu’ils l’ont fait pendant des milliers d’années, juste après avoir expliqué comment lui ne peut rien faire sans Palestiniens à exploiter.
L’article n’aborde pas l’aspect économique. Entre le moment ou une dizaine de colons s’installe et celui ou des lotissements gigantesques sont commercialisés, on passe d’une valeur faible à des dizaines de millions d’euros.
Dans le process, comment se répartit la plus value ? Est ce que les primo-colons touchent le pactole ? Est ce que les militaires qui aident à l’éviction ont un interessement ? Quelles sont les marges des promoteurs ? Une maison dans une colonie est moins chère de combien par rapport à la même en territoire israélien ? Le journaliste aurait du poser la question au colon.
Faudrait des sanctions économiques et un boycott contre l’État qui organise et encadre la coloni..
Ah pardon, non c’est antisémite.
La crédibilité occidentale n’empêche, venir expliquer (non sans raison) que le droit prime et qu’on ne fait pas n’importe quoi, tout en protestant hyper-mollement sur une…colonisation, mdr.
Quelle époque.
Malheureusement ça ne va pas s’arranger, c’est même pire que pendant l’occupation militaire avant la création de l’AP. Je vois 0 sortie positive ni pour les palestiniens ni pour les israéliens même s’ils ont l’impression que pour le moment ça permet d’étendre leur implantation.
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Ma’ale Levona (Cisjordanie occupée).–
« Imaginez-vous passer du bon temps avec votre famille et profiter d’un paysage vierge spectaculaire. » La phrase est accrocheuse.
Chaque mot a été soigneusement choisi pour vendre un futur projet immobilier à Ma’ale Levona. Une colonie de Cisjordanie occupée située à une vingtaine de kilomètres de Ramallah. Près de 900 personnes, en majorité des familles, vivent dans ce qui ressemble de loin à un village dortoir perché au-dessus de champs d’oliviers. Cette colonie, illégale au regard du droit international, a été construite en 1983. Depuis, elle ne cesse de s’agrandir sur les terres palestiniennes des localités de Sinjil, Al-Lubban ash-Sharqiya et Abwein.
Shlomi vient d’arriver à Ma’ale Levona. Il y a six mois, à la tête d’une société de BTP, ce père de famille a acheté une maison pour sa femme et leurs quatre enfants. « Je suis monté en Israël, il y a plusieurs années maintenant », explique fièrement le Français originaire de Marseille en faisant la visite de ce qu’il présente comme son « petit paradis ». À l’arrière de son pantalon, coincé dans sa ceinture, on devine facilement un pistolet.
« Je ne le laisse jamais, ma femme aussi porte une arme. C’est de l’autodéfense comme aux États-Unis. C’est la même logique pour nous, se vante presque Shlomi. Depuis le 7 octobre, le portail à l’entrée est toujours fermé et gardé par des militaires. Le risque zéro n’existe pas mais je me sens en sécurité ici. Tsahal a renforcé sa présence autour du village. »
Rappel de la position de la France sur ce sujet:
https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/israel-territoires-palestiniens/actualites-et-evenements/2023/article/communique-conjoint-des-ministeres-des-affaires-etrangeres-de-la-france-de-l
Y sont doués chez Mediapart pour trouver des sacs a merde chez les colons israeliens.
A moins que les colons israeliens ne soient doués dans le role de sac a merde.
>« Je n’ai plus d’ouvriers pour mes chantiers de construction en Israël. Tout est à l’arrêt ! », regrette le Français qui développe ensuite l’argumentaire parfaitement rodé des colons israéliens : « À l’heure actuelle, les Palestiniens ne sont pas capables d’être autonomes économiquement. Gaza, ils auraient pu en faire un Singapour du Moyen-Orient. Ils ont fait un autre choix politique. »
Je suis fan de ce paragraphe qui explique que les Palestiniens ne sont pas capable de vivre sans eux, alors qu’ils l’ont fait pendant des milliers d’années, juste après avoir expliqué comment lui ne peut rien faire sans Palestiniens à exploiter.
L’article n’aborde pas l’aspect économique. Entre le moment ou une dizaine de colons s’installe et celui ou des lotissements gigantesques sont commercialisés, on passe d’une valeur faible à des dizaines de millions d’euros.
Dans le process, comment se répartit la plus value ? Est ce que les primo-colons touchent le pactole ? Est ce que les militaires qui aident à l’éviction ont un interessement ? Quelles sont les marges des promoteurs ? Une maison dans une colonie est moins chère de combien par rapport à la même en territoire israélien ? Le journaliste aurait du poser la question au colon.
Faudrait des sanctions économiques et un boycott contre l’État qui organise et encadre la coloni..
Ah pardon, non c’est antisémite.
La crédibilité occidentale n’empêche, venir expliquer (non sans raison) que le droit prime et qu’on ne fait pas n’importe quoi, tout en protestant hyper-mollement sur une…colonisation, mdr.
Quelle époque.
Malheureusement ça ne va pas s’arranger, c’est même pire que pendant l’occupation militaire avant la création de l’AP. Je vois 0 sortie positive ni pour les palestiniens ni pour les israéliens même s’ils ont l’impression que pour le moment ça permet d’étendre leur implantation.