Allez un petit cadeau pour se rappeler comme c’était de la merde pour une bonne partie d’entre nous.
Entre les vestiaires, les corps en retard de puberté, la différence de niveau, le coté où on apprenait rien sauf que le lancer de trucs c’est fking difficile.
Vous n’apprendrez peut etre rien (sauf si vous avez fait l’école à la maison) mais ça donne des bonnes pespectives sur le sujet tout en y apportant de la nuance.
J’ai été ultra-migraineux pendant mon adolescence, et le sport me déclenchait presque tout le temps des migraines terribles ! (qui pouvaient durer plusieurs jours)
C’était vraiment cool parce que:
-Les autres élèves ( et mes parents ) pensaient que j’étais une chochotte ou que je surjouais parce que avoir mal au crâne ca arrive a tout le monde et c’est pas non plus la mort. (j’ai aussi eu le droit a du “c’est dans ta tête”)
-Les profs d’EPS pensaient que je faisait semblant pour pas aller en cours d’EPS. (ou rien y foutre)
-Les profs après les cours d’EPS pensaient que je faisait semblant pour sécher et rentrer chez moi plus tôt.
Tout ça avec moi qui me dit que les règles c’est les règles et qu’il faut aller en EPS et personne qui s’est dit qu’il y avait peut-être quelque chose de pas normal. Aaaah souvenirs souvenirs.
Ah, les joies du vestiaire des mecs en tant qu’ado pubère trans particulièrement mal à l’aise avec son corps. Pendant des années, j’ai conservé un traumatisme du sport rien que pour ça.
Je me souviens que je faisais exprès d’arriver 20 minutes en retard, le temps que tout le monde se soit changé et que je puisse avoir le vestiaire masculin pour moi seule (et quand je demandais les vestiaires féminins individuels, évidemment la seule réaction que j’avais c’était des adultes qui pouffaient), tellement ça me mettait mal à l’aise, ou carrément je séchais les cours de sport. Et évidemment, on imagine que le personnel éducatif, qui doit côtoyer des enfants, serait capable d’empathie et d’essayer de comprendre pourquoi un enfant se sentirait mal au point de vomir, mais les profs de sport ont trop souvent l’empathie d’un instructeur de l’armée qui pensent que te crier dessus et t’humilier devant les autres va te faire progresser.
Pensée à ce prof que j’ai eu en 3ème, un petit vieux adorable qui voyait que je galérais, et m’encourageais tout le temps en plus d’adapter le exercices à mon niveau car il s’en battait les couilles de la performance et disait que le plus important c’est de progresser peu importe d’où on part. Seul souvenir que j’ai où la note représentait moins les capacités physiques que l’investissement personnel, et qui du coup donnait une autre vision du sport que ce dire que c’est perdu d’avance et que ça ne sert à rien de littéralement se fatiguer pour un 6/20.
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Allez un petit cadeau pour se rappeler comme c’était de la merde pour une bonne partie d’entre nous.
Entre les vestiaires, les corps en retard de puberté, la différence de niveau, le coté où on apprenait rien sauf que le lancer de trucs c’est fking difficile.
Vous n’apprendrez peut etre rien (sauf si vous avez fait l’école à la maison) mais ça donne des bonnes pespectives sur le sujet tout en y apportant de la nuance.
J’ai été ultra-migraineux pendant mon adolescence, et le sport me déclenchait presque tout le temps des migraines terribles ! (qui pouvaient durer plusieurs jours)
C’était vraiment cool parce que:
-Les autres élèves ( et mes parents ) pensaient que j’étais une chochotte ou que je surjouais parce que avoir mal au crâne ca arrive a tout le monde et c’est pas non plus la mort. (j’ai aussi eu le droit a du “c’est dans ta tête”)
-Les profs d’EPS pensaient que je faisait semblant pour pas aller en cours d’EPS. (ou rien y foutre)
-Les profs après les cours d’EPS pensaient que je faisait semblant pour sécher et rentrer chez moi plus tôt.
Tout ça avec moi qui me dit que les règles c’est les règles et qu’il faut aller en EPS et personne qui s’est dit qu’il y avait peut-être quelque chose de pas normal. Aaaah souvenirs souvenirs.
Ah, les joies du vestiaire des mecs en tant qu’ado pubère trans particulièrement mal à l’aise avec son corps. Pendant des années, j’ai conservé un traumatisme du sport rien que pour ça.
Je me souviens que je faisais exprès d’arriver 20 minutes en retard, le temps que tout le monde se soit changé et que je puisse avoir le vestiaire masculin pour moi seule (et quand je demandais les vestiaires féminins individuels, évidemment la seule réaction que j’avais c’était des adultes qui pouffaient), tellement ça me mettait mal à l’aise, ou carrément je séchais les cours de sport. Et évidemment, on imagine que le personnel éducatif, qui doit côtoyer des enfants, serait capable d’empathie et d’essayer de comprendre pourquoi un enfant se sentirait mal au point de vomir, mais les profs de sport ont trop souvent l’empathie d’un instructeur de l’armée qui pensent que te crier dessus et t’humilier devant les autres va te faire progresser.
Pensée à ce prof que j’ai eu en 3ème, un petit vieux adorable qui voyait que je galérais, et m’encourageais tout le temps en plus d’adapter le exercices à mon niveau car il s’en battait les couilles de la performance et disait que le plus important c’est de progresser peu importe d’où on part. Seul souvenir que j’ai où la note représentait moins les capacités physiques que l’investissement personnel, et qui du coup donnait une autre vision du sport que ce dire que c’est perdu d’avance et que ça ne sert à rien de littéralement se fatiguer pour un 6/20.