Les Lions Rouges ont un nouveau patron qu’ils connaissent tous de près ou de loin. Le nom qui a émergé de la short list établie par le président de la Fédération luxembourgeoise de football (FLF) était le plus connu. Il s’agit de Jeff Strasser, 50 ans, libre de toute fonction depuis son départ de Niederkorn en mars dernier.
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C’est via un communiqué que l’organe faîtier du football grand-ducal a délivré l’information ce mardi 19 août après-midi, précisant que son contrat courait jusqu’au 31 décembre 2026 et qu’il serait présenté officiellement à la presse ce mercredi à 11h au CNF.
Troisième dimension
Jeff Strasser était le favori avec Mario Mutsch. Les deux hommes, séparés par une dizaine d’années, ont vécu des expériences professionnelles qui leur ont permis de connaître tous les rouages du haut niveau. La Fédération a visiblement préféré le vécu et la personnalité du premier aux connaissances de l’institution, de ses équipes de jeunes et du fonctionnement de l’équipe A du second, adjoint de Luc Holtz et entraîneur des U19.
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Les deux anciens défenseurs se sont côtoyés aussi chez les Lions Rouges. Au final, le plus jeune compte trois sélections de plus (101) que son aîné mais les deux figurent dans le Top 5 de ce classement symbolique mais qui montrent une fidélité et une régularité impressionnante.
Le Mondorfois de 50 ans va ainsi entrer dans la troisième dimension après avoir connu les bancs luxembourgeois et celui de Kaiserslautern, qu’il a dû quitter à la suite d’un malaise survenu dans un match de deuxième Bundesliga contre Darmstadt le 24 janvier 2018.
Le temps de se remettre et le grand gaucher retrouvait le Fola, le club avec qui il avait conquis deux titres de champion en 2013 et 2015 avant un troisième symbolique en 2020 que la Fédération ne lui octroya pas en raison de la crise de la Covid-19 et de l’interruption du championnat.
Jeff Strasser en compagnie de son nouveau patron, le président de la fédération Paul Philipp. © PHOTO: Christian Palmisano/Archives
Jeff Strasser a une carrière de joueur qui parle pour lui. L’une des plus belles d’un Luxembourgeois à l’étranger. Il fréquenta le FC Metz après ses premières années à l’Union, gagna la Coupe de la Ligue et finit sur les talons du RC Lens en 1998 à la deuxième place de la Ligue 1.
Le tremplin grenat le propulsa ensuite à Kaiserslautern où son mental de gagneur lui permis de disputer plus de 100 matchs de Bundesliga avant un passage à Mönchengladbach tout aussi fructueux. La suite fut peut-être un peu moins heureuse à Strasbourg et aux Grasshoppers Zurich mais le travail avait été fait et bien fait.
Jeff Strasser sous le maillot de Kaiserslautern. © PHOTO: Reuters/Archives
Son arrivée au Fola dans l’ère Lopez lui a permis de bosser dans de bonnes conditions avec du matériel humain de choix. Les résultats dans la compétition domestique sont éloquents à une époque où il n’était pas simple de concurrencer l’ogre dudelangeois.
Quinze jours pour être prêt
Ses succès récoltés au pays, dont le dernier fut une Coupe de Luxembourg décrochée à la tête du Progrès alors qu’il en connus moins à la Jeunesse et au Swift, ont confirmé s’il le fallait encore que ce meneur d’hommes avait la compétence pour faire gagner et pour diriger un groupe. Peut-être que son sens du professionnalisme et ses exigences se sont parfois télescopés avec une approche un rien trop amatrice. Une tectonique des plaques qui a parfois généré quelques étincelles.
Homme de convictions et de certitudes, Strasser a la voix qui porte. Parfois un peu trop pour des arbitres qui ont entendu leurs oreilles siffler. Parfois un peu trop aussi pour une partie du public exaspérée par ses coups de gueule et un comportement parfois jugé inapproprié.
Des échanges tendus qui se sont souvent terminés autour d’une bonne discussion lors de la troisième mi-temps.
Si l’ancien professionnel a plutôt proposé une animation à quatre défenseurs, il n’a jamais fait preuve de psychorigidité, passant à trois, ou cinq en fonction de l’adversaire ou tout simplement des profils qu’il avait à sa disposition.
Il reste 15 jours à Jeff Strasser pour préparer son premier rendez-vous XXL avec l’Irlande du Nord qui arrive le jeudi 4 septembre au Stade de Luxembourg (20h45), trois jours avant d’en découdre avec la Slovaquie à la même heure au même endroits. Deux matchs qui s’inscrivent dans la campagne de qualification pour la Coupe du monde aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada en 2026.
Il sera ensuite temps de penser à l’Allemagne que les Lions Rouges défieront deux fois en un mois. C’est dire si cet adversaire rappellera des souvenirs à celui qui a passé sa licence pro à l’Académie Hennes Weisweiler et qui a joué sept ans dans l’un des meilleurs championnats européens.
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