Alors que la bataille autour du budget 2026 s’engage lundi en commission des finances à l’Assemblée, avant un examen en séance publique en fin de semaine, le ministre de l’Economie en appelle à “la responsabilité collective” et à la recherche de compromis. “Attention au ras-le-bol fiscal”, met en garde Roland Lescure dans une interview aux Echos, dimanche 19 octobre. “Je ne souhaite en aucun cas que les entreprises françaises soient contraintes de vendre leur capital à l’étranger pour payer leurs impôts”, lance-t-il au sujet de la taxe Zucman. Suivez notre direct.
Gérard Larcher soutient Emmanuel Macron. “En aucun cas je ne demanderai la démission du président de la République”, a déclaré le président du Sénat, Gérard Larcher, dans l’émission “Le Grand Jury”. “Je crois profondément aux rôles des institutions. Ce n’est pas parce qu’on a 18 mois difficiles qu’il faut abîmer nos institutions”, a-t-il ajouté.
Eric Coquerel veut “battre” un budget qu’il estime pas “bon pour le pays”. Au micro du “8:30 de franceinfo”, le député LFI Eric Coquerel, président de la commission des finances de l’Assemblée nationale, a rappelé l’opposition de son camp au budget proposé par le gouvernement. Face au volume d’amendements déposés, l’élu se veut rassurant et estime qu’ils pourront être examinés “dans les temps”. “On peut tenir ces timings, mais c’est extrêmement serré”, a-t-il confié. “Le vrai enjeu, ça va être la séance” publique dans l’hémicycle, a-t-il ajouté, où les débats s’annoncent animés.
Moins d’amendements que pour le précédent budget. L’examen de la partie “recettes” du budget de l’Etat pour 2026 débutera lundi à l’Assemblée en commission, avec un nombre d’amendements légèrement inférieur à ceux de l’an passé (1 710 contre 1 857 pour le budget 2025). Alors que le Premier ministre a promis de ne pas utiliser le 49.3, de nombreux débats sont à attendre sur l’imposition des hauts revenus, les niches fiscales ou encore la fiscalité environnementale.
L’ombre des agences de notation plane sur les débats. Les discussions prévues à l’Assemblée auront lieu trois jours après une dégradation anticipée de la note de la France, par l’agence S&P. Un message adressé à la classe politique et aux marchés financiers, dans un contexte d’instabilité durable. Pour l’économie française, les effets défavorables d’un tel abaissement de la note sont à nuancer.