Le rejet de la partie “recettes” du Budget vendredi soir par l’Assemblée nationale, à la quasi-unanimité moins une voix (nouvelle fenêtre), n’avait rien de surprenant, assure sur franceinfo TV son rapporteur, le député LR Philippe Juvin. “C’est une logique, puisque c’était un texte qui n’avait ni queue ni tête, qui avait voté des taxes et des impôts nouveaux en quantité, ce qui n’est pas bien pour la France”, estime l’élu des Hauts-de-Seine, qui évoque aussi “des taxes et des impôts contraires au droit européen, à la Constitution, à des dispositions fiscales”. Et donc un “texte inapplicable” en l’état. 

“Maintenant c’est le Sénat qui reprend la main et qui va nous proposer quelque chose, on se remettra à travailler à l’Assemblée”, ajoute-t-il. Il espère que le nouveau cycle de discussions sera plus porteur. “Dans cette première phase, nous n’avons pas eu le temps” nécessaire, affirme-t-il. “J’ai eu le texte du budget un lundi et nous devions déposer les amendements le jeudi. Comment voulez-vous, en trois jours, de façon précipitée, passer des accords entre groupes politiques ? ce n’était pas possible”, explique le député. 

Et surtout, le “poids des nécessités” va s’imposer : “il faut que nous ayons un budget avant la fin de l’année, c’est ça qui je pense peut déclencher un éclair de sagesse chez certains, qui jusqu’ici n’ont proposé que des choses inapplicables”, lance-t-il.