Les patrons suisses qui ont offert une Rolex et un lingot d’or à Donald Trump lors de leurs discussions autour des droits de douane sont-ils passibles de corruption? Deux conseillers nationaux Verts veulent le savoir. Ils ont déposé mercredi une dénonciation pénale auprès du procureur général de la Confédération, a appris la RTS.
Avec leur dénonciation pénale, le Vaudois Raphaël Mahaim et la Tessinoise Greta Gysin veulent signaler ce cas à la justice fédérale et, surtout, l’obliger à se positionner sur cette affaire.
“Il en va de la crédibilité de nos institutions, du respect de l’Etat de droit et de la réputation de la Suisse sur le plan international”, écrivent-ils dans une lettre de sept pages au procureur général, qu’a pu consulter la RTS.
Avec cette question: les six chefs d’entreprise suisses ont-ils enfreint le code pénal en tentant de corrompre un agent étranger? L’agent en question étant Donald Trump.
Une issue au Tribunal pénal fédéral?
Pour rappel, les patrons de Rolex, de Richemont ou encore de MSC ont offert début novembre une horloge de table et un lingot d’or au président américain.
Cela lors de discussions à la Maison Blanche autour des droits de douane imposés à la Suisse par les Etats-Unis.
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Le procureur général entrera-t-il en matière? C’est désormais toute la question. Si c’est le cas, il décidera peut-être de lancer une enquête. L’affaire pourrait alors se terminer au Tribunal pénal fédéral.
Mathieu Henderson
Information traitée dans le journal horaire de 07h00 (27.11.2025)