Le politologue américain Francis Fukuyama en 1992 parlera même d’une « fin de l’histoire » : la fin de la guerre froide marquant, selon lui, la victoire de la démocratie et du libéralisme sur les autres idéologies politiques.
Illusion ? Voeu pieux ? En tout cas, la chute du Mur de Berlin qui précède celle de l’URSS deux ans plus tard, marque un tournant indubitable, existentiel même pour l’OTAN. Le traité de l’Atlantique nord avait été conclu en 1949 pour faire face à la menace d’une invasion soviétique en Europe occidentale. En toute logique, avec la chute du Mur, la réunification des deux Allemagnes l’année suivante, la fin du Pacte de Varsovie en juillet 1991 puis la dissolution de l’URSS quelques mois plus tard, l’ennemi principal désigné par la stratégie de 1949 n’existait plus. Et donc la question du maintien de l’OTAN fut posée.
À lire :
Jenny Raflik-Grenouilleau, Terrorisme et mondialisation : approches historiques, Gallimard, 2016Jenny Raflik Grenouilleau, La IVème République et l’Alliance atlantique, Presses universitaires de Rennes, 2013Amélie Zima, L’OTAN, collection “Que sais-je”, 2023