Le chancelier allemand Friedrich Merz assure avoir transmis à la Maison Blanche une proposition de l’Ukraine pour faire avancer les discussions sur un éventuel plan de paix avec la Russie. Donald Trump ne cesse de presser Kiev, accusant Volodymyr Zelensky de ne rien vouloir consentir à son agresseur russe.
« Il existe une proposition dont (Donald Trump) n’avait pas encore connaissance au moment où nous nous sommes entretenus au téléphone (mercredi), car elle n’avait pas encore été transmise aux Américains. Nous l’avons fait hier en fin d’après-midi. Il s’agit avant tout de (savoir) quelles concessions territoriales l’Ukraine est prête à faire », a déclaré Friedrich Merz lors d’une conférence de presse à Berlin avec le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte.
Le chancelier n’a pas apporté de précisions, relevant que c’est « au président ukrainien et au peuple ukrainien » de répondre à la question de savoir quelles concessions ils sont prêts à faire pour que Moscou mette fin à sa guerre d’invasion.
Une zone démilitarisée pour faire tampon ?
Friedrich Merz, ainsi qu’Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Keith Starmer se sont entretenus mercredi avec Donald Trump. Le président américain s’est montré impatient, disant avoir eu des « mots assez forts » lors de l’entretien, et prévenant que les États-Unis ne voulaient « pas perdre (leur) temps ». Merz décrit, lui, « un entretien téléphonique très constructif au cours duquel les positions respectives ont été clairement exposées et le respect mutuel exprimé ».
Le dirigeant allemand a redit les trois objectifs des discussions : obtenir un cessez-le-feu, des garanties de sécurité « robustes » pour l’Ukraine et une solution négociée préservant les intérêts sécuritaires européens, Moscou étant considéré comme la menace continentale.
Mercredi, Volodymyr Zelensky a assuré qu’une nouvelle réponse ukrainienne au plan de paix proposé avait été envoyée à l’administration Trump. Les discussions sont en cours. CNN affirme, s’appuyant sur les dires de deux diplomates européens, que la dernière mouture du plan propose la création d’une zone démilitarisée le long de la ligne de contact entre forces ukrainiennes et russes.