Des militaires avaient été déployés dans les rues en 2016 lors de la vague terroriste qui a frappé la Belgique et l’Europe.

Le retour des militaires dans les rues de Bruxelles soulève une série de questions

Mais depuis lors, la situation géopolitique a considérablement changé avec la guerre en Ukraine entamée en 2022 et la menace croissante posée par la Russie, imposant à l’armée de reconsidérer l’affectation de ses effectifs.

En discussion depuis l’été, ce projet de déploiement de militaires était politiquement lié à un autre dossier, porté par la CD&V celui-là, sur la réduction de la surpopulation carcérale. Un projet qui ne verra pas le jour non plus dans l’immédiat, a confirmé mardi soir la ministre de la Justice Annelies Verlinden (CD&V).

“Le comité ministériel restreint n’est pas encore parvenu à un accord complet sur les mesures nécessaires pour remédier à la situation urgente de surpopulation dans nos prisons”, a-t-elle regretté dans un communiqué.

L’armée dans les rues de Bruxelles ? “Nous travaillons sur les protocoles pour activer ces patrouilles mixtes”

“Une solution s’impose pour lutter contre la surpopulation criante et le nombre sans précédent de détenus dormant à même le sol, mais aussi pour garantir la sécurité du personnel pénitentiaire”, a-t-elle ajouté.

Les prisons belges comptent actuellement 13.600 détenus pour 11.098 places seulement, contraignant de nombreux détenus à dormir sur des matelas à même le sol.