Risques de dégâts collatéraux

Moscou envisagerait un système « à effet de zone » capable de disséminer en orbite des nuages de micro-projectiles très denses. Ces particules, invisibles pour les radars actuels, pourraient frapper simultanément de nombreux satellites. Les experts avertissent toutefois qu’une telle arme entraînerait un risque massif de débris incontrôlables, susceptibles de perturber de nombreux acteurs spatiaux — y compris la Russie et la Chine.

Plusieurs spécialistes restent sceptiques. Ils rappellent que l’ampleur des dégâts collatéraux serait telle qu’elle pourrait rendre certaines orbites impraticables pendant des années. D’autres observateurs, en revanche, jugent ce scénario plausible, au regard des précédentes accusations occidentales concernant des programmes russes d’armes antisatellites, y compris à capacité nucléaire.

Le Kremlin n’a pas commenté ces informations. Moscou soutient officiellement s’opposer au déploiement d’armes nucléaires dans l’espace, tandis que les autorités russes répètent que les satellites commerciaux soutenant les opérations ukrainiennes constituent des cibles potentielles.

Travaux expérimentaux

Starlink s’est imposé comme un outil vital pour Kiev depuis le début de l’invasion : communications sécurisées, guidage des unités, connexion d’urgence pour les services publics. Cette dépendance renforce, selon les services occidentaux, l’intérêt stratégique de la constellation aux yeux de Moscou.