Un lobby parlementaire favorable au retour de l’implantation juive dans la bande de Gaza a tenu dimanche une réunion à la Knesset pour faire avancer un projet de création de communautés dites de type militaro-civiles appelées “Garinei Na’hal” dans le nord du territoire. La rencontre a été organisée par les députés Limor Son Har-Melech (Otzma Yehudit) et Zvi Sukkot (Sionisme religieux), en coopération avec le mouvement d’implantation Na’hala.
Ces “Garinei Na’hal”, des communautés de jeunes liées à l’armée combinant présence sécuritaire et vie civile, ont été au cœur des discussions, dans le sillage de récentes déclarations du ministre israélien de la Défense, Israël Katz. Ce dernier a affirmé à plusieurs reprises qu’Israël entendait établir de telles structures dans le nord de Gaza.
La réunion s’est tenue alors que le Premier ministre Benjamin Netanyahou se rendait aux États-Unis, avec pour objectif affiché de renforcer sa position diplomatique face à l’administration américaine sur les questions de sécurité et d’avenir du territoire. Étaient présents des familles endeuillées, des soldats, des réservistes, des militaires blessés, des rabbins ainsi que des représentants du mouvement Na’hala.
Déclaration d’Israel Katz: “Nous établirons implantations à Gaza”
Limor Son Har-Melech a affirmé que la mise en place de ces communautés constituait une étape essentielle pour consolider une présence israélienne durable sur le terrain, évoquant une réponse à la fois sécuritaire et morale. De son côté, Zvi Sukkot a lié la question de la sécurité à l’absence de population juive à Gaza depuis le retrait de 2005, estimant que cette évacuation avait conduit, selon lui, au désastre du 7 octobre.
Des responsables du mouvement Na’hala ont souligné l’engagement de soldats ayant combattu à Gaza et de familles de militaires tués, affirmant leur volonté de s’installer rapidement dans ces futures communautés. Pour ses promoteurs, le modèle “Garinei Na’hal”, déjà appliqué dans d’autres régions d’Israël, doit désormais être reproduit à Gaza, qu’ils considèrent comme un espace stratégique appelé à rester sous contrôle israélien.