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Un tiers des Suisses prévoient de réduire leurs dépenses en 2026
Si 52% des Alémaniques jugent leur situation économique bonne, 61% des Romands la décrivent comme tendue.
Les achats reportables comme les vêtements et les sorties sont les plus touchés par les restrictions.
imago/Arnulf Hettrich
Selon le «Moniteur de la consommation 2026» publié par management tools research, 32% des Suisses prévoient de réduire leurs dépenses en 2026 par rapport à 2025. Ce pourcentage grimpe à 41% chez les moins de 45 ans. L’enquête, réalisée en décembre auprès de 1209 personnes, révèle que la moitié de la population s’inquiète pour son budget à l’aube de la nouvelle année.
Les disparités régionales sont marquées. En Suisse alémanique, 52% des personnes interrogées qualifient leur situation économique de bonne ou très bonne. En Suisse romande, 61% décrivent leur situation comme tendue, difficile ou critique. Au Tessin, ce chiffre atteint 59%.
Les réductions budgétaires touchent principalement les achats reportables. 37% des sondés souhaitent dépenser moins pour les articles de consommation courante et 35% pour les vêtements. Les sorties sont également concernées: 31% prévoient de réduire leurs dépenses en restauration et 24% dans la culture et les loisirs.
Le commerce de meubles et les détaillants en ligne figurent parmi les secteurs menacés. Un quart des personnes interrogées prévoient de réduire leurs achats chez des enseignes comme Ikea. Plus d’un cinquième envisage de moins dépenser chez Galaxus, Media Markt, Fust et Interdiscount.
Face à ces contraintes budgétaires, 25% des personnes interrogées souhaitent payer plus souvent sur facture en 2026. Et 11% prévoient de recourir davantage aux paiements échelonnés. Les hommes sont deux fois plus nombreux que les femmes à envisager de contracter un crédit.
Budget alimentaire réduit
De plus, 13% des sondés déclarent ne pas pouvoir épargner du tout. Au Tessin, ce taux atteint 29%. Le montant moyen épargné s’élève à 1220 francs par mois, avec des écarts importants selon les revenus: environ 360 francs pour les ménages gagnant moins de 7000 francs, contre plus de 2800 francs pour ceux dépassant 9000 francs mensuels. 52% des consommateurs suisses se décrivent comme économes lors de leurs achats.
Même les enseignes alimentaires comme Migros, Coop, Aldi et Lidl pourraient voir leurs ventes diminuer, les consommateurs prévoyant plutôt de réduire que d’augmenter leur budget alimentation.
Seul le poste santé échappe à cette logique d’économie. Près de la moitié des personnes interrogées s’attendent à une augmentation de leurs dépenses de santé, reflétant le poids des primes d’assurance maladie sur le budget des ménages.
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