La conjoncture économique et la situation politique compliquée en France ne semblent pas avoir pesé sur la bourse de Paris en 2025. La performance parisienne reste largement inférieure à celle de ses voisins.

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Publié le 01/01/2026 07:37

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Le CAC 40 a gagné un peu plus de 10% en 2025. (photo d'illustration). (JAVIER GHERSI / MOMENT RF)

Le CAC 40 a gagné un peu plus de 10% en 2025. (photo d’illustration). (JAVIER GHERSI / MOMENT RF)

Sur l’ensemble de l’année 2025, qui vient de s’achever, l’indice phare regroupant les quarante plus grandes entreprises de la bourse de Paris, le CAC 40, a gagné un peu plus de 10%, contre un repli général de 2% en 2024. Le CAC 40 – qui signifie ‘’cotation assistée en continu’’ – s’inscrivait mercredi 31 janvier en clôture à 8 150 points, un de ses plus hauts niveaux des trois dernières années.

Les opérateurs semblent avoir tiré un trait, du moins momentanément, sur les effets négatifs de la dissolution de l’Assemblée nationale par le président de la République, Emmanuel Macron, en juin 2024. Passé le choc de la dissolution et son cortège d’incertitudes politiques et économiques qui a suivi, les investisseurs ont pris en compte la prime de risque dans la valorisation des actions. La phase aigüe de l’incertitude est désormais passée, même s’il faut rester vigilant.

D’autant que la bourse de Paris n’a pas fait mieux que les autres places financières européennes. La performance parisienne (+10% pour le CAC 40 sur 2025) reste largement inférieure à celle de ses voisins européens. L’indice Dax à Francfort et le Footsie à Londres ont progressé respectivement de 23 et 21%. La bourse de Milan a gagné 31%… Madrid a même atteint près de 50% de hausse, soit 5 fois plus que la place parisienne.

Pourquoi ce retard de la bourse de Paris ? Le CAC 40 est traditionnellement porté par les valeurs du luxe comme LVMH, L’Oréal, Kering notamment, pour lesquelles l’année n’a pas été particulièrement favorable. Des titres comme LVMH s’en sont malgré tout bien sortis, mais insuffisamment pour doper plus que cela le marché. Idem pour les valeurs industrielles et énergétiques. Enfin, facteur non négligeable et véritablement significatif de la faiblesse réelle de la stratégie industrielle française et plus largement européenne : le CAC 40 manque d’entreprises cotées sur les valeurs technologiques comme l’IA et les semi-conducteurs, qui ont en revanche profité aux autres grandes places financières dont New York.