L’adjudant-chef Itamar Alus est décédé samedi de causes médicales, a annoncé la police israélienne. Son nom reste à jamais associé à l’un des actes de bravoure les plus marquants du 7 octobre 2023, lorsque des terroristes du Hamas ont attaqué le sud d’Israël. À Ofakim, sa ville, Itamar Alus avait fait face, seul, aux terroristes, sauvant de nombreuses vies et contribuant à stopper leur progression.

Au matin de l’attaque, alerté par les tirs nourris qui résonnaient dans la ville, Itamar Alus avait quitté son domicile armé de son pistolet personnel. Sans attendre de renforts, il s’était dirigé vers les zones de combat afin de protéger les civils et d’entraver l’action des terroristes. Selon la police, il a fait preuve d’une « présence d’esprit exceptionnelle, d’un courage hors norme et d’une détermination totale à engager le combat ». Son intervention a permis de sauver de nombreux habitants et de limiter le massacre à Ofakim.

Son héroïsme avait été officiellement reconnu quelques mois plus tard. Lors de la cérémonie des policiers distingués pour le Nouvel An juif, le commandant du district du Néguev lui avait décerné le grade de rab-sergent-major, saluant « son courage, son sacrifice et son engagement au service de la population ». Après son décès, et sur recommandation de ses supérieurs, Itamar Alos a été promu à titre posthume au rang d’adjudant-chef.

Dans un communiqué, la police israélienne a souligné qu’il avait servi « avec dévouement, professionnalisme et un profond sens de la mission », laissant une empreinte durable sur ses collègues et ses commandants. Le chef de la police, le commissaire général Danny Levy, lui a rendu un hommage appuyé : « Itamar Alus était un symbole de courage, de valeurs et de sens du devoir. Une figure exemplaire pour tout policier et tout serviteur du public. »

Au-delà de l’uniforme, Itamar Alus laisse le souvenir d’un homme qui, face à la barbarie, a choisi d’agir. Son nom s’inscrit désormais parmi ceux qui incarnent le courage et l’abnégation au cœur de l’une des journées les plus sombres de l’histoire récente d’Israël.