Malgré un cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à plus d’un an d’hostilités, l’armée israélienne continue de mener régulièrement des frappes sur le territoire libanais, disant viser le Hezbollah et, de façon moins fréquente, le Hamas, deux groupes armés islamistes alliés de l’Iran.

L’agence nationale d’information (Ani, officielle) a fait état de frappes sur des bâtiments dans les localités visées. Un photographe de l’AFP a vu des dizaines de familles fuir le village de Kfar Hatta, dans le Sud, peu avant la frappe, alors que des drones survolaient intensivement le secteur.

L’Ani a affirmé qu’une maison visée dans le village d’Al-Manar appartenait à un responsable du Hamas au Liban, Sharhabil Sayed, tué dans une frappe israélienne en 2024. Sous forte pression américaine et avec l’intensification des bombardements israéliens, Beyrouth s’est engagé à désarmer le Hezbollah, sorti très affaibli de la guerre avec Israël.

L’armée libanaise s’est engagée à démanteler d’ici la fin de l’année 2025 les structures militaires du mouvement entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord.

Une réunion gouvernementale est prévue jeudi au Liban au cours de laquelle l’armée doit faire un point sur la situation. Mercredi, le comité de surveillance du cessez-le-feu, qui comprend en plus du Liban et d’Israël, les États-Unis, la France et l’ONU, doit tenir une réunion.