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Le 4 décembre 1994, les Suisses acceptaient (à 51,8%) d’introduire une assurance maladie obligatoire dans le pays. Ruth Dreifuss, alors conseillère fédérale à la tête du Département fédéral de l’intérieur, s’est occupée de la mise en œuvre de la loi fédérale sur l’assurance maladie (LAMal) et de son application dès le 1er janvier 1996. Cette tâche politique sensible lui «vaudra de nombreuses critiques en raison, notamment de l’augmentation constante des primes et des coûts de la santé», comme le relève le site Histoire de la sécurité sociale en Suisse.
Malmenée dès ses débuts, la LAMal telle qu’on la connaît actuellement est le fruit d’un compromis entre les partisans d’une assurance universelle, étatique, et les tenants d’une solution plus libérale, soumise à concurrence. Au départ, elle a permis de corriger des faiblesses: primes plus chères pour les femmes que pour les hommes, difficultés à s’assurer après un licenciement ou lorsqu’on n’était pas employé et risques de faillites accrus des caisses à cause de leur concurrence féroce. Dès le départ, la LAMal a également dû vivre avec des défauts de conception: lobby des assurances maladie et des partenaires tarifaires, pression sur les prix des médicaments, exclusion des soins dentaires et absence de moyens pour la prévention.