2025 a été l’année de la Chine en matière de commerce. C’est ce qui ressort de l’édition de janvier de la publication Conjoncture flash du Statec. Les statisticiens évoquent un excédent historique dans ses échanges de biens, de l’ordre de 1.188 milliards de dollars, après avoir enregistré un excédent de 992 milliards en 2024.

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L’année passée, les exportations chinoises ont en effet augmenté de 5,5%, tandis que les importations ont stagné. Cette performance s’inscrit dans un contexte de forte hausse des droits de douane appliqués par les États-Unis, qui représentent son partenaire principal d’exportation. Ainsi, malgré la hausse globale de son excédent commercial, la Chine enregistre une contraction de 22% de son solde commercial avec les États-Unis, passant de 360 milliards de dollars en 2024 à 280 milliards en 2025.

Des importations spécifiques au Luxembourg

Une situation qui s’explique par des stratégies, notamment la diversification des débouchés des exportations. Ainsi, les surplus commerciaux de biens vis-à-vis de l’Europe, l’Amérique latine et l’Asie ont respectivement augmenté de 26%, 29% et 39%. Si la Chine occupe une place secondaire parmi les principaux fournisseurs de biens au Luxembourg, elle fait tout de même partie des 10 principaux importateurs, représentant environ 3% des importations en valeur.

Cependant elle représente 20% des importations d’équipements électriques, audio et vidéo du Luxembourg sur les 10 premiers mois de 2025, contre 3% sur la même période en 2024.

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«Cependant elle représente 20% des importations d’équipements électriques, audio et vidéo du Luxembourg sur les 10 premiers mois de 2025, contre 3% sur la même période en 2024», soulignent les statisticiens. Ainsi, le Grand-Duché présente un fort déficit commercial avec l’Empire du Milieu, important des biens pour 922 millions d’euros et exportant pour 346 millions d’euros, principalement des valves et des feuilles de cuivre.

Les services boostent l’inflation au Grand-Duché

À l’échelle nationale, le Statec évoque la diversification du patrimoine financier des ménages au Luxembourg. Celle-ci affichait une augmentation de 5,2% sur un an, et de 0,7% sur un trimestre au troisième trimestre 2025. «Les ménages ont principalement augmenté les dépôts sur leurs comptes bancaires (+4.4%) et les placements en actions (+3.8% de transactions, -0.5% de valorisation) et en assurance-vie (+7.0% de transactions, +4.1% de valorisation)», précisent les statisticiens.

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Parallèlement, les services sont demeurés le principal moteur de l’inflation, tant en zone euro qu’au Luxembourg. Ils contribuent à hauteur de 1,3 point sur l’inflation de 3,1% enregistrée au Luxembourg en décembre 2025. Ainsi, leur contribution est supérieure à celle de l’énergie, s’élevant à 2,5% sur l’ensemble de l’année 2025.

Un marché du travail qui reprend des couleurs

Du côté du marché du travail, le Statec note que l’accélération de l’emploi constatée au troisième trimestre 2025 devrait se confirmer en fin d’année 2025, avec +0,5% sur un trimestre selon les données préliminaires. «Parallèlement à ce regain d’élan, le chômage est cependant reparti à la hausse, atteignant 6.2% de la population active en novembre et décembre alors qu’il était encore à 5.9% sur la fin de l’été.»

Cette relance de l’emploi et les opportunités qu’elle implique devrait attirer de la main-d’œuvre sur le marché du travail, selon le Statec. «L’accélération de la population active, dépassant celle de la population, ainsi que le rebond de l’emploi frontalier plaident en ce sens.» L’emploi frontalier s’est effectivement montré plus dynamique que l’emploi résident sur la deuxième moitié de 2025, représentant 60% de la création nette d’emplois, contre uniquement 35% sur la première moitié de 2025.

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Autre fait notoire observé par les statisticiens en 2025: les impôts encaissés sur les revenus des ménages en 2025 diminuent pour la première fois depuis 2009, après 15 année de hausse constante (environ 8% par an en moyenne). Les impôts retenus sur les traitements et salaires ont freiné, à +1,7% par an contre +10% par an entre 2018 et 2024, en raison du ralentissement de l’emploi et des allègements fiscaux.