Le nombre de vols arrivant ou décollant de l’aéroport de Luxembourg durant la période de couvre-feu supposée, entre 23h et 6h, a diminué de près de 6% l’an dernier, selon les données de l’Administration de la navigation aérienne (ANA).
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Au total, 2.862 vols ont été enregistrés sur cette tranche horaire en 2025, contre 3.043 l’année précédente. Malgré cette baisse, ce chiffre reste supérieur à celui observé lors de chacune des six années précédentes, à l’exception de 2024.
Les vols de nuit ne représentent toutefois qu’une faible part du trafic total, environ 3% des mouvements annuels à l’aéroport de Luxembourg-Findel. Ces deux dernières années, la plateforme a enregistré un peu plus de 91.000 arrivées et départs par an.
Comme les années précédentes, près des deux tiers des vols opérés durant le couvre-feu concernaient des compagnies aériennes commerciales, le reste étant constitué de vols cargo. Pour pouvoir opérer entre 23h et 6h, les compagnies doivent répondre à des «critères exceptionnels» justifiant ces mouvements nocturnes à l’unique aéroport du pays.
Selon un porte-parole de l’ANA interrogé par le Luxembourg Times, la diminution observée en 2025 peut être «partiellement attribuée à plusieurs initiatives coordonnées».
«En juillet 2025, l’ANA et Luxair ont signé une charte renforçant leurs engagements à adapter les horaires de vol afin de limiter les opérations de nuit», explique-t-il. «Parallèlement, l’ANA a renouvelé en 2024 la charte signée en 2018 avec Cargolux, qui vise également à réduire le nombre de vols nocturnes».
Moins de plaintes
L’agence souligne par ailleurs que la majorité des vols de nuit sont principalement dus à des retards sur des vols initialement programmés en journée. Des efforts accrus de sensibilisation auprès des opérateurs pourraient aussi avoir contribué à cette baisse.
Enfin, le nombre de plaintes déposées auprès de l’ANA a lui aussi reculé. En 2025, 1.064 réclamations ont été enregistrées, contre près de 1.600 en 2024 et environ 2.200 en 2023. Un peu moins d’un quart de ces plaintes concernaient des vols de nuit.
Toutefois, aucune sanction n’a jamais été infligée aux compagnies aériennes pour des vols opérés de nuit, faute de base légale permettant de faire respecter le couvre-feu, avait déclaré en 2021 l’ancien ministre des Transports, François Bausch.
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Interrogé par le Luxembourg Times sur d’éventuelles évolutions visant à instaurer des pénalités à l’encontre des compagnies ne respectant pas l’interdiction, le ministère de la Mobilité et des Travaux publics n’a pas répondu. En février de l’année dernière, le ministère indiquait qu’aucune législation en ce sens n’était prévue dans l’accord de coalition. Il précisait toutefois que l’exploitant de l’aéroport appliquerait des redevances plus élevées pour les décollages et atterrissages effectués entre 23h01 et 5h59.
De son côté, un porte-parole de l’Administration de la navigation aérienne a rappelé que l’organisme «n’est pas compétent pour modifier les règles existantes ou introduire de nouvelles restrictions concernant les vols de nuit» et qu’il «ne peut pas imposer de sanctions ou de pénalités financières aux compagnies aériennes en cas de non-respect des restrictions nocturnes».
Cet article a été publié initialement sur le site du Luxembourg Times. Il a été traduit à l’aide d’outils d’intelligence artificielle qui apprennent à partir de données issues de traductions humaines, puis vérifié par Simon Martin.