Pourtant, plusieurs demandes pour recevoir les images avaient été faites auprès de la police cantonale et de la commune depuis le début de l’enquête, selon BFMTV. Ainsi, dès le 1er janvier, une des procureurs demande “la sauvegarde et l’exploitation des vidéos de surveillance à proximité des lieux de la police de Crans-Montana”, explique le média français.

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Une nouvelle demande est formulée le 5 janvier avec comme précision de sauvegarder les images du 1er janvier 2026 entre 00h30 et 2h. Un avocat demande également que ces images soient conservées, le lendemain.

Enfin, le 15 janvier, la procureure effectue une nouvelle demande de sauvegarde des images pour une période plus longue soit entre le 31 décembre 2025 à 23h et le 1er janvier 2026 à 3h. Aucune réponse de la part de la police cantonale n’apparaît dans le dossier avant le 22 janvier, selon BFMTV. Ce jour-là, celle-ci explique que le “système de vidéosurveillance enregistre et sauvegarde les images sur une durée de sept jours maximum”. “Dès lors, nous n’avons plus accès aux images du 31 décembre 2025 ainsi que celles du 1er janvier 2026, après six heures.”

La police précise toutefois dans sa réponse que les images du 1er janvier 2026 entre minuit et 6h ont bien été sauvegardées et sont donc accessibles.

L’absence de ces images de vidéosurveillance pourrait empêcher la découverte de plusieurs indices comme le précise BFMTV, évoquant ainsi l’affluence devant le bar, les personnes qui sont entrées ou tout autre élément permettant de mettre en lumière un manquement.

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Selon la chaîne française, les images qui n’ont pas été sauvegardées ne pourront jamais être récupérées. Les enquêteurs devront donc se baser sur d’autres images captées par les caméras, notamment celles installées dans le bar “Le Constellation”. Selon le propriétaire Jacques Moretti, les caméras se seraient bloquées trois minutes avant l’incendie mais le ministère public a pris contact avec la société qui gère ces caméras en espérant tout de même pouvoir en récupérer les images.

Les procureurs ont également demandé à pouvoir consulter les images des caméras des établissements situés à proximité du bar.