La Kazakhe Elena Rybakina, 5e mondiale, a remporté samedi l’Open d’Australie en battant en finale la N.1 mondiale Aryna Sabalenka 6-4, 4-6, 6-4, décrochant à 26 ans le deuxième titre du Grand Chelem de sa carrière.

Rybakina, qui remontera au troisième rang mondial lundi, avait remporté Wimbledon en 2022. Mais depuis, elle n’avait joué qu’une seule autre finale de Majeur, en 2023 à Melbourne où elle avait perdu face à Sabalenka. Elle est aussi puissante raquette en main qu’impénétrable pour ses adversaires et les journalistes: lauréate samedi à l’Open d’Australie de son deuxième titre en Grand Chelem, Elena Rybakina est une des joueuses les plus énigmatiques du top 10.

Sur le court, «on n’est jamais vraiment sûre» de son humeur, témoignait jeudi à Melbourne Jessica Pegula (6e mondiale), sa victime en demi-finale. «Elle reste calme» quelles que soient les circonstances et c’est «une de ses plus grandes qualités», l’a encore complimentée l’Américaine. «J’essaie de ne pas trop montrer de frustration quand quelque chose ne va pas, je pense que c’est dans mon caractère», confirme Rybakina, lauréate en novembre du prestigieux Masters, disputé à Ryad.

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«En dehors du court, je suis plutôt calme également. Mais je sais être drôle avec mes proches», assure la 5e mondiale, née à Moscou mais qui a choisi en 2018 de représenter le Kazakhstan. «Il va falloir que je lui apprenne à bien célébrer», plaisantait la Tunisienne Ons Jabeur, battue par une Rybakina à la joie contenue en finale de Wimbledon en 2022. Malgré ce calme de façade, les près de quatre ans qui ont séparé ses deux titres majeurs n’ont rien eu du long fleuve tranquille pour la droitière de 26 ans.

Une défaite oubliée

Défaite en finale de l’Open d’Australie 2023 par Aryna Sabalenka, dont le palmarès était alors vierge en Grand Chelem, Rybakina a dû aussi justifier son choix de réembaucher son coach Stefano Vukov après sa suspension par la WTA.

Leur collaboration s’était arrêtée à l’été 2024 mais l’entraîneur croate aurait ensuite «inondé» le téléphone de Rybakina «de textos et de plus de 100 appels» pour tenter de la convaincre de refaire appel à ses services, selon le média américain The Athletic. Suspendu plus de six mois par la WTA en 2025 pour avoir enfreint le code de conduite du circuit féminin, Vukov a officiellement réintégré l’équipe de Rybakina dès la levée de la sanction en août.

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Dans les faits, le technicien croate a continué à la conseiller à distance même quand il n’était pas autorisé à assister en tribunes aux matches de sa joueuse. «Vukov sera toujours là, Elena et lui sont très liés», affirmait l’éphémère entraîneur de Rybakina Davide Sanguinetti dans une interview accordée en février 2025 à La Gazzetta dello Sport.

«C’est une fille formidable, elle écoute beaucoup ce qu’on lui dit et c’est très rare, à mon sens», se félicitait Stefano Vukov en 2023 avant sa première finale à Melbourne. «Elle est investie à 100% dans ce qu’elle fait.»

Devenue kazakhstanaise pour bénéficier de davantage de soutien financier et sportif, Rybakina affirme qu’elle s’est réellement sentie soutenue par les supporters de la nation asiatique à partir des Jeux olympiques de 2021.

Samedi, c’est l’Australie qu’elle a conquise.