Salut ! Il y a deux semaines environ j’ai eu un débat (sur le thème de la Palestine) qui s’est assez mal passé et après réflexion, j’aurais dû laisser tomber plus tôt. Autant je considère le débat (interne et externe) parfois utile, autant parfois c’est juste une perte de temps.

Je questionne donc votre rapport au débat : avec la question du titre, quels sont vos critères pour arrêter de débattre ? [https://www.vice.com/fr/article/pkpjvn/pourquoi-il-ne-faut-pas-debattre-publiquement-avec-extreme-droite](https://www.vice.com/fr/article/pkpjvn/pourquoi-il-ne-faut-pas-debattre-publiquement-avec-extreme-droite) (La question de l’ED est particulière, j’estime que débattre avec un militant d’ED (je ne parle pas d’une personne un peu paumée et tentée par l’ED), surtout en public, est contre productif.)

Il y a la loi de Brandolini : une c\*nnerie dite en 30 secondes se débunke en 30 minutes. Et encore, ça c’est quand on a les chiffres et les faits en tête…

Bref, je vous laisse la parole : qu’en pensez vous ? Merci !

[https://medium.com/d%C3%A9penser-repenser/il-ne-faut-jamais-d%C3%A9battre-avec-lextr%C3%AAme-droite-f793840f65b5](https://medium.com/d%C3%A9penser-repenser/il-ne-faut-jamais-d%C3%A9battre-avec-lextr%C3%AAme-droite-f793840f65b5) (edit)

by Hemeralopic

5 comments
  1. Ça dépend de la personne en face et de son ouverture d’esprit (perçue).

    Généralement, il faut éviter le débat et privilégier la discussion car le débat est une confrontation, une sorte de guerre et aucun partie ne vient perdre une guerre.

    A l’inverse, dans une discussion, les deux parties sont ouvertes à la remise en question de leurs idées car l’objectif est de se mettre d’accord sur “la” vérité, et non la victoire sur la personne en face.

  2. J’imagine que tu attaques les débats sous l’angle de la culture juive. On a tous les deux grandi dans cette culture où le débat est considéré comme une activité normale, voir un sport cérébral qu’on fait pour le fun avec des gens en désaccord perpétuel mais qui aiment bien discuter de leurs désaccords de façon constructive.

    J’ai bien peur que ce soit quelque chose à enterrer dans le passé. Non seulement les débats ne fonctionnent pas comme ça dans le reste du monde (merci l’actualité continue et les réseaux sociaux d’avoir crée le concept de la “culture war” liberal vs reactionary), mais en plus c’est fini même au sein du peuple juif où Israël a réussi à nous fracturer autour d’un sujet manifestement trop radical pour avoir une conversation non-émotionnelle à son sujet (défi ne pas se faire traiter de faux juif sous 10 minutes (impossible)).

    De mon point de vue, le but d’un débat n’est pas de convaincre la personne avec qui on débat, mais plutôt de faire ces deux choses :

    * Planter des graines dans le cerveau de l’autre personne en lui donnant des sources et des faits qui vont peut-être germer des mois/années plus tard si sa radicalité se fracture un jour
    * Convaincre les autres personnes autour, qui sont souvent plus ouvertes d’esprit, moins concernées directement, voir pas du tout au courant du sujet et formeront leur opinion initiale en écoutant/lisant ce débat

    Plus facile à dire qu’à faire, surtout quand le sujet est énervant. Mais au moins ça ne donne pas l’impression de débattre dans le vent.

  3. Il y a une règle de base pour le débat :
    Ton adversaire peut-il changer d’avis ?

    Si la réponse est non, si aucun argument ne pourra jamais influer sa position, alors le débat est *inutile*.
    La seule exception est si les personnes à convaincre ne sont pas tes adversaires mais le public qui vous écoute (par exemple un débat politique).

  4. Contrairement à ce qu’a dit quelqu’un d’autre, pour moi le débat n’est pas là pour convaincre l’autre mais seulement soi même. Tu peux débattre tant que l’autre t’écoute, et il ne t’écoute que pour mieux répondre et mieux argumenter. Tu en fais autant et de fil en aiguille tu es sorti du débats avec de meilleures arguments pour toi même et réciproquement.

    Pour moi, le débat s’arrête quand l’une des personnes commence à prendre les choses personnellement, et c’est quasiment tout le temps le cas si quelqu’un a l’intention de convaincre l’autre, et est frustré que ça n’arrive pas, du coup frustration-> agacement -> énervement et là, le débat s’arrête car on argumente plus qu’avec ses émotions, on écoute plus l’autre, on devient incohérents, etc.

    Si un débat qui est fait pour convaincre ton partenaire, ca s’appel une négociation. Les gens qui disent que c’est pour convaincre sont justement ceux avec qui tu peux pas débattre car ils sous entendent qu’il y a forcement un avis vrai et un faux, un perdant et un gagnant, mais ne peuvent pas s’imaginer être a la place du perdant.

    Dans le cadre d’un débat inoffensif genre Mac vs PC, rap vs hip hop, renaissance vs baroque, etc, tu as tout à gagner a écouter sans avoir a te laisser convaincre car tu vas apprendre plein de choses quoi qu’il arrive.
    Dans un débat politique genre féministe vs boomer conflit palestinien, et autre sujets plus sensible c’est d’autant plus vrai car si tu y vas pour convaincre tu vas t’énerver très vite et passer pour la folle / le vieux con / l’anarchiste, etc.
    Mais si tu as cette mentalité de “je suis pas là pour les changer eux mais seulement challenger mon propre argumentaire” bah tu sortira de ce débat un peu plus éduqué et pas frustré du tout.

  5. 4 règles.

    Définir les mots. Certains mots n’ont pas le même sens ou la même puissance dans la tête des gens.

    Rester factuel et dans le sujet. Si tu tombes dans le subjectif c’est mort (si toi ou ton contradicteur ne sait pas ce que c’est voir regle précédente)

    Pas d’attaques personnelles. « Tu dis ca pars que … »

    Savoir se taire. Écouter.

    A partir de la on peut continuer

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