
Le 7 décembre 2025, une tentative de coup d’État visant à renverser le président béninois Patrice Talon a secoué la capitale Cotonou. Selon des sources locales, telles que Benin24 et Le Matinal; un groupe de militaires mécontents a pris d’assaut des institutions clés, mais a rapidement été neutralisé. L’intervention décisive de l’armée française a été cruciale pour rétablir l’ordre. Des avions français ont survolé la région, tandis que des troupes spéciales ont été déployées pour sécuriser les zones stratégiques. Ce que confirme Médiapart.
Dans une déclaration officielle, l’Élysée a affirmé que « la France, en tant que partenaire historique du Bénin, a agi en soutien à la stabilité démocratique du pays ». Le Quai d’Orsay a également salué la réactivité des forces armées françaises et exprimé son « soutien indéfectible au gouvernement démocratiquement élu » de Talon. Cette intervention a été perçue comme un message clair contre toute tentative de déstabilisation en Afrique de l’Ouest, où la France maintient une forte influence sécuritaire.
Le président Talon, après avoir repris le contrôle du pays, a remercié la France pour son aide, soulignant l’importance de « la solidarité internationale face aux menaces contre la démocratie ».
NI VU, NI CONNU ! – par Comaguer
Autant Donald Trump s’est le 3 janvier 2026 propulsé lui-même sur tous les écrans du monde comme le plus grand bandit vivant en réalisant au Venezuela un braquage spectaculaire avec prise d’otage, autant Emmanuel Macron a été d’une discrétion exemplaire dans son opération très « françafricaine à l’ancienne » qu’il a orchestré au Bénin au point qu’on peut se demander si le Chef de l’Etat n’est plus que le chef des services de renseignement voire des forces spéciales . Cette observation confirmerait le peu d’intérêt voire le dédain qu’il manifeste pour la condition présente et future du peuple de France dont il considère les enfants comme de la simple chair à canon.
C’est ce qui ressort de la lecture attentive du Compte-rendu qui suit du Conseil des ministres du gouvernement du Bénin tenu le du Lundi 8 Décembre c’est à dire le lendemain du coup . S’il est bien fait état d’un soutien du Nigeria et de l’arrivée de Côte d’Ivoire d’une force spéciale rien ne permet de penser que la France ait pu avoir un rôle quelconque dans cette affaire. Si l’action de la CEDAO s‘est réduite à la participation de ses deux membres mentionnés plus haut c’est qu’elle n’a joué aucun rôle. Son Président en exercice a été « informé » !
Il est fait allusion au sacrifice de soldats sans plus de précision (les rebelles étaient aussi des soldats) mais il n’a pas été question de cérémonies officielles pour honorer leur mémoire. Leurs familles seront « assistées »
Mais toute référence à la France , à son Président ou à son armée est absente.
Le public a été convié à un spectacle – qui a fait quelques ( ?) morts – où le gendarme Talon a bastonné le vilain Guignol Tigri et personne n’a demandé qui était le marionnettiste venu assurer sa brève prestation avant de retourner aussitôt à ses grandes affaires planétaires jupitériennes vaniteuses .
Nous n’avons rien vu à Cotonou !
Compte rendu du conseil extraordinaire des Ministres de ce Lundi 08 Décembre 2025 en présence du Chef de l’Etat Patrice Talon
fil des évenement (dimanche 7 et lundi 8 décembre 2025)
Le Conseil des Ministres s’est tenu en séance extraordinaire le lundi 8 décembre 2025, sous la présidence de Monsieur Patrice TALON, pour aborder exclusivement les événements du dimanche 7 décembre 2025.
Un groupuscule de soldats a organisé une mutinerie dont l’objectif était de démettre le Président de la République, de soumettre les Institutions, et de remettre en cause l’ordre constitutionnel.
Les mutins ont d’abord cherché à neutraliser ou kidnapper certains officiers généraux et supérieurs.
Vers 2h du matin, ils se sont rendus au domicile du général Bertin BADA (Directeur du cabinet militaire). Le général BADA a réussi à leur échapper, mais son épouse a été mortellement blessée.
Le commandant de la base militaire de Togbin, le colonel Faïzou GOMINA, a été requis de se rendre au domicile du général BADA en raison du manque de diligence de sa base, où il a été violenté et fait otage.
La mutinerie a pris corps à la base militaire de Togbin.
Simultanément, les mutins se sont dirigés vers le domicile du général Abou ISSA (Chef d’état-major de l’Armée de Terre), qui a opposé une forte résistance avant d’être kidnappé par une équipe supposée être en renfort.
Les mutins sont partis de la base de Togbin avec des armes et des engins blindés.
Autour de 5h du matin, ils se sont portés vers la résidence du Chef de l’État, où la Garde républicaine les attendait.
Un rude combat s’en est suivi avec des victimes des deux côtés, le Président de la République vivant les affrontements aux côtés des éléments de la Garde Républicaine.
Les assaillants, débordés, ont battu en retraite, puis se sont dirigés vers la Télévision nationale qu’ils ont contrôlée un temps pour y faire une déclaration.
L’Armée loyale a délogé les mutins de la Télévision nationale, et certains éléments pris de panique ont été abandonnés sur place et arrêtés.
Les mutins ont tenté d’ouvrir d’autres fronts, notamment à la base militaire de Togbin où ils disposaient encore de blindés.
L’Armée républicaine a encerclé la base, prête à donner l’assaut final.
Afin d’éviter de nombreuses victimes collatérales dans cette zone d’habitation, le Chef suprême des Armées a décidé des frappes aériennes ciblées.
Le Nigeria est venu en assistance dans le cadre de la coopération sous-régionale (CEDEAO) et a mené des frappes en fin de journée par son aviation militaire, immobilisant certains engins blindés, sans pertes en vies humaines.
Les derniers assaillants ont fui, et le contrôle de la base a été repris.
Une force en attente de la CEDEAO, composée de soldats nigérians, est désormais logée à la base de Togbin pour soutenir l’Armée républicaine.
Une force spéciale venue de Côte d’Ivoire s’est positionnée à Cotonou en cette même fin de journée du dimanche, dans le cadre de la coopération sous-régionale.
Le général Abou ISSA et le colonel Faïzou GOMINA ont été libérés au petit matin du lundi 8 décembre à Tchaourou, où ils avaient été conduits par les mutins en fuite.
enseignements et décisions
Le Gouvernement a observé une minute de silence en mémoire des défunts et exprimé son soutien aux blessés.
Il a été ordonné que des enquêtes permettent d’identifier tous les auteurs et commanditaires, de situer les responsabilités et d’évaluer les dégâts matériels (y compris ceux collatéraux subis par des civils) en vue d’une réparation par l’État.
Le Président de la République a remercié le Peuple béninois pour son soutien et son attachement à la bonne marche du pays.
Il a félicité l’Armée et ses responsables pour leur loyauté et leur sens du devoir républicain.
Il a été instruit que les familles des soldats s’étant sacrifiés pour la patrie soient assistées convenablement.
Le Président s’est félicité de la solidarité des pays de la CEDEAO, en particulier le Nigeria et la Côte d’Ivoire.
Le Gouvernement et le Peuple sont invités à voir dans cette épreuve un motif de continuer à bâtir un Bénin fort et résilient, où chacun devra aussi répondre de ses actes attentatoires aux intérêts du pays.
Le Président a exprimé sa conviction que le pays va poursuivre sa marche vers le progrès et que tous les enseignements doivent être tirés de ces événements pour qu’ils ne se reproduisent plus jamais.