Avec notre correspondant à Dakar, Léa-Lisa Westerhoff

En 2026, près de 20 % des recettes du Sénégal serviront à payer rien que les intérêts de la dette, soit une part conséquente du budget de l’État.

Si le Premier ministre, Ousmane Sonko, reconnaît des difficultés budgétaires, « une situation presque catastrophique », dit-il, alors que le pays fait face à une dette publique vertigineuse, héritée de l’administration précédente, le chef du gouvernement persiste et signe : le Sénégal est en mesure de rembourser sans restructurer sa dette, notamment via un programme de rationalisation des dépenses et des recettes budgétaires.

« Tous les travaux que nous avons réalisés nous permettent d’entrevoir la possibilité de sortir de cette situation sans avoir besoin de restructuration. De l’analyse que nous avons faite, notre dette est viable, puisque nous devions pour la rembourser depuis un an et demi. Nous ne pourrons pas comprendre que l’on veuille nous imposer une restructuration dans ces conditions. Ce n’est pas une position de M. Ousmane Sonko, c’est une possibilité de M. le président de la République du Sénégal. Chaque partenaire en tire les conséquences qu’il voudra, mais la position officielle, c’est que l’on ne veut pas de cette restructuration. »

Un message clair au Fonds monétaire international (FMI). Fin octobre, les discussions avec l’institution financière n’avaient pas permis d’aboutir à un nouveau programme d’aide financière, urgent pour le Sénégal pour soulager ses finances et rétablir la confiance de ses partenaires économiques.

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